Capbreton
Histoire de Capbreton
Capbreton est une commune de Landes, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 9 185 habitants. En dépit de son étymologie intuitive, le nom de Capbreton n’a pas de filiation avérée avec la Bretagne. Le nom du village est attesté sous les formes Cap Bertou ou Cabertou en 1170 et sur d’autres cartes marines du sur lesquelles sont mentionnés tantôt Capbreton, tantôt Caberton, Cap-Breton (sans date).
Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta le nom révolutionnaire de Capbrutus, avec toute une série de noms similaires composés avec l’élément Cap- ou Cab-, qui représente le français cap ou l’occitan cap (ou occitan dialectal *cabo) « cap, tête, extrémité ». On peut rapprocher Capbreton d’autres toponymes du sud ouest comme Cabestany (Pyrénées-Orientales, de Cabestagnio 927), Capbis (Pyrénées-Atlantiques, Cabbis, Grangia Capbisii en 1235), Caplong (Gironde) et ailleurs, comme Cap-d’Ail (Alpes-Maritimes, Cabo d’Ail 1259).
C’est dans la deuxième moitié du que le nom de Capbreton apparaît pour la première fois dans les archives de Bayonne: l’histoire des deux villes est alors intimement liée, pour le meilleur et pour le pire (les Bayonnais, au prix de luttes et de procès incessants, voulaient s’assurer le monopole des échanges commerciaux sur l’Adour et son débouché maritime). Il existe au large de Terre-Neuve, l’île du Cap-Breton: tire-t-elle son nom de Capbreton? Rien n’est moins sûr mais, dans cette île, la présence des marins gascons est attestée comme en témoignent de nombreux noms de villages ou lieux-dits de l’île (citons, entre autres, le village de Gabarus qui porte le nom d’une des plus illustres familles d’armateurs capbretonnais). Au temps de son apogée , Capbreton comptait entre et, tirant sa prospérité du commerce florissant vers l’Espagne, le Portugal et les Pays-Bas de ses réputés « vins de sable », issus des vignes plantées sur les dunes bordant le cours ultime de l’Adour, de Labenne à Messanges, et des produits de la forêt environnante (liège, poix, résine, planches de pin).
Capbreton a conservé peu de témoignages de son ancienne splendeur: elle fut en effet ravagée par des raids des marins espagnols du temps des nombreuses guerres qui opposèrent royaumes de France et d’Espagne: quelques maisons à encorbellement et colombages sont encore visibles. Son vieux quartier du Bouret était placé sur le chemin littoral menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. L’église Saint-Nicolas a été reconstruite au milieu du mais conserve encore une porte gothique ainsi qu’une très belle pietà polychrome. Son clocher, en forme de haute tour souvent remaniée, servait d’amer pour les navires.
Si les ex-votos traditionnels des marins ont été détruits pendant la Révolution, on peut encore admirer, placardés sur les murs du porche et de la nef, les noms de nombreux marins natifs de Capbreton, qui ont souvent péri bien loin de leur port d’attache. En 1578, après de gigantesques travaux, l’ingénieur Louis de Foix détourna l’Adour au, évènement qui entraîna la perte progressive mais irrémédiable de l’embouchure de Capbreton et, plus au nord, de celle du Port d’Albret, désormais devenu « Vieux-Boucau » (qui signifie vieille embouchure en gascon) alors principal débouché maritime de ce fleuve vagabond qu’était l’Adour. Cette décision, funeste pour Capbreton et Port d’Albret, permit au commerce bayonnais de reprendre son monopole, au prix d’entretiens coûteux de cette nouvelle embouchure qui fut longtemps, par sa barre, réputée très dangereuse, contrairement au havre très sûr situé à portée de Capbreton. Les habitants de Capbreton ne se résignèrent jamais à la perte de leur port: si les ingénieurs de Vauban reconnurent la qualité d’abri naturel du gouf de Capbreton, il fallut attendre l’empereur Napoléon III pour que des travaux redonnent vie à l’ancien port.
Patrimoine religieux
L’estacade est une jetée en charpente servant à prolonger un bajoyer pour guider les bateaux à l’entrée d’une écluse ou leur permettre de s’amarrer. L’empereur Napoléon III, lors de sa visite le 2, au cours d’une réception, se fait remettre par le conseil municipal les plans du futur port de Capbreton établis par les ingénieurs Descombes et Pairier. Après quelques pas sur l’implantation du futur projet, il en décide la réalisation.
Le 27 septembre 1858, le conseil municipal, lors de sa réunion, octroie à l’ingénieur Descombes 600 pins pour le port. Ils construisent alors une estacade de prolongée plus tard de. Elle est rasée en 1943 par les Allemands.