Florange

Histoire de Florange

Florange est une commune française située en Moselle, dans la région Grand Est, qui compte 11 869 habitants. Le toponyme est attesté sous différentes formes depuis le Moyen Âge. Il se compose du nom d’un diacre carolingien, Floherus ou Florus, suivi du suffixe germanique -ing désignant une propriété, un hameau ou un groupe d’habitations, devenu -ange par romanisation. Le suffixe -ange est la forme administrative donnée en remplacement de la finale germanique -ing lors de l’avancée du duché de Bar vers 1200; les noms des villages terminés en -ing ou -ingen ont alors été francisés par onomatopée en -ange. Plusieurs noms de famille typiques de la commune désignaient autrefois ses habitants, témoignant de l’enracinement ancien des lignées florangeoises.

Les premières traces de peuplement humain sur le sol de Florange remontent au Néolithique, vers 3 500 avant notre ère. Ces populations nomades, en quête de terres riches et d’animaux, furent suivies de peuplades celtes mal définies venues de l’Est. Avant l’arrivée des Romains, les Médiomatriques occupaient le nord de la Lorraine, des Vosges à la Champagne. L’occupation romaine, à partir de 52 avant notre ère, a laissé des vestiges sur le territoire, et le nom Floringoe est mentionné à l’occasion de démêlés de Lothaire avec l’autorité religieuse. Plus tardivement, une charte de 893 se termine par la formule indiquant qu’elle fut faite à la cour royale de Florange, même si les résidences royales étaient rarement permanentes à cette époque. Au Moyen Âge, Florange est le chef-lieu d’une prévôté régie par la loi de Beaumont. En 1523 ou 1552, la seigneurie florangeoise est confisquée à Robert de la Marck à la suite de sa condamnation pour félonie, avec les villages qui en dépendaient: Marspich, Nilvange, Schremange et Susange.

Le village de Florange est électrifié en 1910. Une ligne du tramway de Thionville relie Thionville à Algrange et Fontoy à partir de 1912; le siège, les dépôts et une centrale électrique sont implantés à Florange dans le quartier de la Centrale. Une gare de triage est inaugurée en 1907. C’est l’époque d’une importante immigration d’ouvriers italiens dans la vallée et dans la région avoisinante, à Hagondange, Moyeuvre-Grande et Rombas. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans de souche se battent sous l’uniforme allemand, dont beaucoup tombent sur le front de l’Est ainsi qu’à l’Ouest, en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l’Empereur, les habitants accueillent cependant avec joie la fin des hostilités, et dès l’Armistice de 1918, Flörchingen redevient Florange. Pendant l’entre-deux-guerres, des entreprises s’implantent et la sidérurgie lorraine attire toujours plus d’ouvriers. À partir de 1923, une cité est édifiée par la famille de Wendel pour loger le personnel de ses usines. Les exploitations agricoles diminuent tandis que le nombre d’ouvriers et d’employés progresse, faisant passer la population de quelques milliers d’habitants en 1918 à plus du double en 1936. L’adduction d’eau est réalisée en 1938. La Seconde Guerre mondiale et le drame de l’Annexion de la Moselle marquent durablement les esprits: germanisation forcée, dégradation des conditions de vie, refuge d’une partie des habitants à Belvès dans le Périgord, incorporation de force des jeunes gens dans l’armée allemande. Florange est libérée par l’armée américaine en 1944 et paie un lourd tribut en destructions, déportés, expulsés et morts. La sidérurgie se modernise dès les années 1950, avec l’implantation d’aciéries, de laminoirs à chaud et à froid et d’une cokerie, qui mobilisent une main-d’œuvre venue d’autres départements et de l’étranger. Pour pallier le manque de logements, la Sollac fait construire la cité d’Oury et ses Maisons 4 Familles. Florange passe ainsi du petit bourg à une ville de plusieurs milliers d’habitants en 1962, avant de s’associer à d’autres communes pour aménager une zone industrielle accueillant des PME et PMI liées à la sidérurgie, à l’automobile et à l’aviation.

Patrimoine religieux

Le patrimoine religieux florangeois est marqué par le calvaire dressé devant l’église, dont l’origine remonte aux siècles passés. Soumis à de multiples déplacements, l’ensemble a souffert au fil du temps: les statuettes des crucifix de saint Jean et de la Vierge ont été décapitées. Cet édicule témoigne, malgré ses dégradations, de la dévotion populaire ancienne attachée au lieu et de la place centrale de l’église paroissiale dans le tissu urbain ancien, autour duquel se sont développées les cités ouvrières et les quartiers industriels modernes. La présence ecclésiastique à Florange est attestée dès l’époque carolingienne, le toponyme étant formé à partir du nom du diacre Floherus ou Florus, et l’on relève déjà au IXe siècle le souvenir d’une cour royale et de démêlés du roi Lothaire avec l’autorité religieuse, signes de la place ancienne de la paroisse dans la prévôté florangeoise. La cité d’Oury et les Maisons 4 Familles construites par la Sollac dans les années 1950, comme la cité bâtie par la famille de Wendel à partir de 1923, ont prolongé cet héritage paroissial en intégrant l’église dans le nouveau paysage industriel et ouvrier de la commune.

Informations Clés

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Population

11.869 habitants

Région

Grand Est

Département

Moselle
(57)

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