Yssingeaux
Histoire d’Yssingeaux
Yssingeaux est une commune de Haute-Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 7 345 habitants. Le nom de la localité est attesté dans les expressions latine Parrochia de Issinguaudo dès 985, Vicaria de Issingaudo en l’an 1000, puis un Territorium Singaudense en 1079, sous les formes Issinger en 1383, Yssinghaux. Il s’agit manifestement du nom de personne germanique Isingaud pris absolument. En revanche, il n’y a pas lieu d’y voir l’évolution phonétique du gaulois Icidmagus, l’élément -magus s’étant systématiquement réduit à une terminaison -on, -an ou -en dans la toponymie française.
D’ailleurs, la Table de Peutinger (voies de communications sous Caracalla) nous montre Icidmago entre Aquae segete et Ruessio (Saint-Paulien) et aucune trace de voie romaine n’a jamais été trouvée à Yssingeaux (ou dans sa commune). C’est le nom d’Usson-en-Forez qui procède directement du gaulois Icidmagus, à lire sans doute Iciomagus. Son nom est traditionnellement Sinjau en auvergnat et en vivaro-alpin.
Détail insolite, le toponyme « Yssingeaux » ressemble dans l’occitan local (dialecte vivaro-alpin) à l’expression « Los Cinc Jalhs » (« Les Cinq Coqs » en français); depuis fort longtemps, les Yssingelais qui parlaient occitan pensaient fermement que le nom de leur ville signifiait bien « Les Cinq Coqs », et cette conviction a sans doute joué un grand rôle dans la genèse du blason de la cité.
Yssingeaux a une origine gallo-romaine, mentionnée au Xe siècle dans le cartulaire de Chamalières. Ville fortifiée avec des remparts et des tours, elle est incorporée à l’Auvergne, au comté de Toulouse puis à la couronne. Jean de Bourbon édifia une maison forte, relais entre le siège épiscopal et la résidence d’été des évêques à Monistrol-sur-Loire, ce bâtiment est la mairie actuelle. Le la ville est attaquée par les Huguenots. 400 protestants sous les ordres de Blacons venant de Privas, passent par La Louvesc, dont ils pillent l’église, se rendent à Tence, puis enfin à Yssingeaux, alors sous la dépendance de l’évêque du Puy. Les habitants sont avertis et sous l’autorité de Laurent Reboulh, curé d’Yssingeaux, repoussent l’attaque.
Avant 1790, Yssingeaux fait partie de l’ancienne province française du Languedoc, elle-même comprise dans le pays d’état du Velay Le décret de l’Assemblée Nationale du décrète. La municipalité d’Issingeaux est rattachée au canton d’Issengeaux et au district de Monistrol. Ainsi la municipalité d’Issengeaux devient formellement « commune d’Issengeaux » en 1793. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du, et ne conservent qu’un rôle électoral, permettant l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d’importance en retrouvant une fonction administrative.
Yssingeaux est alors rattachée au canton d’Yssingeaux et à l’arrondissement d’Yssingeaux par arrêté du 9 vendémiaire an X. Cette organisation va rester inchangée pendant près de. La commune d’Issengaux prend officiellement pour nom Yssingeaux en 1801 fin. Dans le détail, cette ville de sous-préfecture est le théâtre d'[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9769841n?rk=21459;2# actions de la Résistance] dès le mois de Juin 1944 (ex: prise de la Sous-Préfecture); le CLL (Comité Local de Libération) est au travail dès le 22 août 1944.