Perros-Guirec

Histoire de Perros-Guirec

Sur la Côte de granit rose, dans les Côtes-d’Armor en Bretagne, Perros-Guirec appartient au pays du Trégor. Le port de Ploumanac’h permettait, dès l’Antiquité, des échanges commerciaux entre la Grande-Bretagne et le continent. Le nom de la ville est un hagiotoponyme caché : il combine le breton penn ros, désignant l’extrémité d’un coteau, et l’anthroponyme Guirec, du nom du moine évangélisateur venu du Pays de Galles qui aurait abordé la côte par la plage de Ploumanac’h. La forme Penros est attestée dès 1198, puis Penros Quiroc au siècle suivant. Jusqu’à la Révolution, la paroisse, enclavée dans l’évêché de Tréguier, dépendait du doyenné de Lannion et de l’évêché de Dol ; elle était alors connue sous le vocable de saint Jacques le Mineur.

La rade servit, lors des conflits avec l’Angleterre, d’asile à des bateaux français, protégés par les rochers et par deux batteries de canons de 18 livres. À partir des années 1880, l’arrivée du chemin de fer à Lannion, puis la ligne directe Lannion–Perros-Guirec ouverte en 1906, transforment le bourg en station balnéaire fréquentée par des écrivains et artistes. Maurice Denis y acquiert en 1908 la villa Silencio y Descanso ; Gustave Eiffel y fait construire une demeure en 1903 ; le polonais Henryk Sienkiewicz, auteur de Quo Vadis ?, séjourne au château de Costaérès édifié en 1895. Le Monument aux morts compte 144 noms tombés lors de la Première Guerre mondiale et 81 lors de la Seconde, dont sept résistants morts en déportation.

Patrimoine religieux à Perros-Guirec

L’église paroissiale Saint-Jacques, classée monument historique, doit sa dédicace au passage des pèlerins venus de Grande-Bretagne en route vers Compostelle ; on trouve d’ailleurs des coquilles Saint-Jacques gravées au-dessus des portes. Le pardon de saint Jacques se tient le dernier dimanche de juillet et l’orgue est dû à Yves Fossaert. La chapelle Notre-Dame de La Clarté (Itron Varia ar Sklaerder en breton), également classée, a été élevée en 1445 à la suite d’un vœu du marquis de Barac’h sauvé d’un naufrage ; le grand pardon du 15 août, présidé par l’évêque de Saint-Brieuc, attire chaque année plusieurs milliers de fidèles. La chapelle Saint-Guirec de Ploumanac’h conserve la mémoire de l’évangélisateur, célébré par un pardon le mercredi soir précédant l’Ascension, suivi d’une procession jusqu’à l’oratoire de plage. Cet oratoire Saint-Guirec, accessible à marée basse, est lui aussi classé monument historique : il abrite une statue du saint, objet d’une coutume ancienne où les jeunes filles plantaient une épingle dans le nez pour solliciter un mariage. La chapelle Saint-Joseph, dite chapelle de la Rade, fut bâtie en 1960 dans le quartier portuaire ; la chapelle de Kernivinen, dédiée à Notre-Dame-de-Pitié, fut élevée à l’emplacement d’un ancien sanctuaire dédié à saint Marc, et accueille un pardon le deuxième dimanche après Pâques. La commune conserve enfin la croix de Trestraou et un calvaire à Ploumanac’h.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

7.175 habitants

Région

Bretagne

Département

Côtes-d'Armor
(22)

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