Ouistreham
Histoire d’Ouistreham
Ouistreham est une commune de Calvados, en Normandie, qui compte 9 331 habitants. Ouistreham est mentionnée dès 1086 sous la forme Oistreham et sous les formes Oystreham, Hoistreham également en 1086; Oistreham en 1259; Oistrehannum en 1260; Ouistrehannum en 1281; Ostreham et Ostrehan au; Hoystrehan en 1371; Estrehan en 1620; Oyestreham au (carte de Cassini) et. Elle tirerait son nom d’origine germanique d’un établissement de colons saxons, implantés dans la région en tant que mercenaires (autour des ).
Cependant, il n’existe aucune attestation de ce toponyme antérieurement. En outre, on rencontre dans la toponymie normande de nombreux éléments anglo-saxons, langue proche du vieux saxon, qui sont à mettre en relation avec l’installation de colons venus d’Angleterre avec les Scandinaves autour.
Un « camp romain » (du Catillon ou du Castillon) était situé sur la rive gauche de l’Orne près de Bénouville. Il a été nivelé, il n’en reste qu’une petite partie du rempart nord-ouest. En réalité, l’archéologie moderne exclut l’hypothèse qu’il s’agisse d’un camp romain, en tout cas pas du Haut Empire, les archéologues n’ayant jamais mis au jour de camp romain datant de cette période dans le Nord de la Gaule, hormis Arlaines à Ressons-le-Long (Aisne), et vraisemblablement pas non plus du Bas Empire. L’expression Camp romain ou s’applique de manière générale à des ouvrages datant de l’Âge de fer ou du Moyen Âge.
L’église Saint-Samson et la grange aux dîmes forment, dès le début du hameau de Ouistreham, le cœur de cette cité. Sa proximité avec la mer a fait que le bourg s’est développé vers la grève, au nord. Ouistreham était un village de pêcheurs et de paysans où l’activité était aussi liée au commerce maritime. Ouistreham connut l’essor de son port grâce à l’extraction et à l’exportation de la pierre de Caen et de Ranville.
Il y subsiste encore quelques maisons typiques de pêcheurs. En 1779, pour protéger l’embouchure de l’Orne des attaques anglaises, il fut décidé de construire trois redoutes selon les plans de Vauban, à Ouistreham, Colleville et Merville. Ces redoutes furent désarmées en 1816, celle de Ouistreham fut vendue à un particulier qui la transforma en maison de maître. Des vestiges de la redoute sont encore visibles au « Petit Château de la Redoute » au 38 boulevard Boivin-Champeaux.
Patrimoine religieux
Elle fut construite durant les années qui précèdent 1150, sous l’égide de la sixième abbesse de la Trinité de Caen, Jeanne de Coulonces, elle fut dédiée à saint Samson en 1180. La nef à six travées accompagnées de collatéraux est prolongée par un avant-chœur coiffé d’une grosse tour et un chœur qui se termine par une abside en hémicycle. Bien que la construction d’origine date de 1150, l’ensemble a subi des restaurations radicales à la fin du, ce qui a provoqué une modification sensible de son organisation architecturale et de sa sculpture.
L’église veilla sur le bourg en remplissant au travers des siècles, outre sa vocation religieuse, plusieurs fonctions: fortifiée au elle joua un rôle de défense, comme en témoignent les canons déposés sur son mur sud, et de protection car le clocher servit aussi de phare et les pilotes surveillaient la mer d’une lucarne aménagée au-dessus de l’abside. L’intérieur de l’église conserve encore des statues et un mobilier intéressants, ainsi que deux vitraux commémorant la libération de la ville lors de la Seconde Guerre mondiale. L’église est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840.