Rombas

Histoire de Rombas

Rombas est une commune de Moselle, en Grand Est, qui compte 9 697 habitants. La première mention connue de la localité apparaît dans une nomenclature des propriétés du couvent bénédictin de Prüm en Eifel, au Xe siècle, sous la forme latinisée Rembacum. On attribue au nom de la ville une étymologie germanique. Le premier élément Rumo, est un nom de personne (sans doute un Franc, propriétaire de la terre au ou ), associé à l’appellatif *bakiz qui désigne le cours d’eau (cf.

l’allemand Bach, ruisseau) et qui a généralement donné la finale -bais ou -baix dans les régions de langue d’oïl. Le nom de la commune est Rombéch en francique lorrain. Rombas est l’homonyme étymologique de Rombach-le-Franc (Haut-Rhin, Rumbach 854).

Les premières installations humaines dateraient du Néolithique au lieu-dit Les Roches. Vers 1870, des haches néolithiques (vers ) sont découvertes au lieu-dit la Tuilerie proche du hameau de Ramonville. Achèvement de la conquête romaine de la Gaule (en 52), présence romaine très probable à Rombas. C’est le Franc germanique Rumo qui, recevant cette terre en partage, aurait fondé Rombas au VIIe siècle. La ville dépendait de l’ancienne province du Barrois, prévôté de Briey. Elle est citée en 753 comme possession de Saint-Vannes de Verdun.

Au XIe siècle, sous l’impulsion des moines de l’abbaye de Gorze, la viticulture devint la principale activité économique. La ville de tradition francophone se situe sur l’ancienne frontière linguistique (soit jusqu’au siècle) entre les parlers roman et germanophone. Durant la guerre que René II, duc de Lorraine et de Bar, fait aux Messins, Rombas est assiégée et anéantie en 1490. Fief lorrain sous la prévôté de Briey en 1572. Plus de au début du XVIIe siècle (malgré sa destruction en 1636 due à la guerre de Trente Ans). À la Révolution, Rombas, siège d’un archiprêtré, est la deuxième localité du bailliage de Briey avec près de (le territoire de Sylvange aujourd’hui Silvange est encore sous sa dépendance).

Le noyau historique du bourg vigneron donne la toponymie côte de Choque désignant le pressoir. Les maisons de vignerons dans leur aspect actuel (deuxième moitié du XVIIIe siècle à début XIXe siècle) s’élèvent sur une cave voûtée avec l’organisation mitoyenne caractéristique du village-rue lorrain. En 1793, Rombas dépend du département de la Moselle et du canton de Briey et du district devenu arrondissement (en 1801) de Briey au début de la bataille de Metz, échappant ainsi aux bombardements pratiquée par l’aviation militaire américaine en septembre et octobre 1944. La sidérurgie met plusieurs années à retrouver son dynamisme au lendemain de la guerre. Elle reste structurée par métiers et se mécanise peu. Mais en 1950, on parle du « Texas-Français », la main-d’œuvre afflue de tous les départements français et une part importante des ouvriers est étrangère: fils d’Italiens piémontais et lombards venus au début du siècle, ouvriers allemands sociaux-démocrates arrivés pendant l’annexion de 1918, soldats russes prisonniers de guerre allemands de 1914–1918, Polonais, Russes de l’armée blanche ukrainienne, Italiens antifascistes de l’entre-deux-guerres, Hongrois communistes de 1920 et du parti national des Croix fléchées de 1946, et Hongrois réfugiés de 1956, Algériens, Italiens du Sud, Yougoslaves, etc.

À partir de 1961 la croissance est rompue. Orientée sur la fabrication des produits longs destinés à l’exportation, l’industrie subit de plein fouet la concurrence internationale. 1963–1967: la première crise industrielle et sociale régionale longue éclate. Elle se traduit par des licenciements massifs et la fermeture des mines de fer. Après 1968, l’amélioration des conditions de travail (hausse des salaires et diminution horaire du travail) coïncide avec la hausse des débouchés qui donnent à la sidérurgie lorraine de nouveaux espoirs. La légère récession de 1971 puis la crise généralisée de la métallurgie mosellane (1975–1983) provoquent la fermeture annoncée de nombreux sites dans la région.

L’usine de Rombas fait partie des trois dernières aciéries demeurées en activité. Ses deux derniers hauts-fourneaux s’arrêtent en 1998. Au cours de cette période, se développent et de nouveaux équipements publics communaux. À partir des années 1980, les municipalités s’emploient à transformer l’image de la ville et se préoccupent du cadre de vie. Le service des Espaces verts se déploie considérablement et rapporte à la commune des distinctions pour son fleurissement, alors que la zone de loisirs du fond Saint-Martin est aménagée. La médiathèque est inaugurée en 1989 ainsi qu’une télévision locale ([http://www.rombas-television.com/ RTV]) qui est diffusée via le réseau câblé.

Dans l’idée d’enrayer la perte des commerces en ville par leur regroupement, et afin de lui donner une identité de centre-ville qui semble lui faire défaut, l’ancienne place du Docteur-Job est restructurée à travers une opération immobilière voulue ambitieuse (« Nous construisons l’avenir » est le slogan de la campagne de communication municipale). Les immeubles créent un pourtour à cette place, et une double galerie desservant des commerces (projet de Jean-Denis Sagan architecte). Les campagnes de ravalement des façades se succèdent tandis que les carrefours et les jardins se parent de fontaines ou de sculptures. Dans les années 1990, deux barres d’habitation de l’ensemble Bourgasser très dégradées (le Berlioz et une partie du Massenet) sont démolies pour faire place à des immeubles collectifs de taille plus modeste: les immeubles Manon et Ariane nommés d’après les œuvres musicales de Jules Massenet. En 2000, le Massenet est détruit entièrement. Le Verdi, dernier vestige de l’ancien quartier Bourgasser, disparaît du paysage rombasien au début de l’année 2011.

La ville est précurseur du développement d’Internet à ses débuts en développant son site internet dès mars 1998 et en ouvrant peu après un Espace public numérique dans une salle de la médiathèque La Pléiade. La salle des fêtes, réhabilitée et promue « Espace culturel », développe une vaste programmation de concerts et de spectacles culturels.

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Population

9.697 habitants

Région

Grand Est

Département

Moselle
(57)

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