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Carbon-Blanc

Gironde · Nouvelle-Aquitaine

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Carbon-Blanc

Les premières traces d'occupation humaine à Carbon-Blanc, commune de Gironde en Nouvelle-Aquitaine, remontent à l'antiquité romaine, avec les vestiges d'une villa gallo-romaine mis au jour au bas du versant qui conduit à la vallée du Gua. Détruite par les invasions successives des Wisigoths et des Vikings, il n'en reste que des ruines lorsqu'en 1141, des moines cisterciens créent dans la vallée du Gua, sur des terres appartenant au baron de Montferrand, l'abbaye de Bonlieu. Les moines encouragent des habitants à venir s'installer près des ruines de la villa afin de mettre en valeur le territoire : ainsi naît le premier village, alors appelé « Territoire des Reliques » (ou « des ruines »).

Les guerres incessantes du Moyen Âge, dont la guerre de Cent Ans, réduisent à néant l'œuvre entreprise. La paix revenue, le baron de Montferrand et l'abbé de Bonlieu font appel, en 1500, à de nouveaux habitants pour repeupler l'ancien « Territoire des Reliques », appelé alors « le Charbon-Blanc ». Le village rassemble quelques habitants près de l'abbaye et d'une chapelle édifiée sous le vocable de Notre-Dame des Bonnes Reliques, l'église paroissiale Saint-Pierre de Bassens étant éloignée.

En 1789, on envisage de créer une commune ayant pour chef-lieu Carbon-Blanc, avec pour église paroissiale la chapelle de l'abbaye de Bonlieu, mais le projet est abandonné : l'abbaye est vendue aux enchères et en grande partie détruite. La paroisse de Bassens devient la commune de Bassens-Carbon-Blanc. Trouvant qu'ils ont trop de chemin à faire pour assister aux offices religieux, les habitants de Carbon-Blanc obtiennent la construction d'une chapelle en 1848, vouée à saint Paulin, puis sa transformation en église paroissiale l'année suivante, et finalement la création d'une nouvelle commune en 1853 par décret de Napoléon III, qui en sépare le territoire de celui de Bassens.

Toponymie de Carbon-Blanc

Le nom, autrefois écrit « Le Charbon-Blancq », « Le Cherbon-Blancq », puis « le Carbon-Blanc », fait l'objet de deux hypothèses. Pour certains, Carbon-Blanc est un dérivé de « charbon blanc » (lèpre) et la commune devrait son nom à la léproserie qui y était installée au Moyen Âge, créée par les moines de l'abbaye cistercienne Notre-Dame de Bonlieu. Pour d'autres, le nom tire son origine de la terre blanche argileuse qu'on trouve partout à faible profondeur dans le sous-sol et qui alimentait une tuilerie ; plusieurs lieux de la commune portent d'ailleurs le nom de « Terre Blanche », « Roche Blanche » ou « les Roches ».

Patrimoine religieux à Carbon-Blanc

L'église Saint-Paulin, de style néo-gothique, voit sa construction étroitement liée à la fondation de la commune : simple chapelle à l'origine, elle est agrandie en 1852 pour devenir église paroissiale. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

L'histoire religieuse de Carbon-Blanc est aussi marquée par l'abbaye cistercienne Notre-Dame de Bonlieu, fondée en 1141 dans la vallée du Gua sur des terres du baron de Montferrand. Ses moines sont à l'origine du premier peuplement médiéval du « Territoire des Reliques », puis du repeuplement de 1500. Une chapelle dédiée à Notre-Dame des Bonnes Reliques desservait alors les habitants avant la destruction de l'abbaye, vendue aux enchères après 1789.

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