Herbignac

Histoire d’Herbignac

Herbignac est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 7 133 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Irbiniac en 1217, Herbignac en 1287, Yvrignac en 1426, Erbignac en 1441. Il s’agit d’une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum. L’évolution phonétique du suffixe -acum est donc caractéristique de cette zone mixte (bilinguisme breton / roman) et a produit la finale -ac, alors que l’évolution de ce suffixe dans les zones strictement romanophones de l’ouest de la France produit des finales en -ay ou -é (exemple: Savenay, Saviniacum).

Herbignac possède un nom en gallo, la langue d’oïl locale, écrit Erbigna ou Arbigna en écriture ABCD, Èrbigna ou ·Rbignâ selon l’écriture MOGA, ou Èrbinyac selon l’écriture ELG. En gallo, le nom de la commune se prononce généralement, mais les variantes et ont aussi été relevées. Herbignac a été plus récemment traduit en breton par Erbigneg.

Vers le, la juridiction seigneuriale d’Herbignac est l’une des plus importantes de la région. Dès lors, l’histoire d’Herbignac se confond avec celle des familles seigneuriales qui possèdent le château du lieu: Ranrouët. Vers 1125, les seigneurs d’Assérac, descendants de Vikings fixés dans la région depuis le, érigent une motte féodale où ils s’installent après avoir quitté leur domaine d’Assérac. Fédor, fils de Richard premier seigneur d’Assérac connu, pourrait être le bâtisseur de Ranrouët. Une charte de l’abbaye de Blanche-Couronne (1210) mentionne Wilhem comme propriétaire de Ranrouët. Cette construction initiale sera remplacée par un château en pierre dans la seconde moitié du sous l’impulsion d’Alain d’Assérac, seigneur des lieux.

Thibaud de Rochefort, baron d’Ancenis et vicomte de Donges, prend possession de Ranrouët par alliance en 1275. Mort en 1295, il ne laisse pas d’héritier direct. Sa nièce, Jeanne de Rochefort, mariée en 1374 (ou 1378) à Jean II de Rieux (compagnon de Jeanne d’Arc et maréchal de France), transmet alors Ranrouët à son fils, Pierre de Rieux, troisième du nom. Jean IV de Rieux (1447-1518), né à Ranrouët, devient maréchal de Bretagne en 1470 puis est nommé tuteur de la duchesse Anne de Bretagne. Celle-ci lui fournit d’or pour qu’il reconstruise Ranrouët après la destruction de 1488. Il combat aussi en Italie aux côtés du roi Charles VIII (roi de France)|.

Les travaux s’achèvent vers 1639; les tours sont réaménagées. Criblé de dettes, Pierre-Emmanuel de Rieux doit, avant de mourir, vendre une partie de ses terres dont le marquisat d’Assérac au surintendant des finances Nicolas Fouquet en 1656 qui en fait l’année suivante hommage au roi. La veuve du défunt marquis, Jeanne-Pélagie de Rieux, parvient à reprendre possession d’Assérac et en fait à son tour hommage au roi dès 1658. Dès 1679, son fils Jean-Gustave de Rieux (1649-1713) est à son tour contraint de céder son marquisat à René de Lopriac, baron de Coëtmadeuc. Félicité de Lopriac, épouse du marquis de Kerhoent, est la dernière marquise d’Assérac: elle est guillotinée à Paris en 1794. En 1793, lors des chouanneries, une armée républicaine envoyée dans la presqu’île guérandaise pour éliminer les contre-révolutionnaires, incendie et détruit le château.

Bien que réduit à l’état de ruines, celui-ci servira pendant la tourmente révolutionnaire à l’abbé Durand de local pour les messes clandestines. Laissé à l’abandon, le site sert de carrière de pierres. Alors que la Loire-Inférieure est libérée au cours du mois d’ (Nantes le 12, le sud Loire le 30), Herbignac est une des communes de la poche de Saint-Nazaire, qui reste occupée par les Allemands jusqu’au. L’après-guerre est marqué par la présence à la tête de la municipalité de Jacques Chombart de Lauwe, commandant des FFI de Loire-Inférieure en 1944-45, député de 1945 à 1951, directeur du journal nantais L’Avenir de l’Ouest de 1945 à 1948.

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Population

7.133 habitants

Région

Pays de la Loire

Département

Loire-Atlantique
(44)

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