Vélizy-Villacoublay

Histoire de Vélizy-Villacoublay

Vélizy-Villacoublay est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 22 713 habitants. Vileriacum en 829, Villesoblen en 1169, Vilesi en 1226, Vilisiacum en 1238, Villesis en 1241, Velisi en 1276. Nom possible d’un domaine gallo-romain appelé *Vilitiacum qui aurait donné Vélizy. Un lieu-dit: Urcines, puis Ursines, rappelle la première paroisse disparue, s’étendant au bas le plateau.

Pour Villacoublay (Villacoublay sera accolé à Vélizy en 1937.) Villes-Coble, Villa Escobleu. Villa Escoblen, cité au, était une ferme sans importance.

Ledesmallus, chevalier de Vilescoblen, aurait vendu à l’évêque de Paris une propriété sise à l’emplacement de l’actuel Villacoublay.

Autrefois Vélizy n’était qu’un simple hameau sur le plateau au-dessus du village d’Ursine, village qui était au milieu des bois. Ursine, ou Ursines, fut érigé en paroisse. À la place de la vieille église d’Ursine, Louvois fit creuser un étang pour alimenter son parc de Chaville. Si, l’été, Ursine était un lieu de villégiature agréable, frais et verdoyant, situé au milieu de territoires de chasse il en était autrement en hiver, où le lieu, avec les pluies, les froidures, les brouillards humides et malsains qui se dégageaient des marécages n’en faisait plus un séjour agréable et salubre. Ainsi, après la Saint-Denis, le, le seigneur, sa suite et bon nombre des habitants avaient déjà déserté la vallée pour aller s’établir sur le haut du plateau, à Vélizy. C’est ainsi qu’Ursines s’est dépeuplé et s’est vu transplanté à Vélizy.

Le rond-point d’Ursine est le souvenir de ce village à l’origine de Vélizy-Villacoublay. Pendant le siège de Paris, durant la guerre de 1870, les Prussiens utilisent la cour de la ferme Rabourdin comme parc d’artillerie. C’est également à proximité de cette ferme qu’eut lieu, le 19 septembre 1870, la première bataille de Châtillon et l’épisode sanglant de la Grange Dame Rose où quelques zouaves ont lutté contre une nombreuse troupe ennemie et ont été massacrés après une résistance opiniâtre. La commune de Vélizy-Villacoublay, plateau naturel idéal à 10km de Paris, est, surtout, un des lieux pionniers de l’histoire de l’aérostation, puis de l’aviation, dès les années 1850. Les premières photographies aériennes de l’histoire y sont réalisées, les premiers hangars à dirigeables y sont construits et le premier circuit fermé en dirigeable de l’histoire (entre Meudon et Villacoublay) et certains des premiers essais d’aéroplanes y sont effectués. Mai 1910: création de l’école de pilotage Wright-Astra sur les terrains de Paul Dautier, agriculteur et futur maire.

1911-1913: installation de l’école et des ateliers Bréguet, avec Albert Richet comme pilote d’essai. Février-novembre 1912: installations des ateliers Morane-Saulnier, avec Marcel Brindejonc des Moulinais et Roland Garros comme pilotes d’essai, et de l’école Nieuport. Mars 1912: création de l’aéronautique militaire française à Villacoublay. En juin 1914, l’escadrille DO 22, dite des « avions blindés », Dorand DO.1, y sera présentée au général Joseph Joffre. La Première Guerre consacre la vocation militaire de l’aérodrome, d’où partent de nombreuses missions aériennes mais, également, sa vocation d’innovation dans les essais aériens et une expansion technique et industrielle exceptionnelle des ateliers existants. Malgré un coup d’arrêt après guerre, le Centre d’essais du matériel aérien (CEMA) est créé en 1919.

