Sassenage
Histoire de Sassenage
Sassenage est une commune de Isère, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 11 660 habitants. Le toponyme Sassenage pourrait être issu du gaulois cassanos signifiant chêne. Selon André Planck, auteur du livre L’origine du nom des communes du département de l’Isère, le nom du bourg serait dérivé du bas latin chamasta/chasma, lui-même dérivé du grec ancien χάσμα (khásma), signifiant trou et qui désigne une grotte.
Des manuscrits du indiquent les termes (de) Cassanatio, (de) Cassiniaco, (de) Cassinatico, et différentes variantes possibles. Selon le Vicomte d’Arlincourt, auteur d’un ouvrage dénommé Les rebelles sous Charles V, le nom de Sassenage serait tiré du nom de Castignatus, ancien chef antique.
La période de la préhistoire dénommée Mésolithique et s’étendant du au, est marquée par de nombreux changements économiques et sociaux liés notamment au développement de la forêt en Europe à la suite du bouleversement écologique se traduisant par un réchauffement climatique. L’emploi de l’arc et de la flèche, en particulier, se généralise afin de faire face à un gibier plus disséminé et moins visible dans ces forêts. Dans les Alpes, en plus de la chasse dans les forêts de plaine, les hommes partirent à la recherche du gibier dans les prairies qui persistaient en altitude entre 1500 et. Pour ce faire différents camps de base furent érigés en plaine afin de permettre les expéditions sur ces hauts plateaux, le site d’Albenc mis au jour lors de la construction de l’autoroute A49 est un des rares exemples d’une occupation néolithique en vallée. Ces hommes s’installèrent dans les différents massifs du département sous des abris rocheux et des grottes comme à la « Grande Rivoire » à Sassenage qui a abrité des hommes du mésolithique (à partir de ) jusqu’à l’époque gallo-romaine, le site des « Lots » sur la commune de Saint-Marcellin fut occupé également sur la même période et témoigne de l’activité agro-pastorales qu’il y avait de ce côté de l’Isère.
De nombreuses traces d’habitats en plein air furent également retrouvées à « l’Aulp du Seuil » en Chartreuse et au « Pas de l’Aiguille » dans le Vercors.L’Antiquité Au, plusieurs gisements préhistoriques ont été exploités. La grotte des chèvres ou du Pré des Cuves s’ouvre au pied de la falaise surplombant le bourg. En 1959 et 1962 furent découverts des vestiges de l’âge du Bronze final et du second âge de fer, dit époque de La Tène, soit entre les. La station de la bonne conduite qui se positionne dans la pente qui marque le premier contrefort du massif du Vercors, juste au-dessus du bourg.
En 1958, une tranchée ouverte pour faire passer la conduite forcée ouvrit un habitat du bronze final avec de la céramique, correspondant à une époque située entre les et une tombe de la fin du premier âge du Fer avec des bracelets datant du et, enfin, la station de surface de Combe chaude située au-dessus du hameau du « Rivoire de la Dame », ce secteur a bénéficié de ramassages au début du ont livré de la céramique néolithique et du Bronze final attestant d’une occupation humaine à cette époque. de Sassenage (Musée de l’Ancien Évêché à Grenoble). L’Abri-sous-roche de la Grande Rivoire fait l’objet de comptes-rendus, de thèses et d’exposés (une reconstitution de l’abri sous roche de Sassenage est exposée au Musée de l’Ancien Évêché à Grenoble) a été découvert en 1986 et acquis par le Département de l’Isère en 2000. Celui-ci a bénéficié d’importants travaux d’aménagement en 2002-2003, destinés à protéger les vestiges et à en permettre la fouille pendant plusieurs années. Dans le cadre de fouilles programmées pluriannuelles, archéologues et bénévoles travaillent chaque été à dégager avec méticulosité un remplissage sédimentaire, stratifié sur plus de cinq mètres d’épaisseur et particulièrement riche en vestiges préhistoriques.
Le site de Sassenage, proche d’une grande courbe de l’Isère, située un peu plus au nord, au niveau du territoire de Veurey-Voroize, correspond à la limite méridionale du territoire des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l’ancienne Savoie, le nord et le centre du Dauphiné.
Patrimoine religieux
La ville de Sassenage héberge six monuments historiques, trois classés et trois inscrits. Parmi les monuments inscrits se trouvent le château de Sassenage, la fontaine située sur l’actuelle place Reverdy et la croix en pierre sur la place de la Libération. L’église Saint-Pierre est, quant à elle, partiellement inscrite et les fontaines situées place au plâtre et place de la Libération sont également inscrites.
La Tour de Sassenage, édifiée au, construite par la famille Chaulnais n’est pas situé dans la commune, mais dans le centre historique de Grenoble. La croix de Sassenage:
Il s’agit d’une croix monumentale en pierre située chemin de Billery. Celle-ci est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 9 juin 1943.
Elles sont toujours visibles et peuvent être visitées