Plougastel-Daoulas

Histoire de Plougastel-Daoulas

Plougastel-Daoulas se situe dans le département du Finistère, en région Bretagne, et compte environ 13 445 habitants. La commune occupe une presqu’île ouverte sur la rade de Brest, à l’embouchure de l’Élorn et de l’Aulne. Son nom, qui signifie « paroisse du château », est composé du breton plou, désignant une paroisse, et de gastel ou kastell, qui veut dire château. La paroisse fut d’abord appelée Gwikastell, nom que portait également une famille noble locale, dont l’un des représentants, Hervé de Guicastel, mourut abbé de Daoulas en 1281.

Le toponyme a varié dans le temps: Plebs Castelli ou Plebe Castello à l’origine, Ploecastel en 1173, Ploecastell en 1186, Plebs Petri vers 1330, Guic Castelle, Guicastell en 1405, puis Ploegastel Doulas en 1535, avant de prendre sa forme actuelle en 1779. La paroisse, fondée vers le haut Moyen Âge, était à l’origine très étendue: son territoire englobait les paroisses ou communes actuelles de Loperhet, Dirinon, Saint-Urbain, Saint-Thomas de Landerneau et le nord de Daoulas. Plougastel est née dans la forêt de Thalamon, qui couvrait alors toute la rive gauche de l’Élorn. Le nom apparaît pour la première fois dans le cartulaire de Landévennec, l’un des grands recueils de l’histoire monastique bretonne. La forme bretonne moderne de la commune est Plougastell-Daoulaz.

Le site archéologique du Rocher de l’Impératrice, à Plougastel-Daoulas, est un abri sous roche installé au pied d’une grande barre de grès armoricain qui affleure le long de la rive gauche de la basse vallée de l’Élorn. Découvert lors de la tempête de 1987 par Michel Le Goffic, archéologue départemental du Finistère, il est fouillé depuis 2013 par une équipe de l’Université de Nice Sophia Antipolis dirigée par Nicolas Naudinot. Le site n’a livré aucun vestige osseux, la conservation étant rare dans les sols acides, mais des outils en silex, dont des pièces à dos aziliennes à deux pointes opposées, ont été mis au jour. Le silex devait être apporté par les chasseurs-cueilleurs, le Massif armoricain n’en comptant pas de gisement. Plus exceptionnelles encore, des plaquettes d’art mobilier en schiste gravées ont été retrouvées, datées d’environ douze mille ans avant notre ère selon plusieurs datations radiocarbones. Si la plupart des fragments sont incomplets, certains montrent des signes géométriques mais aussi des représentations figuratives d’aurochs, dont l’« aurochs rayonnant », et de chevaux. Les archéologues estiment que cet abri pouvait servir de camp de chasse pour des opérations menées dans l’actuelle rade de Brest, alors une vaste étendue steppique. Ces gravures, datées de l’Azilien ancien, période comprise entre le Magdalénien et le Mésolithique, comptent parmi les plus anciennes traces d’art conservées en Bretagne. D’autres traces témoignent de la continuité de l’occupation: un vase d’argile contenant des pièces de monnaie romaines a été découvert sur la grève de Porsguen, port d’échouage à l’époque, ainsi que des médaillons romains à Fontaine-Blanche, ancien lieu de culte païen où les Celtes honoraient une déesse de la fécondité dont la statue, retrouvée sous le calvaire, est conservée au musée de la fraise.

Plougastel a fait partie de la vicomté de Léon, dont le siège était à Landerneau. En 1186, le vicomte Hervé II de Léon cède les dîmes de certains villages à l’abbaye de Daoulas, qui contrôle peu à peu la majeure partie de la paroisse. Comme cette abbaye dépendait de l’évêché de Cornouaille, Plougastel passe alors dans cette dernière circonscription religieuse. Au XIIe siècle, un château fort dominant l’Élorn, contemporain de celui de La Roche-Maurice, aurait existé à Kérérault. Un seigneur, Jehan III de Kererault, mort de la peste, y est attesté; son tombeau était signalé en 1780 dans une chapelle proche, aujourd’hui disparue. Un manoir lui a succédé, acheté en 1863 par l’amiral Joseph Romain-Desfossés. Le site de Fontaine Blanche, dont le nom breton Feunteun Wenn signifie aussi bien « fontaine blanche » que « fontaine sacrée », gwenn dérivant du gaulois vindo désignant le sacré, prolonge cette présence cultuelle ancienne au centre du territoire communal. Une probable stèle de l’âge du fer, peut-être réutilisée comme borne milliaire bien qu’anépigraphe, a été trouvée à Lanvrizan, et certains chercheurs ont émis l’hypothèse qu’une voie antique passerait non loin de ce lieu de découverte.

Patrimoine religieux

Le calvaire de Plougastel-Daoulas, érigé à la suite de l’épidémie de peste de 1598, compte parmi les sept grands calvaires de Bretagne. Sur une base en granit jaune de Logonna-Daoulas, environ cent quatre-vingts statues sculptées dans du kersanton bleu illustrent des scènes bibliques de la vie du Christ et des scènes empruntées à la tradition orale, comme la Katell Kollet, ou Catel Collet. Un escalier près du contrefort nord-ouest permet d’accéder à la plate-forme centrale où s’installait autrefois le prédicateur. Le chanoine Jean-Marie Abgrall a fait du calvaire une longue description et Léon Le Berre l’a évoqué en 1937, soulignant la présence de personnages costumés à la mode du XVIIe siècle, comme à Guimiliau, et notamment des paysans en bragou-braz. Une restauration importante fut financée par un officier américain qui créa la Plougastel Calvary Restoration Fund Inc, et une nouvelle restauration eut lieu en 2004. La presqu’île abrite également huit chapelles ainsi que plusieurs fontaines de dévotion réparties sur le territoire communal.

Informations Clés

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Population

13.445 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
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