Hirson

Histoire d’Hirson

Hirson est une commune de Aisne, en Hauts-de-France, qui compte 8 662 habitants. Selon l’étude de la première formulation du toponyme: « Iricio », le toponyme proviendrait du latin ericius, qui signifie hérisson, ou actuellement, du picard hirchon, qui désigne le même animal.

Les importants et les plus anciens vestiges découverts dans le canton d’Hirson, ceux de Macquenoise et de Mondrepuis (dit du Catelet), révèlent la présence de deux camps antiques. Le deuxième est certainement d’origine celtique du type éperon barré (visible sur les photos aériennes du site). Du matériel lithique fut découvert sur le territoire de la commune d’Hirson. Les Nervi peuplaient le département du Nord et le Hainaut belge actuels. Les Rémi occupaient les territoires actuels du Laonnois, l’arrondissement de Vervins, le département des Ardennes et l’arrondissement de Reims. Situé aux confins des territoires de deux peuples belges marquants, la région d’Hirson était occupée par les Nervi, décrits comme sauvages par Jules César qui conquit cette région en 57, et par les Rémi, alliés de César.

Des pièces de monnaie et des vestiges gallo-romains ont été mis au jour sur le territoire de la commune d’Hirson. Des sépultures franques ont été retrouvées sur le territoire de la commune. Hirson n’apparaît véritablement que vers le. Elle portait à l’époque le nom de Iricio. Le lieu se signalait par l’existence d’un château fort, situé sur un promontoire rocheux au confluent de l’Oise et du Gland, à l’emplacement actuel du musée. Propriété des seigneurs de Guise, ce château ne fut jamais occupé que par des châtelains, officiers dépendant de ces seigneurs.

En 945, Héresinde, épouse du seigneur Eilbert de Ribemont, vassal du comte de Vermandois Albert le Pieux († 943) fonde à Saint-Michel un ermitage pour des moines écossais ou irlandais venus de l’abbaye Saint-Vincent de Laon. Par la suite, ces moines adoptèrent la règle bénédictine. Au, un canal fut creusé pour relier l’Oise au Gland. C’est ainsi que naquit l’île Notre-Dame. Sur cette île, en haut d’un promontoire fut érigé un château fort. Celui-ci permettait d’assurer la défense du royaume de France face au comté de Hainaut.

Une autre abbaye, celle-là de chanoines réguliers de l’ordre des Prémontrés, fut fondée en 1147 à Bucilly, au sud d’Hirson. Ces chanoines réguliers ou prêtres-moines (alors que les autres moines n’étaient pas prêtres pour la plupart) desservirent les cures de nombreux villages alentour. En 1156, une charte de franchises (code judiciaires) fut accordée par les seigneurs de Guise à Hirson. Cette charte énumérait les redevances des habitants envers leur seigneur, ainsi que leurs droits et leurs devoirs. Pour le reste, la charte d’Hirson ressemble à un code de droit pénal. En 1234, Gauthier, comte de Blois, en vue d’assurer le repos de son âme, fonda à Hirson une chapelle pour y célébrer à toujours l’office divin.

Il s’entendit avec l’abbé et le couvent de Saint-Michel pour la faire desservir par un moine de leur communauté. En 1328, Jehan d’Anglebermer fonde la chapelle. En 1425, le château fort est pris par Jean II de Luxembourg. Les châtelains d’Hirson dépendaient des seigneurs de Guise). La peste accompagna plusieurs fois les guerres, notamment au milieu du et en 1580 où elle décima la population. En 1593, les troupes royales d’Henri IV s’emparent du château.

En pleine guerre de Trente Ans, le château d’Hirson est assiégé par les Espagnols du 25 juillet au 15 août 1636. Le vicomte de Turenne le reprend en 1637. En août 1650, François-Armand de Caruel, seigneur d’Hirson, détruisit presque toute la ville. Une pétition de 1765 porte à écus les pertes occasionnées par ce sinistre. Avec le consentement du prince de Condé, les habitants reconstruisirent Hirson en partie en utilisant les ruines du château, qui fut ainsi complètement rasé. Le château actuel est reconstruit en pierres et ardoises.

Il y avait 450 feux, soit environ à la veille de la Révolution française. Au début du, Hirson comptait déjà plusieurs forges et ferblanteries dont celle du Pas-Bayard. Des clouteries étaient installées dans tout le canton. Hirson souffrira de l’invasion prussienne de 1815. Le tronçon ferroviaire de Vervins à Hirson ouvre le 30 août 1870. Avec la création et l’ouverture de différents tronçons, Hirson va très rapidement devenir une étoile ferroviaire, passant du statut de gare de passage à terminus.

