Wingles
Histoire de Wingles
Wingles est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 8 742 habitants. D’après l’historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Wistrewingles en 1070; Wingeles en 1145; Vincla en 1192; Wingles en 1298; Wingues en 1337; Wingres en 1601; Wingles en 1793 et depuis 1801.
Au plusieurs découvertes de l’époque préhistorique ont été faites à Wingles, attestant que cette ville a connu une population il y a bien longtemps. Voici quelques éléments découverts à Wingles: de grandes quantités de haches en silex, bois calciné à de profondeur, des silex taillés. Quelques tombeaux et des urnes funéraires contenant des os ont été découvertes. Ces découvertes datent de l’époque gallo-romaine. L’une des tombes était occupée par deux hommes reposant à côté d’une épée en fer blanc; une autre tombe de ce type a été découverte. Cela semble indiquer que cette ville possédait quelques guerriers pour sa sécurité, comme tant d’autres villes de l’époque. D’autres éléments datant de cette époque furent découverts dans la ville, comme des fibules, des assiettes, des jarres… avec citation. Brabant s’est illustré pendant ce conflit et a reçu la médaille militaire, la médaille de Verdun, la croix de guerre et la légion d’honneur en 1983 à la mairie.
Quarez ancien gardien de la paix est chargé du ravitaillement de la ville de Wingles. Une tâche assez compliquée car le nombre d’habitants à Wingles a fortement augmenté durant cette période, à cause des soldats présents dans la ville et aussi à cause des nombreux réfugiés. Début juin les Winglois voient passer dans leurs villes des régiments entiers de prisonniers français encadrés par les Allemands. Quelques habitants offrent du pain et de l’eau aux soldats et certains ont même réussi à faire échapper quelques prisonniers. Il faut faire appel à plusieurs boulangers pour fournir du pain à tout le monde. Plusieurs cantonnements de soldats se succéderont à Wingles. Des réquisitions seront effectuées sur la commune telle que des lits, des chaises, des classeurs, des couvertures… À partir d’octobre 1940, une liste de produits rationnés est établie.
Ainsi est indiquée la quantité d’un produit pouvant être consommé en fonction du consommateur. Par exemple un mineur de fond pourra consommer plus d’aliments qu’un consommateur ordinaire. Ce rationnement s’organise grâce à des tickets qui donnent le droit d’acheter une certaine quantité de produit. À Wingles ces tickets sont conservés à la mairie. Durant les années 1943-1944 le ravitaillement diminue encore, les Winglois s’organisent pour trouver du ravitaillement Tout ceci développe le marché noir à Wingles. Ainsi une savonnerie clandestine est découverte dans une chambre au-dessus d’un café. En 2 mois, savons ont été écoulés à un prix de, alors que le coût de fabrication est de.
La pénurie développera également le vol. Malgré le rationnement les Winglois se mobilisent pour envoyer de l’argent aux prisonniers. On organise différents événements pour récolter de l’argent: des combats de coqs, des concours de chants, des tournois de football. En 1943, plusieurs dizaines de Winglois seront envoyés en Allemagne de force par le biais du S.T.O. De plus, durant cette période (1943-1944), les bombardements des alliés s’intensifient, et les Winglois, de jour comme de nuit gagnent de plus en plus souvent les abris, les caves, les tranchées creusées dans les jardins. Ces bombardements feront quelques victimes parmi les Winglois. La résistance au début de l’occupation Un réseau de F.T.P (franc tireur partisan) est démantelé dans la ville de Wingles.
Certains membres sont déportés en Allemagne, 2 membres de ce réseau, Joseph Bodart et André Pezé sont fusillés à la citadelle d’Arras en septembre 1942. Les résistants sabotent tout ce que les Allemands utilisent. Alors les Allemands, recrutent des gens pour surveiller les lignes électriques, les voies ferrées. Dans les mines, on ralentit la production et des grèves éclatent malgré la menace des Allemands. Malheureusement, tous les concitoyens de Wingles n’ont pas été exemplaires, en effet plusieurs dénonciations seront commises à Wingles. La résistance à partir de 1943 Trois réseaux rassemblent les résistants Winglois: le groupe libération, le mouvement voix du nord et les F.T.P (franc tireur partisan). Ces mouvements sont en contact avec les villages voisins et opèrent ensemble, car ils ont le même chef.
Le 6 juin 1944, les alliés débarquent, les F.F.I (Force, Française, de l’Intérieur) doivent intensifier leurs actions afin d’aider les alliés. À Wingles, des rails sont déboulonnés, des wagons citernes sont percés, les F.F.I se font remettre la paie des ouvriers de la Verrerie avec la complicité cachée des comptables. Les Allemands sont de plus en plus sous tension, des patrouilles rôdent dans la ville, les lieux publics sont fermés, les vélos confisqués. Le 25 août, Paris est libérée, à Wingles les collaborateurs sont lynchés, l’un d’entre eux meurt. Le 26 août, des avions de la R.A.F survolent Wingles et attaquent divers objectifs, les postes radios sont récupérés. Le 31 août, des Allemands arrivent de la rue d’Hulluch et longent les mûrs de maison en direction de Meurchin. La nuit du 1 septembre 1944 on observe des Allemands qui quittent Wingles. Durant la journée les habitants se préparent pour la libération.
Les F.F.I harcèlent les derniers Allemands à Wingles. À 16 heures, chemin des halages, Albert Duplat, Sosthène Lacroix meurt au cours du combat. Une demi-heure plus tard, rue du Marais, Joseph Cadix, Roger Dendiével, Jean Carcel et Marcel Décaillon tombent pour la France. Le 2 septembre 1944, vers 9 h 30, un bruit métallique se fait entendre au loin, des chenilles de chars, les Winglois s’exclament «Ils sont là!». Des Anglais venant de Lens délivrent enfin la ville de Wingles. Les tanks défilent dans la rue principale et certains stationnent sur la place. Le temps de rencontrer les Winglois qui leur offre le verre de l’amitié. Les Winglois se précipitent sur les chars pour prendre la photo souvenir.
En fin de matinée quelques obus explosent près de l’église de Wingles, le soldat Walter Bawn est tué en face du café «la chaumière» aujourd’hui ce café est devenu un commerce qui se nomme «la Pizza’» une stèle est installée à cet endroit pour honorer la mémoire de ce soldat venu libérer la ville de Wingles. Des combats auront lieu au niveau du pont de Meurchin. En effet le pont ne fut pas détruit mais les F.F.I de Wingles, Douvrin et Meurchin attendaient les Allemands en fuite. Il y aura des morts des deux côtés. Toujours le 2 septembre, un comité de libération se substitue au conseil municipal et une commission de police est constituée pour maintenir l’ordre. Les prisonniers allemands sont enfermés dans un camp établi sur un ancien terril des fosses 3 et 4. Ce camp avait été installé par les Allemands pour y loger les déportés de l’est. De nombreux Winglois restent prisonniers en Allemagne notamment ceux du STO.
Après la guerre, les Indochinois se révoltent et Wingles perd trois de ses concitoyens, puis un peu plus tard, en 1954 l’Algérie se révolte. De jeunes Winglois sont envoyés en Algérie faire leur service militaire, deux n’en reviendront jamais.
Patrimoine religieux
Depuis le 30 juin 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les, répartis sur inclus dans le périmètre du bassin minier, deux sites de Wingles liés à la fosse 7 – 7 bis: le site, formé par la cité pavillonnaire de la gare et le site, formé par la cité de corons du pont, formé par la cité pavillonnaire des sports.