Cavalaire-sur-Mer
Histoire de Cavalaire-sur-Mer
Cavalaire-sur-Mer est une commune de Var, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 7 678 habitants. Le toponyme Cavalaire provient du nom de l’ancienne colonie grecque Heraclea Caccabaria ou simplement Caccabaria. Au Moyen-Âge, la localité, alors un hameau de Gassin, est dénommée en provençal Cavalaïro. Une autre le fait dériver du grec ancien.
Une dernière hypothèse le rattache à la racine prélatine kab- signifiant « hauteur » qui a pu donner également Chalon, toponyme pour lequel la racine caballus est également évoquée. La question n’est donc pas définitivement tranchée.
Des fouilles archéologiques récentes à Cavalaire-sur-mer ont mis au jour en 2025 ce qu’on qualifie actuellement de plus ancienne maison néolithique connue en Provence, attribuée à la phase dite du Cardial ancien (aux alentours de 5700–5000 av. J.-C.) caractérisée par l’arrivée de populations d’agriculteurs-éleveurs originaires de Mésopotamie et qui atteignent l’ouest du bassin méditerranéen à partir de 6 000 av. Il s’agit d’un bâtiment d’environ 7 × 5 m retrouvé sous 4 m d’alluvions, avec des bases de murs en pierre et des céramiques cardiales caractéristiques de cette période. Durant la haute Antiquité, la baie de Cavalaire est habitée par des Ligures (ou celto-ligures) qui étaient regroupés dans plusieurs hameaux: à Pardigon, aux Pierrugues, aux Collières (Oppidum de Montjean entre 575 et 350 ans avant J.-C.) et au Dattier, entre autres. Vers 325 avant J.-C., les Grecs de Marseille créent le comptoir de Heraclea Caccabaria à l’emplacement actuel de Cavalaire. Ce comptoir continue ensuite son existence sous la domination romaine jusqu’environ 400 après J.-C.
Des terrains sont attribués à des légionnaires méritants qui construisent des « villas » dont témoigne la villa romaine de Pardigon. Lors de la chute de l’empire romain, on assiste à des invasions sur toute la côte varoise: Wisigoths (fin du Ve siècle), Ostrogoths (VIe et VIIe siècles) et Sarrasins (à de nombreuses reprises à partir du VIIIe siècle) puis Turcs venus de la mer créant une insécurité permanente (« la terreur maritime ») qui a poussé les habitants à se replier sur les hauteurs (Bormes, Gassin, Ramatuelle, Cogolin, Grimaud…) ou plus à l’intérieur des terres (abbaye du Thoronet XII-XIII ème siècle). Le Comte de Provence, Guillaume 1er, construit sur le Cap Cavalaire une tour de vigie à laquelle les Comtes de Grimaud ajoutent des fortifications, détruites en 1646. Au XVIIIe siècle, Cavalaire devient un petit hameau de pêcheurs qui, jusqu’en 1929, dépendait du village de Gassin. Cette année-là, Cavalaire obtient son autonomie et devient « Cavalaire sur mer ». Le village est placé sur le tracé de l’ancienne voie ferrée Saint-Raphaël – Toulon (parfois appelé train des Pignes), aujourd’hui disparue.
On peut cependant remarquer l’emplacement de l’ancienne voie ferrée et suivre son tracé, et ce sur une bonne partie de la côte depuis le Lavandou jusqu’à Saint-Raphaël. Il existe même à Cavalaire un « chemin du train des Pignes ». Le village a aussi été le lieu d’importantes opérations militaires lors du débarquement allié en Provence durant la seconde Guerre mondiale: le, ont participé au débarquement de Provence, dans la zone de Cavalaire, les trois divisions d’infanterie américaine (, et DI), appuyées par la blindée française aux ordres du général Jean Touzet du Vigier. En souvenir du débarquement, la municipalité organise chaque année au 15 août des festivités comprenant un défilé de voitures militaires et une reconstitution de campement militaire. Après la guerre, Cavalaire s’est progressivement affirmée comme station balnéaire de la Côte d’Azur. Son littoral, ses plages étendues, dont celle de Bonporteau, et ses activités nautiques en ont fait une destination touristique prisée.
En 2013, la commune obtient officiellement le classement de « Station de Tourisme », récompensant la qualité de son offre et de sa politique touristique. La municipalité a initié des projets d’aménagement du centre-ville, comme la restructuration du « Cœur de ville » avec la création d’espaces publics, d’aires végétalisées et de parkings sous-terrain.