Marmande

Histoire de Marmande

Marmande est une commune de Lot-et-Garonne, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 17 239 habitants. Marmande (prononcé localement et en français) est mentionnée en 1242 sous la forme Myremande, puis Mirmanda en 1254 ou Marmanda en 1254. Ce peut être aussi le nom de personne germanique Mirmanda pris absolument. Cependant, le toponyme Mirande peut être également une transposition en 1281 du nom de lieu espagnol.

Le nom occitan de la commune s’écrit Marmanda en graphie occitane classique.

Ancien castrum romain, Marmande entre dans l’histoire en 1182 avec la charte qui lui fut accordée par Richard Cœur de Lion, fils d’Aliénor d’Aquitaine. Lorsque le prince Louis, fils de Philippe Auguste, prend part à la croisade contre les Albigeois (1219), son armée rejoint celle du légat pontifical Arnaud Amaury devant Marmande. La ville est prise et, après un conseil au cours duquel les vainqueurs décident du sort de ses habitants, les villageois sont passés au fil de l’épée. Entre 1430 et 1450 une chasse aux sorcières est menée à Marmande. Le roi Louis XI confirma leurs droits par les lettres patentes, afin que la ville accroisse. En septembre 1561, le couvent des Cordeliers est incendié par les protestants.

En 1577, durant la sixième guerre de Religion, la ville est assiégée, sans succès, par les Huguenots. Quelques documents photographiques sur des évènements entre les deux guerres Contrairement à Agen et à d’autres villes en amont, les villes du Marmandais sont à l’abri des inondations car elles occupent la terrasse non inondable qui domine le fleuve. En revanche, la plaine est affectée par des inondations qui menacent les villages et les fermes qui s’y localisent. Des mattes, digues de terre, canalisent les crues et protègent plus ou moins bien les zones habitées. De la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’au début de la seconde, de nombreuses crues ont affecté le Marmandais.

Il est vrai que cette zone est concernée par des volumes d’eau considérables en raison de l’addition des apports de la Garonne et de ses affluents, dont le Lot émissaire important de la rive droite qui débouche dans la Garonne un peu en amont de Marmande. Dans la succession des inondations au rythme de la pluviosité inégale selon les hivers, la crue de 1930 apparaît comme la plus mémorable. Non en raison des hauteurs d’eau atteintes dans le Marmandais, mais parce que la violence du courant a fait céder les digues, élargissant considérablement l’onde de crue, laquelle provoqua des dégâts considérables, notamment à Couthures-sur-Garonne. Résidant à Marmande, Jean Charrié a pris plusieurs clichés illustrant quelques moments particuliers de la vie locale entre 1919 et 1938. Jean Charrié photographie l’arc de triomphe en l’honneur du de Ligne de retour du front de la Première Guerre mondiale. Ce régiment était en casernement à Montauban, Marmande et Casteljaloux.

Sur l’arc de triomphe, il est écrit « Honneurs à nos soldats triomphants / Gloire au ». La largeur de l’avenue fait penser aux boulevards. La neige recouvre la chaussée et le toit de la cathédrale. Une femme balaie le devant de la porte; d’autres s’avancent précautionneusement sur la route. Au printemps 1923, ce même cloître accueille les fidèles pour une grande cérémonie religieuse, à l’occasion des communions solennelles, assortie d’une grande procession. Outre les communiants au premier plan, on distingue le clergé au centre et tout autour la masse imposante des paroissiens, certains se protégeant des rayons du soleil avec un parapluie.

Jean Charrié est venu photographier en les travaux en cours sur la route de Pont-de-Bayle. C’est ainsi qu’on dénomme l’endroit ou la route de Marmande à Tonneins franchit le ruisseau le Trec. Pour le recalibrage du lit du ruisseau, les ouvriers disposaient d’une pelle mécanique. Nul doute que l’usage d’un outillage très performant et nouveau pour l’époque a suscité l’admiration de l’ingénieur et son souci de garder trace de l’événement. La rupture du pont suspendu de la Garonne en 1930 a rendu difficile les communications entre la ville de Marmande et les communes de la rive gauche de la Garonne. Plusieurs photos assez exceptionnelles relatent l’accident et les travaux qui suivirent en 1932.

Ce pont est toujours en service, même si un pont plus récent a été construit en aval en relation avec la nouvelle déviation qui permet de contourner la ville. Durant la seconde guerre mondiale, Marmande se trouve en zone sud sous l’autorité du gouvernement de Vichy, proche de la ligne de démarcation (aux environs de Bazas et Langon). 6 familles juives furent arrêtées à Marmande ainsi qu’une famille belge, membre du réseau de résistance Carte. La commune de Marmande a été fusionnée par arrêté préfectoral le avec la commune de Mauvezin-sur-Gupie.

Informations Clés

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Population

17.239 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Lot-et-Garonne
(47)

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