Charnay-lès-Mâcon
Histoire de Charnay-lès-Mâcon
Charnay-lès-Mâcon est une commune de Saône-et-Loire, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 7 969 habitants. La première mention de la commune date de 739 sous le nom de Carnacus ou Carnaco. En 1060, le cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon évoque Carnaci. Dès le, le nom de Charnay apparaît pour la première fois.
Charnayo sera cité vers 1412 avant que Charnay ne soit réutilisé vers 1472. Trois cents ans plus tard, en 1792, Charnay devient Charnay-et-Saint-Léger selon les archives nationales puis redevient une nouvelle fois Charnay vers 1800. Un décret du change officiellement le nom en Charnay-lez-Mâcon pour prendre le nom actuel de Charnay-lès-Mâcon vers 1892.
Il s’agit d’un toponyme gaulois ou gallo-romain, basé sur un anthroponyme gaulois Carnus ou plutôt un appellatif *karn qui signifie « tas de pierre sur un tumulus » cf. vieil irlandais carn, même sens, gallois carn « tas de pierre ».
Attestée depuis 968 comme premier lieu de culte dédié à saint Pierre, l’église du bourg de Charnay-lès-Mâcon prit le nom de Sainte-Madeleine. L’histoire fut marquée, de 1500 à 1650, par les guerres de Religion, dont il reste aujourd’hui le souvenir au travers d’une salle municipale, la salle du Vieux Temple, sur l’ancien fief de la Bâtie, puis, tout au long de la période médiévale, par les luttes franco-bourguignonnes. Attenant à la ville de Mâcon, c’est à Charnay que se trouvait la porte fortifiée Ouest de la Cité. L’activité de la commune, répartie en de nombreux hameaux, est alors essentiellement agricole et s’organise autour de grands domaines religieux, comme celui de l’abbaye Saint-Pierre, détruite par les Mâconnais en 1470, ou féodaux, comme celui de Champgrenon. Charnay s’est ensuite développée dans son sillage, du fait des nombreux axes de communication y menant et traversant son territoire.
La route partant de la porte Ouest et qui deviendra route nationale menant de Cluny à Mâcon a donné naissance au bourg de La Coupée, construit comme une ville-rue. Charnay a ensuite été traversée par la ligne de chemin de fer du Charolais, fermée en 1970, et dont subsiste le vestige de la gare et certains tronçons transformés en voie verte. Le a renforcé ce rôle de communication avec la construction de l’autoroute Paris-Lyon et du train à grande vitesse.
Patrimoine religieux
On trouve sur le territoire de la commune quatre monuments dédiés à la religion chrétienne