Port-de-Bouc
Histoire de Port-de-Bouc
Port-de-Bouc est une commune des Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, peuplée d’environ 16 136 habitants. Issue de plusieurs hameaux appartenant aux communes de Fos et de Martigues, elle fut constituée en commune autonome le 2 septembre 1866. Son nom, attesté sous la forme Portus de Boc dès 1147, provient du provençal boc, lui-même issu du bas-latin bucum, signifiant « ouverture » — référence à l’entrée du port sur le plan d’eau.
C’est Napoléon Bonaparte qui ordonna, par décret impérial en 1805, l’aménagement du port et l’organisation de la ville. À partir de 1850, le port de commerce et les activités industrielles se développèrent rapidement. En 1899, les Chantiers et Ateliers de Provence s’y implantèrent, spécialisés dans la construction navale. Dès la Libération en 1944, Port-de-Bouc fut le premier port français de Méditerranée à accueillir les Liberty Ships alliés. En 1947, la ville fut le théâtre d’un épisode marquant de l’histoire contemporaine: les rescapés du navire Exodus, survivants de la Shoah, restèrent trois semaines à bord de bateaux britanniques dans la rade, avant d’être transférés vers des camps en Allemagne, la France ayant refusé de les contraindre à débarquer. Ce n’est qu’en 1948, après la création de l’État d’Israël, qu’une partie d’entre eux put rejoindre la Palestine.