Mons-en-Barœul
Histoire de Mons-en-Barœul
Mons-en-Barœul est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 21 467 habitants. Mons-en-Barœul signifie « mont sur le Barœul », la ville étant en effet construite sur une légère colline; le Barœul étant un ancien territoire (voir aussi Marcq-en-Barœul). Il n’y a pas de « i » entre le « u » et le « l » de « Barœul ». Cela se prononce donc « bareul » et non « bareuille ».
Avant le, on sait peu de choses de cette commune, en partie terre d’Empire et ne relevant pas de la châtellenie de Lille. À la moitié du, Mons-en-Barœul est une seigneurie détenue par une famille Dragon. Jean Dragon, seigneur de Mons-en-Barœul, bénéficie de lettres d’anoblissement donnés à Madrid. Il descend d’une ancienne famille bourgeoise de Lille. Son père a été lieutenant-capitaine, député du souverain, connétable de la compagnie des archers de la ville de Lille. La sœur de Jean Dragon s’est mariée noblement.
Il a pour oncles l’évêque de Tournai Jean Vendeville et le conseiller du grand conseil du roi, Vendeville. En 1643, Baudouin-Jean Dragon (le même que ci-dessus?) est écuyer, seigneur de Mons-en-Barœul. Fils de Jean, écuyer, et de Marie du Bois de Hoves, il épouse à Lille le Antoinette Hippolyte Déliot (1624-1676), née et baptisée à Lille en, morte veuve à Esquermes le, fille de Pierre Déliot, écuyer, seigneur de Clerfontaine, bourgeois de Lille en 1624, échevin de Lille de 1625 à 1635, rewart en 1627 (voir Magistrat de Lille). Baudouin-Jean Dragon devient bourgeois de Lille en 1643. Au début du, Jean-François Dragon, écuyer, est seigneur de Mons-en Barœul, Langlée. Fils de Charles-Hyacinthe-François, écuyer, et de Jeanne-Isbergue de Vitry, il devient bourgeois de Lille le et meurt à Lille le.
il prend pour femme Marie-Maximilienne-Jeanne Cuvillon (1691-1711), fille de Jean-Robert, écuyer, seigneur de Roncq, Vledrick, Crequillon, La Hamel, et de Marie-Isabelle de Fourmestraux de Wazières. L’épouse baptisée à Lille le, meurt à Lille le, est inhumée dans la chapelle du Saint-Sacrement de l’église Saint-Étienne de Lille. Très longtemps pays uniquement rural, des plans du montrent Mons-en-Barœul comme un petit village sans église avec des censes éparses le long du grand chemin de Lille à Roubaix. Elle est ancienne dépendance de Fives. En 1844, Mons devint une paroisse à part entière, c’est à cette époque que l’Église Saint-Pierre est édifiée. Après la seconde guerre mondiale, la ville connut de profonds changements avec, d’une part, l’édification du lotissement des Sarts entre 1954 et 1959, et d’autre part l’établissement d’une ZUP, aménagée sur 80 hectares du territoire communal, et dont les premiers immeubles virent le jour en 1965.
Cette dernière est intégrée depuis 2015 dans un vaste quartier prioritaire qui réunit plus de habitants. Dans la nuit du 28 au, dans le cadre des émeutes consécutives à la mort de Nahel Merzouk, une cinquantaine de personnes dissimulées sous des cagoules tirent au mortier et avec des balles de fer contre la façade de la mairie, mais aussi contre les locaux des polices municipale et nationale, situés dans le même bâtiment. Une voiture bélier est également lancée contre le garage de la police municipale, avant d’être incendiée. La mise en examen des neuf personnes, soupçonnées d’avoir incendié la mairie est rapidement annulée du fait d’une erreur de procédure.
Patrimoine religieux
Le fort de Mons est construit entre 1878 et 1880, à la suite du décret de 1878 du président Mac-Mahon. Destiné à l’artillerie défensive, il participe à la défense de Lille. Son architecte est le général Raymond Adolphe Séré de Rivières, qui fut surnommé « le Vauban du ». Il est baptisé, en 1887, fort Macdonald, du nom d’un maréchal d’Empire.
Comme tous les forts qui environnaient Lille, il n’a pas subi d’assaut (Lille, déclassée en 1910, a été déclarée « ville ouverte » en ). Vendu à la ville de Mons-en-Barœul par l’armée en 1972, il a été rénové par l’architecte Gérard David. Inauguré les 2 et, il abrite de nombreux lieux d’activités culturelles: la bibliothèque municipale, la ludothèque, un espace culturel multimédia, une salle d’exposition, le conservatoire, un restaurant, un bar ainsi qu’un théâtre à ciel ouvert. La tour hertzienne située sur la commune de Villeneuve-d’Ascq et parfois improprement dénommée « tour de Mons » est une tour de télécommunication rouge et blanche située près du Fort de Mons, qui se voit de très loin (jusqu’en Belgique).
C’est un point de repère connu pour les habitants de l’agglomération. On retiendra certaines demeures de la rue Henri-Poissonnier, de la rue du général De Gaulle, de la rue Pasteur… Dans les années 1960, sous l’impulsion de l’État on a construit à Mons la plus grande ZUP au Nord de Paris. Cette réalisation est en grande partie l’œuvre de l’architecte Henri Chomette, constructeur également de nombreux bâtiments officiels en Afrique.
Un des éléments majeurs de la ZUP est constitué par les Tours de l’Europe, un ensemble de bâtiments qui est désormais le symbole de Mons-en-Barœul. La chaufferie centrale de la ZUP située au croisement des rues de Normandie, de Villars et du Train-de-Loos qui alimente en eau chaude et en chauffage plus de cinq mille logements et des équipements collectifs, a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2001. Ce maître-autel, provenant du château ou de l’église de Deurne près d’Anvers (Belgique), aurait été donné à l’église de Mons-en-Barœul par l’ancien propriétaire du château, Monsieur Declercq Cumont.