Bondues
Histoire de Bondues
Bondues est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 9 713 habitants. Noms anciens: Bundues, 1130, cartulaire de Notre-Dame de Bourbourg. Fondues, charte du Tournoi d’Anchin, 1096 (Miraeus). Bondiues, cartulaire de l’abbaye de Loos, 1163.
Bonduy, Bondue, documents divers.
Au, pour repousser les attaques des peuples francs, on élève à Bondues un fort avec une tour solide et élevée, appelé Fort du Pot-de-Fer. Il se maintient pendant sept cents ans. Un cabaret du Pot-de-Fer, érigé sur ses ruines, est aujourd’hui disparu. Au et au, Bondues nous est connu par ses fabriques de draps et d’estamets. La région est éprouvée lors de la guerre de Flandre, notamment lors des campagnes de Philippe IV le Bel qui campe à plusieurs reprises dans la région et livre bataille aux Flamands sur la châtellenie de Lille. Les opérations militaires touchent directement la région et en 1315, le roi de France Louis X campe avec son armée à proximité de la ville.
Menacée par la famine et bloquée par la Lys en crue, son armée bat finalement en retraite. La ville est par la suite durement touchée par la politique de rétention de grains envers les marchés flamands, exercée par Louis X afin d’étouffer économiquement la région insoumise. Quelques épisodes ont marqué la vie de Bondues et l’un des plus célèbres concerne celui de « l’Ost boueux », qui voit en cette nuit du, le roi de France Louis X, dit le Hutin, se décider à quitter son campement qu’il occupe sur le mont de Bondues, du côté des Ravennes, et de fuir ces Flamands qui le harcèlent depuis 15 jours. Dès cette période de l’histoire, Bondues est le siège d’une seigneurie symbolisée par un château. Quatre maisons de noble origine ont possédé le château de Bondues À côté du fief principal, la seigneurie de Bondues, il existait d’autres fiefs faisant l’objet d’autres seigneuries, par exemple la seigneurie du Vert-Bois, à l’origine du château du Vert-Bois
Comme partout ailleurs, dans la partie nord de la châtellenie de Lille, 1566 est l’année de la révolte des Gueux et de la furie iconoclaste. Un prêche se tient à la cense du vert-bois le. Le curé est l’objet de railleries et quolibets. L’église est mise à sac par les HuguenotsFrançois-Joseph-Clément Dubosquiel, écuyer, est seigneur de Bondues vers 1770. Il a épousé Albertine-Henriette Diedeman. Ils ont eu au moins un fils Henri-Joseph Dubosquiel (1742-1824), baptisé à Lille le.
Henri-Joseph est écuyer, seigneur d’Elfaut, bourgeois de Lille le, et meurt le, à 82 ans. Il a épousé à Lille le, Anna-Félicité Goudeman (1750-1779), fille de Pierre-Romain-Joseph Goudeman, seigneur d’Estevel, bourgeois de Lille, greffier criminel de la gouvernance de Lille, anobli par l’achat d’une charge de conseiller secrétaire du roi, échevin de Lille et de Thérèse-Françoise Le Mesre. Anna-Félicité est baptisée à Lille le, est dame de Forestelle et meurt paroisse Saint-Eustache de Paris le, à 29 ans. Jean-André de Fourmestraux des Wazières (1612-1677), écuyer, est seigneur du Vert-Bois à Bondues et des Wazières (sur Wambrechies). Il est le fils d’André II de Fourmestraux des Wazières, marchand, seigneur de Beaupré (sur Haubourdin), des Wazières, bourgeois de Lille, échevin, rewart (responsable de la police), mayeur de Lille, anobli en 1623, et de Jeanne Deliot. Jean-André est baptisé à Lille le, accède à la bourgeoisie de Lille le, est créé chevalier le par le roi d’Espagne Philippe IV notamment du fait d’avoir participé à deux campagnes militaires avec trois chevaux à ses frais derrière le cardinal infant Ferdinand d’Autriche (1609-1641) frère de Philippe IV.
