Marseillan

Histoire de Marseillan

Marseillan est une commune de Hérault, en Occitanie, qui compte 7 643 habitants. Le nom officiel de la commune est Marseillan. Marseillan-Plage désigne la partie sud de la commune au sud de l’étang de Thau, là où se situent le port et la gare de Marseillan-Plage. Le nom est attesté sous les formes: villa Marciliano (927), S.

Johannis qui est in villa Marciliano (958), villa Marceliano (1080), honore S. Stephani, qui est in villa Marceliano (1088), ad Marcelianum (1098), Petri Auriol de Marceillan (1119), in castro de Marceliano (1173), Marcillan (1418), Marseillan (1740). Domaine gallo-romain: surnom latin Marcellus + suffixe -anum.

En occitan, la commune se nomme Massilhan.

Elles constituaient à l’origine le blason d’Ermengaud de Marseillan et possédaient quatre pals. La région fut ensuite occupée par les Volques Arécomiques (durant le?), puis par les Romains (probablement à partir de 121 ). Vers la fin de l’Empire romain d’Occident, les Vandales ravagèrent la Narbonnaise (s.), et, lorsque sa désintégration fut complète, le territoire de Marseillan tomba sous la domination wisigothe. Les Sarrasins occupèrent à leur tour la Septimanie, réunie au royaume franc par Pépin le Bref en 761. À l’époque féodale, Marseillan devint une seigneurie laïque qui passa plus tard (1187) sous la férule de l’évêque d’Agde, lui-même vassal du comte de Toulouse, puis, après la croisade contre les Albigeois, du roi de France. On sait d’ailleurs que sa population ne fut pas insensible au catharisme puisque « tous les hommes de Marseillan » furent excommuniés par le légat du pape Honorius III (1218).

L’apparition du consulat marseillanais est de peu antérieure (1170). Le est marqué comme ailleurs par les épidémies de peste qui touchèrent la ville en 1348, 1361 et 1375. Si le catharisme avait eu un succès certain à Marseillan, elle resta néanmoins catholique durant les guerres de Religion. La ville put s’affranchir du pouvoir de l’évêque en 1563, et être désormais administrée par ses seuls consuls. La peste revint en 1572, 1628 et 1629. Le vit la reconstruction de l’église Saint-Jean-Baptiste et la création de confréries de pénitents bleus, blancs, noirs et gris.

En 1683, le canal du Midi, qui débouche sur l’étang de Thau au voisinage de Marseillan, est ouvert à la navigation. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, créée en janvier 1790 et baptisée « Société des amis de la constitution et de l’égalité »; après la chute de la monarchie, elle se choisit un nouveau nom, « Société des sans-culottes ». Elle compte en ventôse an II. À la fin du siècle, ce fut le phylloxéra qui s’abattit sur la commune (février 1876); elle dut attendre 1881 pour reconstituer son vignoble, de nouveau fortement touché par la crise vinicole de 1907. Comme toutes les communes de France, Marseillan paya son tribut lors de la Grande Guerre; elle vit aussi l’installation d’un hôpital pour blessés et l’un de ses enfants, le général Pierre Auguste Roques, commander la armée française en 1915, et devenir ministre de la guerre en 1916. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands construisirent des casemates aux Onglous, dont les habitants furent évacués, et entreprirent le creusement d’un fossé anti-char entre l’étang de Thau et la mer Méditerranée, continué plus tard par la municipalité pour créer un canal navigable.

L’après-guerre vit le développement de Marseillan-Plage.

Patrimoine religieux

L’église Saint-Jean-Baptiste date du, mais est construite sur le site d’une église romane. Il reste aujourd’hui de cette dernière le chevet et ses demi-tours rondes aux toits coniques recouverts de tuiles romaines ainsi qu’une partie de soubassement en pierres de taille. Le bâtiment a également conservé des restes d’ajouts gothiques du: un chœur, une voûte d’ogives et l’abside. Pillée et incendiée, l’église reste fermée entre 1791 et 1822.

Il sera de nouveau restauré, du fait de l’humidité dans l’église. Le « marché couvert »: la place du marché fut couverte en 1310 d’un édifice en bois, et plus tard d’une charpente bordée en vénitienne qui fut entièrement refaite en 1984. Ses arches sont construits en pierres basaltiques noires d’Agde. La ville abrite le théâtre Henri Maurin (construit de 1911 à 1920), un des derniers théâtres « à l’italienne » du département de l’Hérault, ainsi que, selon la tradition, la plus ancienne statue de Marianne de France, œuvre du sculpteur Taillefer, qui fut érigée en 1878.

Le port de Marseillan-Ville s’ouvre sur l’étang de Thau. Il héberge non seulement des barques de pêche traditionnelles mais aussi des bateaux de plaisance plus imposants (voiliers, catamarans, péniches.). Le port de Marseillan-Plage, situé à l’embouchure du canal de Pisse-Saumes qui relie l’étang de Thau à la mer Méditerranée, allie activités mytilicoles et de plaisance. L’allée du Général-Roques, symbole de la prospérité du Marseillan du, fut inaugurée le.

Elle portait alors le nom d’esplanade ou promenade. Oddon Abbal explique dans son livre. Il s’agit d’une œuvre d’art illustrant la mer réalisée par l’architecte et artiste gantois Marnix Verstraeten.

Informations Clés

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Population

7.643 habitants

Région

Occitanie

Département

Hérault
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