Vesoul
Histoire de Vesoul
Le site de Vesoul, en Haute-Saône, est occupé depuis la Préhistoire, comme l’attestent les nombreuses découvertes sur les flancs de La Motte — colline qui constitua longtemps le centre défensif de la cité. Des outils moustériens, des ossements de mammouths et des vestiges de l’âge du bronze ont été mis au jour dans les grottes et cavités naturelles de la région. À l’époque gauloise, le territoire appartenait aux Séquanes, et six voies romaines secondaires traversaient le site selon les relevés archéologiques. Le castrum Vesulium est mentionné pour la première fois en 899. La ville médiévale se développa autour de La Motte, sous l’autorité des comtes de Bourgogne puis du Saint-Empire romain germanique.
Préfecture de la Haute-Saône depuis la Révolution, Vesoul fut au XIXe siècle un centre administratif et judiciaire. En janvier 1871, lors de la guerre franco-prussienne, les troupes prussiennes l’occupèrent brièvement. Jacques Brel lui consacra en 1968 une chanson à son nom, lui apportant une notoriété nationale inattendue. La ville accueille chaque année depuis 1995 le Festival international des cinémas d’Asie.
Toponymie de Vesoul
Castrum Vesulium (899) est la première forme connue. Les latinisations Vesullum (XIe s.), Vesulo (1145) et la forme romane Vesoul (attestée dès 1242) jalonnent l’évolution phonétique. L’étymologie reste incertaine, peut-être d’origine gauloise ou pré-romaine.
Patrimoine religieux à Vesoul
L’église Saint-Georges, construite entre 1735 et 1746 au pied de La Motte, est le monument religieux central de Vesoul. Elle succède à deux institutions médiévales fondées au XIe siècle: une première église dédiée à saint Georges et le prieuré du Marteroy consacré à saint Nicolas.