Soustons
Histoire de Soustons
Soustons est une commune de Landes, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 8 421 habitants. Le nom de la localité est mentionné Sanctus Petrus de Sostono sur le cartulaire de Dax, puis Soston ou Souston à partir du XVIIe siècle. Selon certaines sources, il s’agit d’un type toponymique basé sur le terme gascon sosta « pâturage », suivi du suffixe diminutif -on, utilisé en Béarn et Bigorre et peut-être bien transporté par les pasteurs transhumants de jadis.
Une étymologie anglaise du type *South Town n’est soutenue ni par les formes anciennes, ni par les spécialistes. En effet, le duché d’Aquitaine et ses élites parlaient la langue d’oc, tout comme le peuple, malgré la souveraineté du roi d’Angleterre — du mariage d’Aliénor à la bataille de Castillon (1453) — lui-même parlant une variante de l’ancien français au moins jusqu’au, tandis que l’élite anglaise et une partie de la classe moyenne ont parlé l’anglo-normand jusqu’au.
Dans son essai Aux origines de Soustons – Esquisse de l’histoire d’un village landais jusqu’à la Révolution, le professeur Pierre Traimond souligne l’influence des différentes invasions du premier millénaire en commençant par les Romains. L’auteur traite de la période qui va de l’invasion romaine à la fin de la domination anglaise en 1451, en mettant l’accent sur la pérennité des structures agraires, villae romaines, alleux francs, seigneuries-caveries de la coutume de 1300, même si cette chronologie est contestée. Puis il étudie la période royale qui commence à Henri IV et voit les souverains essayer d’imposer la taille, puis la capitation, à des populations pauvres défendant leurs privilèges avec succès.
Une dernière partie marque le tournant centralisateur de la Révolution à partir de la réunion des Etats Généraux et les cahiers de doléances, de la création du département des Landes, du gouvernement de la Terreur et du code civil qui modifie les conditions du métayage. Lente à s’adapter aux plantes importées d’Amérique, haricots, tomates, pommes de terre, maïs, la population, pauvre, garde son caractère rural, en se nourrissant jusqu’en 1914 d’escauton, sorte de polenta de maïs, et de méture, pain traditionnel à base de farine de maïs. Voici le portrait de la commune que rédige le curé Daugareil en 1888.
« Sa population, d’après le recensement dernier, est de trois mille huit cent quarante-deux habitants, Il n’y a qu’une seule église, et son patron est saint Pierre, chef des Apôtres [.] Soustons possède une école toute neuve de garçons bâtie dans l’espoir d’y mettre des instituteurs congréganistes, mais les circonstances ont fait que les laïcs ont continué de faire l’école, et du reste on n’a pas eu à s’en plaindre jusqu’à présent.