Mauguio
Histoire de Mauguio
Mauguio est une commune de Hérault, en Occitanie, qui compte 16 596 habitants. Les attestations anciennes de l’actuelle ville de Mauguio, y compris des adjectifs qui lui sont associés, sont les suivantes Il a donné son nom à la monnaie des comtes de Melgueil: le sol (sou) melgoire (1182), le sol melgorien, le Malgoires vers 1200 (cité dans la chanson de la croisade des Albigeois). La forme actuelle Mauguio ne date que du (1625, Dictionnaire topographique du département de l’Hérault).
Les premières traces de la forme « Mauguio » peuvent être retrouvées dans les registres de baptêmes protestants de la ville de Montpellier vers 1560. Les notaires de Mauguio passèrent du toponyme Melgueil à celui de Mauguio, de manière systématique, dès le. À la fin du, les municipalités successives, notamment sur le site web de la mairie, utilisent habituellement l’expression « Mauguio-Carnon » pour rappeler l’importance, en nombre d’habitants fixes, de la station balnéaire de Carnon, située sur le cordon littoral.
Dans les années 2010, des fouilles archéologiques, notamment sur le site de Lallemand, à au nord de Mauguio, ont permis de mieux connaître la vie des paysans du haut Moyen Âge sur ce site (environ du de notre ère); a notamment été mise au jour une grande zone d’ensilage, comptant environ permettant le stockage de céréales, notamment. Les terres agricoles servaient à la culture, l’élevage ou l’ensilage; parmi le réseau de celles-ci, des espaces accueillent des sépultures. Les habitations du haut Moyen Âge étaient groupées en hameaux. Le déclin du hameau situé près du site de Lallemand coïncide avec le développement du bourg de Mauguio. La ville de Melgueil a eu, pendant plusieurs siècles, une importance politique et économique non négligeable, possédant une monnaie qui avait cours dans tout le Languedoc: le denier melgorien. Mauguio, qui s’est d’abord appelé Melgueil, était au Moyen Âge le chef-lieu d’une puissante famille de comtes et était bâti sur une motte castrale (encore visible dans le centre-ville de nos jours), ils étaient suzerains du territoire de la région de Montpellier, dont le chef-lieu était à l’origine Maguelone.
Ils se fondirent dans les familles des comte de Provence par le mariage de Beatrix, comtesse de Melgueil, avec Berenguer Raymond. L’un des plus éminents membres de cette famille est Pons de Melgueil, septième abbé de Cluny, successeur de saint Hugues de Semur. Son abbatiat (1109-1126) marque l’apogée de la puissance de Cluny. Il construit les parties hautes de l’abbatiale Cluny III, développe une intense activité diplomatique auprès des papes Pascal II, Gélase II (mort à Cluny) et Calixte II (élu à Cluny et bourguignon). Il jouera notamment un rôle important dans la conclusion du Concordat de Worms, de l’instauration du pèlerinage de Compostelle. De ce passé médiéval, il ne reste que la motte castrale, la plus grande du Sud de la France conservée en l’état, inscrite au titre des monuments historiques et la maison de la Galinière.
Le château féodal et les remparts furent détruits après 1622, durant les guerres de religion. Les comtes évêques de Montpellier reconstruisirent un nouveau château style Renaissance sur les ruines. Le nom de Melgueil passa progressivement à Mauguio au début. Entre 1790 et 1794, la commune absorbe les communes voisines de Saint-Marcel et de Leyrargues. En 1849, le tènement de Colombier est cédé à la commune de Baillargues, il correspond au territoire de Baillargues au sud de la nationale 113. En 1850, la commune de Palavas-les-Flots est créée à partir de portions des territoires communaux de Mauguio, de Lattes, de Pérols et de Villeneuve-lès-Maguelone.
En 1974, Mauguio cède l’autonomie communale à la portion sud-est de son territoire pour la création de la commune de La Grande-Motte. Au début des années 2000, la commune est intégrée à la communauté d’agglomération Montpellier Agglomération. Cependant, en désaccord avec cette adhésion, l’ancien premier adjoint, Yvon Pradeille, se présente et remporte les élections municipales de 2001 face au maire socialiste Michel Bacala. Le nouveau conseil municipal se prononce pour la sortie de la communauté d’agglomération, confirmée par le préfet et appliquée au par application d’un amendement du sénateur de Lozère Jacques Blanc voté par le Parlement et permettant aux communes réfractaires de quitter une communauté d’agglomération si elles en rejoignent une autre, en l’occurrence la communauté de communes du Pays de l’Or.