Beaumont-sur-Oise

Histoire de Beaumont-sur-Oise

Beaumont-sur-Oise est une commune de Val-d’Oise, en Île-de-France, qui compte 9 590 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Bellimontis en 1110, Bellus mons en 1170, Bellus super Ysaram en 1261. Il s’agit d’une formation médiévale à la signification apparente « beau mont ». Aucun, n’est attesté avant le, ce qui indique le caractère tardif de ces formations toponymiques.

Les Grandes Chroniques de France citent le lieu sous le nom de Biaumont seur Oise, ce qui représente une évolution régulière de l’ancien français.

Des silex taillés, dont trois outils, ont été mis au jour lors de fouilles dans la ville. Bien que rare, ce matériel témoigne d’une occupation du site dès l’époque paléolithique. Le Paléolithique supérieur étant très peu connu dans le Val-d’Oise, le diagnostic réalisé est porteur d’informations particulièrement intéressantes sur cette période. Beaumont-sur-Oise, Belmontium ad Isaram, était le point de conjonction des tribus gauloises Bellovaques dont le territoire recoupait l’Oise, les Véliocasses sur le territoire du Vexin et les Parisii dans la plaine de France. Un oppidum gaulois gardait vraisemblablement le gué, point de passage obligatoire de la rivière Oise. L’emplacement de la cité de Bellusmons devait-être située à l’est de la ville actuelle sur un terrain en pente douce qui descend sur l’Oise, car on a retrouvé à cet endroit des restes d’un pont, vestiges de la voie romaine qui allait de Lutèce à Bellovacum. Jules César investit la région dès -57. Après la conquête, le peuplement s’organise en fonction des voies romaines.

Ainsi, le site est déjà un centre urbain et un carrefour stratégique dès le, sur l’axe Paris (Lutèce) – Beauvais (Caesaromagus), point de franchissement de l’Oise. À la fin de l’Empire romain, la ville antique s’étend au fond de la vallée, actuellement les environs du lycée et du cimetière. Les fouilles archéologiques ont en effet mis en évidence une voie antique, des ilots d’habitation (insulae), construits sur cave, puits et puisard, des fours de potiers (une production intensive de céramique est attestée sur le site), un amphithéâtre gallo-romain, les thermes, le cimetière ou encore le forum. Sans doute la ville possédait-elle également un port (une ancre fluviale du a été découverte). Après quelques siècles d’abandon, cette plateforme est choisie au début du comme site d’implantation des chanoines de Saint-Léonor. Une collégiale carolingienne est construite, protégée au sud par une grande motte seigneuriale, sans doute fichée d’un donjon de bois. Il est vraisemblable que le pont de Beaumont-sur-Oise fut initialement construit par les moines de Saint-Léonor à cette époque. Le comte leur accorda alors en compensation une rente perpétuelle de cent sols parisis et de dix mines de sel.

Ce pont supportait quatre moulins. L’église est rattachée à l’ordre de Cluny, elle devient ensuite un prieuré où s’installent des moines de Saint-Martin-des-Champs. À la fin du, la tour cède la place à un énorme donjon roman rectangulaire en pierre ( de haut). Ce donjon, plus haut que le clocher de l’église Saint-Laurent servait à stocker la nourriture au rez-de-chaussée, et d’abriter les appartements du seigneur à l’étage. Son rez-de-chaussée est muni à l’est d’un avant-corps en abside, dont l’étage abritait certainement une chapelle castrale. La collégiale s’agrandit et un cloître est construit. Jean de Beaumont, dernier comte de Beaumont, était à la droite du roi de France, Philippe Auguste en 1214 à la bataille de Bouvines. En 1222-1223, le comté est acheté par le roi de France.

Le comte meurt sans postérité en 1223, et le comté rejoint l’apanage des rois de France et sera transmis de siècle en siècle à des membres de la famille royale dont le plus connu est sans doute. De nombreux bombardements laissèrent certains quartiers de la ville en ruines qui obligèrent les municipalités de la deuxième moitié du à reconstruire une partie de la cité. En juillet 2016, cinq jours d’émeutes frappent le quartier de Boyenval après la mort d’Adama Traoré. Selon le parquet de Pontoise, une soixantaine de coups de feu sont alors tirés au fusil de chasse de. 59 policiers et gendarmes ont été directement touchés par les tirs, dont six qui ont été légèrement blessés. Adama Traoré, 24 ans, meurt le 19 à la gendarmerie de Persan, à la suite de son interpellation à Beaumont-sur-Oise dans des conditions encore non éclaircies. Sa mort prend une dimension judiciaire à la suite de dépôts de plainte concernant un possible homicide involontaire, puis de supposées entraves à l’enquête. Plusieurs nuits d’échauffourées ont lieu à Beaumont-sur-Oise et dans les communes voisines dans les jours suivant le décès.

Le 22 juillet, une marche blanche rassemble plus de personnes dans les rues de la commune.

Patrimoine religieux

Beaumont-sur-Oise compte quatre édifices protégés au titre des monuments historiques sur son territoire.

Informations Clés

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Population

9.590 habitants

Région

Île-de-France

Département

Val-d'Oise
(95)

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