Le Muy
Var · Provence-Alpes-Côte d'Azur
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire du Muy
Le Muy, commune du Var en Provence-Alpes-Côte d'Azur, compte 9 646 habitants. Plusieurs sites du paléolithique ont été identifiés et fouillés sur la commune, en plaine et dans le massif du Rouet, tandis que de nombreux oppidums de l'âge du fer témoignent de la présence de tribus ligures. L'époque gallo-romaine est attestée par de nombreux vestiges, de la grande villa à la petite exploitation agricole, de la stèle funéraire à la borne milliaire. Vers l'an 1000, le castrum de Marsens, situé à San Luen, comprenait déjà tout le territoire du futur castrum de Modio ; la famille de Marsens donna par chartes des terres et une église à l'abbaye Saint-Victor de Marseille. En 1023, un plaid se déroule « in loco quem vocant Modio ». En 1235, le comte de Provence Raymond Béranger obtient la possession de Marsens après échange avec Raymond, évêque de Fréjus. Le 15 août 1944, des troupes alliées sont parachutées sur la commune dans le cadre de l'opération Dragoon ; Le Muy est libéré le lendemain.
Toponymie du Muy
Le nom de la localité est attesté sous les formes Modius en 1178, de Modio vers 1200, de Amodio en 1383, lo Muy au XVIe siècle, lo Muei au XIXe siècle. Ernest Nègre émet l'hypothèse d'une fixation toponymique d'un nom commun de la langue d'oc, muei, mui, « mesure de capacité pour les grains et les liquides », rapprochée du terme d'oïl mui, « mesure agraire, étendue de terrain ensemencée avec un muid de grain ». En occitan provençal : Lo Muei selon la norme classique, Lou Muei selon la norme mistralienne.
Patrimoine religieux au Muy
Au XIIe siècle, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait Notre-Dame-de-Lauzade, d'abord église rurale puis église paroissiale, dont elle percevait les revenus. L'église paroissiale Saint-Joseph était en construction en 1532 sous le vocable Notre-Dame-de-la-Lause ; bâtie à l'extérieur des remparts, son clocher repose sur le portal Dhault, l'une des portes du village. Elle est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le vitrail commandé en février 1531 par Bernardin de Rascas, chanoine d'Aix et vicaire du Muy, a été réalisé par le maître-verrier Didier de Laporte. La cloche de l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, datée de 1700, est classée au titre des objets mobiliers. Subsistent également les ruines de la chapelle Notre-Dame-de-la-Roquette (anciennement Notre-Dame du Pasme) et du couvent des trinitaires au pied du rocher de Roquebrune, ainsi que la chapelle Saint-Pons sur la route de Callas, citée en 1597 sous le nom de Saint-Geoffroy. En 1592, lors du siège mené par le duc de Lesdiguières pour le compte du roi Henri IV, l'église fut en partie détruite ; en 1707, lors de l'invasion des troupes du duc de Savoie, « les portes de l'église ont été rompues et brisées ».
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