Osny
Histoire d’Osny
Osny est une commune de Val-d’Oise, en Île-de-France, qui compte 17 277 habitants. Il s’agit d’un type toponymique gaulois ou gallo-roman en -(i)acum, suffixe locatif à l’origine, ayant plus tardivement désigné la propriété. Le premier élément Osn- est obscur, en tout cas, le s graphique apparu tardivement sert à marquer la fermeture et l’allongement de la voyelle o (on prononce d’ailleurs « ôni »). L’existence de cette voyelle redoublée dans les plus anciennes formes, doit résulter de l’amuïssement d’une consonne intervocalique difficile à déterminer.
Ernest Nègre propose l’anthroponyme germanique Audenus, mais il se base sur la seule forme Oeny de 1099. La présence de noms de personnes germaniques dans les formations en -(i)acum est par ailleurs avérée dans le Nord de la Gaule.
une partie de la seigneurie d’Osny est léguée aux a. À partir de 1500, maître Jacques Le Sueur commence une série d’acquisitions à Osny.
Guillaume 1er, seigneur d’Osny, est conseiller du Roi et Maître Ordinaire de la Chambre. En 1630, Nicolas Le Sueur, époux de Marie Sublet, cousine du secrétaire d’État de Louis XIII, devient maître du domaine. Il est conseiller du roi en son Conseil d’État. François Sublet de Noyers devient seigneur d’Osny en se mariant à Isabeau Le Sueur, fille de Guillaume Le Sueur et Marie du Bouchet. À la mort de son fils en 1673, le domaine revient à Louis Le Sueur. En 1678, le maréchal de Chamilly devient seigneur d’Osny à la suite de plusieurs acquisitions sur les héritiers Le Sueur.
En 1728, la paroisse d’Osny compte 71 feux soit environ 280 habitants. Le revenu de cette terre se compose de 3 fermes: l’une dans le bas d’Osny, une autre à l’entrée de l’avenue vis à vis du château et la dernière à Immarmont. Après plusieurs ventes successives à la suite de la mort de ce dernier, en 1715, la seigneurie d’Osny échoit finalement à Antoine de Nicolay en 1719, puis à Jean Aymar, son fils, en 1731. et à Aymar Jean de Nicolaï, marquis de Goussainville, fils de celui-ci, mort le.
Ses enfants vendent la seigneurie d’Osny à Jean Baptiste de Picot et son gendre, Charles Malo de Lameth. Ce dernier, seigneur d’Osny entreprend la construction du château actuel en 1787. Après l’abdication de Fontainebleau, Osny est occupée, du au, par un escadron de lanciers de garde impériale russe.
Le village est de nouveau occupé après Waterloo entre juillet et. Au, Osny est un petit village comptant une centaine de maisons. En 1860, construction de la voie de chemin de fer de Paris à Dieppe et d’une halte désenclave la commune. À partir de 1860, le confort de ces maisons s’améliore nettement: la surface habitable des logements augmente et les cours extérieures deviennent plus vastes. Les vieux bâtiments en ruine sont remplacés par des constructions neuves. Les matériaux de construction connaissent aussi une amélioration.
L’activité agricole dominante est celle des céréales. L’ouverture de la gare en 1866 contribue à augmenter considérablement la population du village, qui passe ainsi de 495 habitants en 1836 à 677 habitants cette année-là. En effet, sa proximité avec Pontoise et Paris constitue un sérieux atout pour le développement du village, qui perçoit déjà un revenu important du fait de la présence dans la commune de moulins à blé actionnés par moteur hydraulique et utilisés par les habitants des villes de Sartrouville, Houilles, Maisons-Laffitte et L’Isle-Adam.
Mais progressivement, ces moulins sont vendus par leurs propriétaires avant d’être reconvertis. Osny suit ainsi son développement industriel, en produisant notamment des tissus de coton et des sangles ou encore en effectuant la taille de l’acier et le polissage des tonneaux. Lors du siège de Paris, durant la guerre franco-allemande de 1870, Osny est occupée par les troupes allemandes. Le un orage causa de gros dégâts à Neuville, et dévaste Jouy-le-Moutier, Vauréal, Boisemont, Courdimanche, Osny, Cergy, Puiseux, et Pontoise.
Durant la Première Guerre mondiale, Osny est touchée par des réquisitions, qui consistent en des versements de fourrage, de vivres, de bois et de combustibles. Après la guerre, la ville reçoit le Maréchal Joffre. La Seconde Guerre mondiale voit l’occupation allemande d’Osny peu après l’armistice du 22 juin 1940.
Madame de Grouchy, propriétaire du château d’Osny, dépose alors plainte pour pillage de la demeure.
Pendant cette guerre, la ville connait deux bombardements, l’un sur le quartier de la Groue et l’autre Immarmont; les dégâts matériels sont importants.
La Résistance à Osny est représentée par l’abbé Léonard, curé de la ville. Ce dernier n’hésite pas à critiquer publiquement l’occupant le dimanche à la messe par ses sermons endiablés, depuis sa chaire, alors que certains officiers allemands assistent à l’office. Depuis les années 1930, le nombre d’habitants à Osny n’a cessé de croître, atteignant plus de habitants en 2006. Ceci est dû en particulier à l’essor impressionnant de la ville ces dernières décennies, où bon nombre d’entreprises et d’activités se sont installées sur le territoire de la commune, notamment dans la zone industrielle des Beaux Soleils ainsi que le centre commercial de l’Oseraie, mais aussi en centre-ville, qui a vu de nombreux petits commerces apparaître.
Création du canton d’Osny, par la division du canton de Pontoise, en 1976, qui est supprimé en 1985 après la création du canton de l’Hautil. Le château de Grouchy est acquis par la municipalité qui y installe les bureaux de sa mairie.
Patrimoine religieux
Osny compte cinq monuments historiques sur son territoire, le château, son parc à fabriques et son colombier étant protégés par le même arrêté.