Depuis le début de l’aventure ferroviaire, la population d’Hirson a été multipliée par trois. En 1913, la gare d’Hirson emploie aux alentours de. Face à ce développement, le site n’est plus adapté et doit être agrandi mais la Première Guerre mondiale va être un frein à cette expansion. Après quatre années d’occupation allemande, le site est énormément endommagé. Première Guerre mondiale: Hirson se trouve en zone occupée par les troupes allemandes d’août 1914 jusqu’au 9 novembre 1918, date où la ville est libérée par des troupes françaises, donc avant l’Armistice. L’activité redémarre en juin 1919.

L’expansion de la gare est relancée avec de nouvelles installations, prêtes à accueillir plus d’une centaine de machines à vapeur: tour d’aiguillage de la Florentine, un dépôt, un toboggan, des parcs à charbon. L’année 1929 sera l’apothéose pour le trafic du pôle ferroviaire hirsonnais. En 1931, la population d’Hirson est de, celle de Buire de (triplement en ). Les cités cheminotes Champs-Élysées et de Cité de Buire ont vu le jour. En 1932, la Compagnie des chemins de fer du Nord et la Compagnie des chemins de fer de l’Est décident de mettre en place des trains directs mettant fin au transit d’Hirson. Le rôle de jonction d’Hirson entre les réseaux Nord et Est est donc remis en cause.

Petit à petit, la gare ne va plus devenir un point de passage nécessaire pour procéder au transbordement et aux ruptures de charge. La moyenne de wagons manœuvrés quotidiennement passe de en 1931 à 500 en 1932. Le 6 mars 1944, le secteur stratégique de la gare est bombardé par l’US Air Force occasionnant une longue indisponibilité des installations ferroviaires mais aussi le lourd bilan de 46 victimes. Hirson est libérée le 2 septembre 1944 par les Américains. Le 5 octobre 1945, Henri Poulat devient maire de la ville. Comme toutes les villes bombardées, la reconstruction est nécessaire.

Celle-ci va être principalement menée par l’architecte Louis-Raymond Fischer qui devient maire le 25 octobre 1947. Durant ses trois mandats (il est réélu en mai 1954 et mars 1959), Fischer va donner un nouveau souffle à la ville. Des projets architecturaux sont lancés: un immeuble de plusieurs étages appelé le Building (inauguré le 9 mai 1954), création du lycée Juliot-Curie, stade du Square Saint-Nazaire (inauguré le 24 juillet 1955), etc. Parallèlement, la ville acquiert le bâtiment actuel de la caserne des pompiers (le 23 septembre 1950), crée la bibliothèque municipale (le 3 avril 1951), la MJC (octobre 1951), ouverture de la plage et du camping de Blangy (août 1955). La ville acquiert l’Eden et la mairie s’y installe en octobre 1957. Le premier supermarché, Prisunic, ouvre en septembre 1964, sur la place Victor-Hugo.

Après, Fischer passera la relève à Yves Hary, professeur de dessin, le 26 mars 1965. En 1969, le Club des jeunes ouvre dans les gradins (janvier), le premier numéro de l’hebdomadaire Le Courrier paraît (21 mars) et le dépôt SNCF ferme définitivement ( octobre). Marquant ainsi la fin de l’épopée ferroviaire hirsonnaise. Courant des années 1970, on notera l’arrivée d’un nouveau maire, Raymond Mahoudeaux, élu pour deux mandants (mars 1971 et mars 1977). La première piscine ouvre en octobre 1973 (elle fermera en 1996). Fin septembre 1975, la ville rachète le site de Blangy, qui ouvrira officiellement en mai 1977.

Les années 1980 seront marquées par les deux mandants de Georges Lapeyrie (élu en mars 1983 et réélu en mars 1989). Le 30 mars 1980, La Gazette de Thiérache sort de presse pour la dernière fois. La radio locale Fréquence Charlemagne voit le jour (mars 1983). Le nouveau cinéma, le Sonhir 3 (appellation en verlan de Hirson) est inauguré le 17 septembre 1985. Le centre-ville est redessiné avec le déplacement du monument de la Victoire (mai 1986) et l’inauguration de la fontaine de Patrick Saytour le 5 mai 1990. Celle-ci n’aura cesse de faire couler d’encre.

Au cours des années 1990, Jean-Jacques Thomas devient maire (juin 1995). Le nouveau millénaire est marqué par l’inauguration de la déviation sud (février 2001) et celle de la nouvelle piscine(juin 2003). Le stade Daniel-Cambreling est inauguré en 2016.

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Population

8.662 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Aisne
(02)

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