Il obtient le la permission de s’appeler des Wazières, nom qui devient ensuite de Wazières. Il épouse à Lille le Marie de Kessel, fille de Philippe, chevalier, seigneur de Milleville, et de Madeleine d’Appeltern. Le couple est inhumé dans la chapelle des Frères mineurs de Lille. Jean André a fait construire un premier château du Vert-Bois sur Bondues. Louis-Léonard de Beugny, autre seigneur de Bondues, bénéficie le d’une sentence reconnaissant son appartenance à la noblesse. Il avait obtenu le des lettres données à Versailles le nommant garde des sceaux honoraire du Conseil d’Artois.
Philippe-Benoit- Dominique de Wazières (1677-1724), seigneur de le Rive (sans doute sur Marquette-lez-lille), succède à son grand-père Jean-André de Fourmestraux des Wazières dans la seigneurie de Vertbois. Fils de Jean-André-François de Wazières, chevalier, seigneur de Beaupré, capitaine de cavalerie espagnole, bourgeois de Lille, échevin, mayeur, rewart de Lille et de Marie-Jeanne-Henriette de Vicq, il est baptisé à Lille le, devient capitaine de dragons au régiment de Poitiers, bourgeois de Lille le, député ordinaire de la noblesse des États de Lille, il meurt à Lille le. Il épouse à Lille le Marie-Françoise-Élisabeth de la Fonteyne (1688-1721), fille de Pierre François Gaspard, écuyer, et de Marie Agnès Miroul. Elle est baptisée à Lille le et meurt à Lille le. Parmi les autres fiefs situés sur Bondues, existe celui de la Deseure, détenu au début du par Jacques Flameng, seigneur de la Boutillerie, et de la Deseure, de la Phalecque sur Linselles, marié à Marguerite Fremault; leur fille Marguerite, épouse Hippolyte Petitpas II, seigneur sur Lesquin, Verlinghem, etc. On trouve encore au, Mathieu Castelain, seigneur de le Vigne à Bondues.
Fils de Jean et de Catherine Moucque, il est bailli et receveur du comté de Croix, et meurt à Lille le. Il épouse à Lille le Élisabeth Coolen, fille de Roger et de Catherine Crespel, baptisée à Lille le. Terres à blé, les plaines alentour sont morcelées en fiefs qui possèdent leurs censes, leurs manoirs. Certains manoirs seront appelés châteaux, et plus récemment « folies ». Le fort de Bondues (appelé brièvement fort Lobau) est l’un des douze forts constituant la place fortifiée de Lille (système Séré de Rivières) construit entre 1878 et 1882 près du point de confluence de la Marque et de la Deûle, sur le bord de la route nationale 17 qui relie Lille à Menin et constituait principale voie de communication du secteur vers la Belgique. Paradoxalement, c’est aux troupes allemandes que le fort de Bondues sert pendant les deux guerres mondiales
En 1907, la dernière diligence lilloise fait encore le trajet Lille-Bondues-Linselles. D’autres événements furent tragiques, comme celui des 68 résistants fusillés dans une cour du Fort de Bondues et sommairement ensevelis. Un mémorial depuis 1965, la Cour sacrée et une statue de Dodeigne en 1986 perpétuent leur mémoire, tandis que le musée de la Résistance, inauguré en 1997, témoigne de l’action des résistants. À partir de 1960, le village de Bondues a attiré une nouvelle population qui, fortunée ou à l’aise, quittait les villes de Tourcoing, Roubaix ou Lille pour chercher la verte campagne. Albert Prouvost, grand industriel français y construisit le célèbre « Bois d’Achelles » et le très coté « Domaine de la vigne », prisé par les professions libérales et les grandes familles du Nord; d’autres quartiers se sont aussi formés par la suite. Des grands patrons français résident dans ces quartiers, en toute discrétion.
Une éolienne est mise en service en 1993, remplacée par une autre éolienne, plus grande, en 2000.