Méricourt
Histoire de Méricourt
Méricourt est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 11 431 habitants. D’après l’historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Menricurt en 1115, Merlicurt en 1119, Menricort en 1154, Merricourt, en 1302, Mainricourt en 1328, Menricourt en 1387, Meuricourt en 1449, Méricourt-en-Gohelle au; Méricourt en 1793, Mericourt et Méricourt depuis 1801. La forme picarde est Maricourt.
Avant la Révolution française, Méricourt est le siège d’au moins deux seigneuries: en 1585, un Antoine de Loueuse est dit seigneur de Cronevelt et de Méricourt en partie. Antoine de Loueuse, écuyer, seigneu La ville est considérée comme détruite à la fin de la Première Guerre mondiale et est décorée de la croix de guerre 1914-1918, le, distinction également attribuée à du Pas-de-Calais. La Fosse 3 des Mines de Courrières est ouverte à partir d’, sur le faisceau des veines du puits et à l’ouest.
La fosse est mise en exploitation en 1860. Le terrain houiller est atteint à. Le diamètre est de quatre mètres, le cuvelage possède vingt côtés (ou pans). Le maximum d’eau fourni par le niveau a été de cent hectolitres par minute. La houille contient 34 à 40 % de matières volatiles. Le puits est commencé en 1905.
Alors que se déroule la catastrophe minière dite catastrophe de Courrières qui fit morts le sur les territoires de Billy-Montigny, Méricourt, Noyelles-sous-Lens et Sallaumines, le puits n’est pas encore assez profond pour desservir les chantiers. Dès sa mise en service, le puits est entrée d’air, le puits assure le retour d’air. Après la catastrophe de Courrières de 1907, les communes voisines commencent à recruter des mineurs à l’étranger. Au début de l’année 1913, des familles polonaises s’installent à Méricourt, dans les vieilles cités appelées « Méricourt-Coron », selon le témoignage d’un mineur polonais de l’époque. Tout comme le reste du bassin minier, Méricourt a accueilli une part importante de l’immigration polonaise en France dans les années 1920. La ville est occupée par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, quand elle est placée sous administration militaire allemande.
C’est dans la commune proche de Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai-juin 1941 a démarré, avec Émilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de tonnes de charbon pendant près de 2 semaines. C’est l’un des premiers actes de résistance collective à l’occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de, 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d’Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la bataille du charbon (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948. En 1945, Méricourt accueille un camp de prisonniers allemands, qui seront progressivement réquisitionnés pour travailler dans les mines, et/ou dans les fermes: le, c’est le cas pour neuf cents prisonniers du camp. La fosse est modernisée en 1953. L’année suivante, la fosse est concentrée dessus.
Un ascenseur s’écrase à 900 m de profondeur après une chute de 65 m. En 1963, des ingénieurs évoquent la possibilité de creuser un troisième puits sur le site, équipé d’une tour d’extraction semblable à Barrois, au 10 d’Oignies ou au 19 de Lens, mais l’idée est abandonnée. En 1965, la fosse est concentrée, quatre ans plus tard, c’est au tour de la fosse. En 1971, le chevalement et la recette du puits sont détruits, et remplacés par une nouvelle recette, et le chevalement du puits de Liévin. La concentration fonctionne jusqu’en 1983, date à laquelle l’extraction est reprise par la fosse 4 – 5 de Drocourt. Le puits est remblayé en 1983, il est profond de.
Le puits assure le service pendant deux ans, puis il est remblayé en 1985. Les deux chevalements sont détruits en 1988. Subsistent sur le site cinq bâtiments en 2011, les bains douches, les bureaux, le magasin, le poste électrique et les garages.