Les techniques d’essais qui y sont mises au point placent la France au premier plan du monde aéronautique. Et les meetings aériens et records se succèdent sur l’aérodrome: Marcel Doret, Michel Détroyat, Alfred Fronval, Maryse Hilsz, Maryse Bastié, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, ainsi que la jeune Hélène Boucher. 1936: à la suite de la création de l’armée de l’air en 1934, l’aérodrome de Villacoublay est renommé base aérienne 107 Villacoublay. 1937: L’aérodrome de Villacoublay a pris une telle importance, au niveau international, que le conseil municipal de Vélizy décide, le, que le nom de Villacoublay soit réuni à celui de Vélizy et que la commune prenne le nom de « Vélizy-Villacoublay ». Le a lieu la « Fête de l’air », un grand meeting aérien, qui préfigure le salon du Bourget d’après-guerre. La base aérienne 107 Villacoublay est bombardée à plusieurs reprises durant la guerre.

Le lors de l’invasion allemande, la Luftwaffe bombarde la base de l’armée de l’air. Deux cents bombes sont larguées par vagues successives en 35 minutes. On dénombre 9 morts, 26 blessés et 17 avions endommagés ou détruits. De plus, quelques maisons du village, qui pâtit alors pour la première fois de sa proximité avec la base militaire, sont touchées, mais les fermes restent intactes. Les Allemands entrent à Vélizy-Villacoublay et réquisitionnent les bâtiments publics, la mairie, les groupes scolaires Ferdinand-Buisson et Jean-Macé, ainsi que les fermes de la commune. Ils exigent aussi la collaboration des habitants, sans pour autant l’obtenir.

Les rapports entre les habitants et les occupants seront froids, voire inexistants, jusqu’à la libération de la ville en. De à, la base aérienne est utilisée par la Luftwaffe allemande, et devient une cible importante pour les Alliés, surtout les Américains, qui se donnent pour objectif de détruire la piste et les hangars De nombreux cratères, témoins de ces bombardements, sont encore visibles en forêt de Meudon, dans la partie nord du plateau de Vélizy. Le les Allemands évacuent la base. Vélizy est libérée par les forces alliées le. 1952: la Ville est récompensée de sa loyauté pendant la Seconde Guerre mondiale par une citation à l’ordre de la Nation, assortie de l’attribution de la Croix de guerre avec étoile d’argent.

1957: par délibération du conseil municipal du, Villacoublay adopte de nouvelles armes (voir Héraldique): un écu à la française, « d’azur à deux vols d’argent en forme de V posés l’un au-dessus de l’autre, accompagnés en chef d’une étoile et en pointe de deux quintefeuilles et entre chacun des vols, de deux épis de blé tigés et feuillés posés l’un en bande, l’autre en barre, le tout d’or ». Ces armoiries évoquent la double vocation de la ville, agricole (les épis de blé) et aéronautique (les ailes, l’étoile qui guide les aviateurs). De plus, les deux V évoquent le double nom de la commune: Vélizy-Villacoublay. 1965: Construction d’une caserne des compagnies républicaines de sécurité (CRS), elle héberge, aujourd’hui, en tant que direction zonale Paris – Île-de-France, les groupements et de CRS. 1972: ouverture du centre commercial régional Vélizy 2. 1974: achèvement des grands ensembles immobiliers de la ville et inauguration de la nouvelle mairie, en présence de Jacques Chirac, Premier ministre.

1991: création de l’Institut universitaire de technologie (IUT) de Vélizy, composante de l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il propose des formations professionnelles qui délivrent un diplôme universitaire et technologique (DUT) et des licences professionnelles. Ces formations sont dispensées dans les domaines des technologies industrielles et tertiaires (industrie, commerce, services). 2002: livraison du centre culturel de Vélizy-Villacoublay: « l’Onde », conçue par l’architecte Claude Vasconi. Ce centre compte, notamment, en son sein, une école de musique, une école de danse, une salle de spectacle et un théâtre de 670 places. 2011: Implantation de l’Institut des sciences et techniques des Yvelines (ISTY), délivrant deux diplômes reconnus par la commission des titres d’ingénieurs (CTI) en informatique et mécatronique.

Patrimoine religieux

La commune ne contient aucun bâtiment ni objet recensé dans l’inventaire général du patrimoine culturel de la France.

Informations Clés

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Population

22.713 habitants

Région

Île-de-France

Département

Yvelines
(78)

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