Panazol

Histoire de Panazol

Panazol est une commune de la Haute-Vienne, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte environ 11 064 habitants. L’origine de son nom demeure incertaine, plusieurs hypothèses étant avancées par les toponymistes; il se dit Panasòu en limousin, dialecte de la langue occitane. Si la Préhistoire a laissé peu de traces sur ce territoire — hormis une hache en diorite découverte en 1903 sur les rives de la Vienne —, les vestiges gallo-romains sont plus probants: des fragments de tuiles, de bronze et de céramique mis au jour près du hameau de Manderesse attestent une présence humaine dans la région, entre la cité d’Augustoritum (Limoges) et l’oppidum de Villejoubert. La via Agrippa, qui reliait Lyon à Saintes en passant par Limoges, traversait vraisemblablement le territoire communal.

Panazol est situé en face du site de Le Palais-sur-Vienne, qui correspond à l’emplacement de l’ancien palais carolingien de Jocondiac. Certains chercheurs y voient l’origine du nom de la commune, qui pourrait dériver de Palaciolo (« petit palais »), en lien avec ce palais attesté entre 794 et 832 au moins. Un diplôme du roi Pépin Ier d’Aquitaine émis en 837 depuis un lieu nommé Palaciolo est parfois associé à Panazol. C’est sous la prévôté dépendant de l’abbaye Saint-Martial de Limoges qu’est fondée la première église romane de Panazol, à la fin du Moyen Âge; cette prévôté est réunie à celle des Seychères en 1608. Deux chapelles sont également érigées sur le territoire, la Bonne-Doune et la chapelle Pabot.

Au XVIIe siècle, la paroisse de Panazol comptait 154 feux. Le siècle des Lumières y laisse la marque des réformes agronomiques: les intendants du roi installent une Société d’agriculture à Limoges en 1759, dont l’influence s’étend à Panazol par l’acquisition du domaine de Cordelas, destiné à servir d’« école d’expérience ». La première municipalité est élue le 11 messidor an II, alors que la commune compte 450 habitants, avec Léonard Soudanas comme premier maire. La Révolution amène son lot de tensions religieuses: en 1791, le curé Jarrit-Dutheil quitte la paroisse, jugeant la Constitution civile du clergé incompatible avec l’autorité de l’Église. En 1795, Panazol est proclamée chef-lieu d’un canton regroupant plusieurs communes voisines.

Patrimoine religieux

L’église Saint-Pierre-ès-Liens est l’édifice religieux central de Panazol. Certains de ses murs remonteraient au XIe siècle, bien que l’édifice date globalement des XVIIe et XIXe siècles. Le chevet a été refait au XVIIIe siècle, en même temps que la construction d’une première chapelle latérale; une deuxième chapelle est ajoutée au début du XIXe siècle, et une troisième entre 1867 et 1881. Restaurée à deux reprises, au XIXe siècle et en 1988, l’église présente une particularité architecturale notable: son appentis, réalisé en 1932, intègre des colonnes et pierres moulurées provenant de l’ancienne abbaye des bénédictins de Limoges, dont le nom a été immortalisé par la célèbre gare des Bénédictins. Ce remploi de matériaux monastiques confère à l’édifice un lien tangible avec le patrimoine bénédictin limousin. L’église constitue l’un des repères les plus anciens du vieux bourg et un jalon essentiel dans la géographie locale.

Informations Clés

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Population

11.064 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Haute-Vienne
(87)

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