Ollioules
Histoire d’Ollioules
Ollioules est une commune de Var, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 14 011 habitants. En occitan provençal, Ollioules s’écrit Ouliéulo [uˈliwlɔ] selon la norme mistralienne et Oliulas [uˈliwlɔ] selon la norme classique.
Le territoire d’Ollioules est fréquenté par l’homme depuis la Préhistoire, en particulier durant la période néolithique. Plus tard, ce terroir est occupé par la tribu celto-ligure des Camactulici, qui appartiennent à la confédération des Salyens (Salluvii). Ils construisent sur la colline de la Courtine un vaste oppidum, dont subsistent d’importants vestiges partiellement fouillés, et entretiennent des relations commerciales avec le comptoir grec de Tauroeis (le Brusc, commune de Six-Fours-les-Plages). Il n’y a pas de ville gallo-romaine, mais des fermes et villas dispersées sur le terroir agricole. C’est au Moyen Âge qu’Ollioules apparaît à proprement parler. À partir de la fin du, elle fait partie des possessions des vicomtes de Marseille, qui ne tarderont pas à y établir un château féodal autour duquel se constituera le castrum initial.
Aux s, la ville construit des remparts et développe son commerce, le bourg agricole devenant progressivement une opulente ville marchande favorisée par les franchises obtenues des comtes de Provence. C’est également au que la ville passe en coseigneurie aux Vintimille et aux Simiane, deux puissantes familles de la noblesse provençale. La mort de la reine Jeanne I ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis d’Anjou. Le seigneur d’Ollioules, Bertrand de Marseille, également seigneur d’Ollières, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis. L’âge d’or d’Ollioules se situe entre le et la fin du règne de Louis XIV. Durant cette période, la superficie de la ville triple et une riche bourgeoisie se développe, ce qui se traduit aujourd’hui encore dans l’architecture du centre ancien.
En 1520, les habitants rachètent pour une somme importante l’essentiel des droits seigneuriaux. On y cultive l’olivier, les agrumes (citronniers et orangers), les fruits et légumes, mais aussi le safran, le câprier et déjà les fleurs. Le 22 juin 1568, est approuvée la création des confréries de Saint-Nazaire, saint patron de Sanary, et de Saint-Laurent, saint patron d’Ollioules, cette dernière organisant la fête de Saint-Laurent, encore fêtée de nos jours. Durement éprouvée par les aléas climatiques et la peste de Marseille, délaissée par ses élites au profit de Toulon et d’Aix-en-Provence, Ollioules est privée de son port par la séparation en 1688 de Saint-Nazaire (aujourd’hui Sanary-sur-Mer). La ville est le théâtre en 1793 de violents combats entre coalisés et troupes républicaines venues assiéger Toulon, le lieutenant colonel Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin est blessé lors de ces affrontements puis fait général de brigade sur le champ de bataille. La ville est occupée et l’état-major républicain s’y installe en septembre, sous le commandement de Jean-François Carteaux.
La ville en sera ravagée par les pillages et les incendies. Par un heureux concours de circonstances, le jeune Napoléon Bonaparte est appelé à diriger l’artillerie et fera à Ollioules la démonstration de son talent militaire. La verra Ollioules harcelée par la délinquance de soldats et déserteurs de l’armée régulière. Au, une nouvelle période de prospérité apparaît avec la culture de la fleur. Considéré un temps comme la capitale des fleurs. D’abord essentiellement constituée d’immortelle commune, la production se diversifie bientôt et, grâce à l’arrivée du chemin de fer en 1852, au début du Second Empire, les fleurs sont expédiées dans toute l’Europe.
Le peintre paysagiste Paul Huet, lors d’un voyage dans la région, réalisa en 1838–1839, une aquarelle Ollioules près de Toulon, route de Marseille aujourd’hui dans une collection privée. En 1922, Cerny-lès-Bucy, ravagée par la guerre, cherchait une ville marraine, qui l’aiderait dans ses efforts de reconstruction: ce fut Ollioules. En effet, par deux fois, en 1922 et 1923, le conseil municipal d’Ollioules a attribué une subvention de de l’époque à sa filleule, Cerny-lès-Bucy. Ces crédits ont permis l’agrandissement de l’école, prévu depuis 1910 et resté en suspens faute de ressources. Sources: infos Ollioules, décembre 2018 – janvier 2019, page 32. Ollioules est une ville de plus de (2023).
Les labels « village fleuri » (3 fleurs), « ville de métiers d’arts » et « plus beaux détours » lui ont été décernés. Les anches pour les instruments à vent d’Ollioules sont réputées comme les meilleures par les plus grands musiciens mondiaux.