Noyon
Histoire de Noyon
Noyon est une commune de Oise, en Hauts-de-France, qui compte 12 987 habitants. Attestée sous les formes Noviomagus, Noviomago au, Novionum au et Noionum. Basé sur, composé gaulois de novio- (« nouveau ») et -ó-magos, ou magos (« marché »); donc, « le nouveau marché », ou « la ville nouvelle ». Une particularité du nom de Noyon est d’être un palindrome.
Au, certains auteurs ont placé à Noyon le Noviodunum Suessionum, oppidum principal des Suessions, où Jules César établit son camp avant de se tourner vers les Bellovaques (La Guerre des Gaules, II, 12). Mais cette hypothèse est abandonnée depuis longtemps. La ville a été fondée à l’époque gallo-romaine. Elle faisait partie de la cité des Viromanduens. C’était une petite ville qui bénéficiait de sa position à proximité de la vallée de l’Oise. L’Itinéraire d’Antonin indique le nom de Noviomagus à son possible emplacement.
L’agglomération gallo-romaine était située sur la via Agrippa de l’Océan sur le tronçon Augusta Suessionum (Soissons) – Samarobriva (Amiens). Au Bas-Empire romain, la ville était protégée par une fortification, elle était le siège d’un commandement militaire (préfecture des Lètes de Condren. En 891 après avoir pillé Balâtre, Roye et Roiglise, les Vikings font subir le même sort à Noyon. Hugues Capet y est sacré roi des Francs le et les évêques de Noyon comptent au nombre des pairs ecclésiastiques du royaume de France. En 1293, la ville est détruite par un incendie, à l’exception de deux établissements ecclésiastiques, l’abbaye Saint-Gilles et l’abbaye Saint-Barthélemy. Jusqu’à la guerre de Cent Ans, le comté ecclésiastique de Noyon a un rôle stratégique entre le domaine royal (l’Île-de-France), les terres des comtes de Vermandois et des seigneurs de Boves-Coucy.
La ville bénéficie d’institutions communales dès 1108: la charte lui est concédée par l’évêque Baudry et confirmée plus tard par le roi. Au début du, Jean de Meudon est chanoine de Noyon. En 1363, Noyon est transmis comme apanage à la maison de Bourgogne et reste composante du duché jusqu’à Charles Quint. En 1430, Jeanne d’Arc est emprisonnée quelque temps à la petite prison de « l’Officialité du Chapitre » de Noyon, avant d’être vendue aux Anglais le de cette même année. Traité de Noyon du entre et Charles Quint (la France obtient le Milanais mais abandonne Naples). L’empereur restitue finalement le duché de Bourgogne à la France en 1544 au traité de Crépy-en-Laonnois.
La ville est définitivement française après le traité du Cateau-Cambrésis en 1559. La vigne y fut longtemps cultivée. Au Moyen Âge, c’est même le terroir mieux adapté à la vigne qui fit choisir Noyon comme siège épiscopal plutôt que Saint-Quentin. L’hôtel de ville de Noyon, construit de 1485 à 1523, présente, dans ses frises et encadrements de fenêtres, de très nombreuses sculptures de grappes de raisin. À la fin du, Noyon produisait de vin de de Paris. Vers 1850, en cultivaient sur le territoire de la commune où on comptait encore vingt-six tonneliers et cinq marchands de vin.
La production annuelle était encore de, à Noyon on en consommait alors ou en fosses sur échalas. Les vendanges s’effectuaient le plus souvent début octobre. On trouve encore aujourd’hui de nombreuses traces de cette culture dans la dénomination des lieux-dits et des voiries de la commune (Vinottes, Berceau-Roger, Vigne-aux Moines, etc.). La ville est chef-lieu de district de 1790 à 1795. L’évêché de Noyon est supprimé en 1790. Régiments stationnés au quartier Berniquet.
. La ville est prise dès lors de l’offensive allemande passant par la Belgique et se rabattant sur Paris. En septembre/, après la bataille sur la Marne et lors de la course à la mer, le front se stabilise dans la vallée de l’Oise en aval de Noyon. Mars 1917: L’armée allemande réduit son front entre Arras et Soissons et évacue Noyon. Lancée le, le flanc sud de l’offensive Michael conduit les troupes allemandes à Noyon. La ville est à nouveau prise par les forces allemandes du 23.Les violents combats à proximité (près du mont Renaud, du 26 au ) entraîneront sa destruction par bombardement par les Français eux-mêmes afin de limiter les capacités logistiques allemandes. Les toits de la cathédrale ont été incendiés à cette occasion. La bataille sur le mont Renaud sera rude afin d’y barrer la route de Paris par la vallée de l’Oise et de conserver un point d’observation sur la région. Une photo d’archive montre fin la colline du mont Renaud totalement dénudée, ne laissant paraître que restes d’arbres dont ne restent que les troncs noircis, totalement démunis de leurs feuilles et branches. Le château qui s’y tenait a lui disparu. Le régiment d’infanterie de ligne s’est illustré dans cette zone.
Le: Noyon fut définitivement libérée lors de l’offensive de libération alliée de l’ partie du Matz le. Une partie des soldats tombés se trouvent à la Nécropole nationale de Cuts. De cette époque, François Flameng, peintre officiel de l’armée, nous a laissé de nombreux croquis et dessins de ces lieux. Ils parurent dans la revue L’Illustration à l’article « Le Récit en ». Nouvelle occupation allemande. Libération en, par la US de Courtney Hodges après quelques combats retardateurs au mont Renaud.