Sablé-sur-Sarthe
Histoire de Sablé-sur-Sarthe
Sablé-sur-Sarthe est une commune de Sarthe, en Pays de la Loire, qui compte 12 096 habitants. La ville est désignée sous divers noms: Sabolium, Sobloilum, Soboleum, Sabolium… dans divers textes latins, du nom de deux sablonneries de terre rouge entre Brice (Auvers-le-Hamon) et la porte Saint-Nicholas.
Au cours de l’Antiquité, une marbrière est attestée sur les terres de Sablé-sur-Sarthe. Cette carrière, dont l’ouverture remonte au début de l’époque gallo-romaine, fournit l’ensemble de la région cénomane (civitas| des aulerques Cénomans|) en blocs de pierre de nature calcaire, un marbre de couleur grise veinée de rose et de rouge. Ce type de matériau est essentiellement utilisé pour l’élévation des édifices publics sarthois
C’est à l’abri de cette forteresse que se développe le bourg dont la population devait s’élever au à près de. L’actuel château est bâti sur le site de l’ancien château fort. À partir de 1196, le seigneur de Sablé-sur-Sarthe est Guillaume des Roches, sénéchal d’Anjou et du Maine, seigneur de Sablé, de Longué-Jumelles et de Château-du-Loir (né vers 1155 – mort en 1222), beau-père d’Amaury de Craon, sénéchal d’Anjou et seigneur de Craon. Ils s’illustrèrent ensemble dans la bataille de la Roche-aux-Moines en 1214 contre les troupes Plantagenêt de Jean sans Terre et de ses alliés.
Guillaume hérite de la baronnie de Sablé en se mariant avec la fille de Robert IV de Sablé en 1190. D’abord au service d’Arthur de Bretagne puis de Jean sans Terre, il est sénéchal du Maine et d’Anjou et un des seigneurs les plus importants du Maine Plantagenêt. Il garde son poste de sénéchal sous Philippe Auguste, dans le royaume de France, après la conquête du Maine par ce dernier en 1204. Il s’illustre comme un acteur majeur de la politique royale à l’échelle de l’Anjou et du Maine.
Patrimoine religieux
Il mêle l’urbanisme organisé et maîtrisé du, avec ses façades claires en pierre calcaire, et les rues médiévales sombres et sinueuses abritant sur les maisons à pans de bois des éléments de décor tels que des ferronneries, épis de faîtage, etc. La première paroisse aurait été créée. Prieuré en 1067, Hôtel Dieu en 1382, collège en 1602; maison des Cordelières en 1631.
Seigneurie annexée au château, érigée en baronnie. On peut également voir les vestiges d’enceinte gallo-romaine. Le faubourg Saint-Nicolas recèle quelques demeures bien conservées des, la chapelle de l’ancien couvent des Cordelières de Sainte-Élisabeth, maison natale de Dom Guéranger, fondateur de l’ordre rénové des Bénédictins.