Linas
Histoire de Linas
Linas est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 7 032 habitants. Linais, Limaias en 936, Linæ, Linays, Linax en 1384. Le nom de la ville viendrait du lin, qui y aurait été cultivé. Le lieu était auparavant appelé Linais, il fut cité en 936 dans une charte de.
La commune fut créée en 1793 sous le nom de Linois, l’orthographe actuelle fut introduite en 1801 dans le bulletin des lois.
Un aspect particulier de Linas est sa position sur un axe de circulation très passager de longue. De nos jours appelé la N 20, cette voie reliant Paris à Étampes et au-delà à Orléans ou à Pithiviers suit à peu près la route de la Gaule pré-romaine desservant les mêmes villes; les romains ne firent qu’en reprendre le tracé. C’est aussi une partie de la via Turonensis, branche la plus septentrionale du chemin de Compostelle en France. Des fouilles sous et autour de l’église de Linas ont révélé une nécropole datant du Bas-Empire romain ( à s) et du haut Moyen Âge ( au s), ainsi que des vestiges allant de la période gallo-romaine. Linas durant le haut Moyen Âge possédait une église dédiée à saint Vincent. Un document de 884 mentionne la translation de reliques de saint Merry de Paris à Linas.
En 936, Louis IV d’Outremer fonde l’abbaye Saint-Merry à Linas, et celle du chapitre des chanoines du prieuré Saint-Merry. Quelques anciens documents nomment le chapitre de cette collégiale, faisant ainsi d’une communauté un seigneur à part entière et ce en accord avec ce que cette communauté représentait en droit féodal. La collégiale, seigneur ecclésiastique de Linas, n’a guère bénéficié de donations; elle s’est pourvue de revenus principalement par des achats, sauf pour les prébendes données par l’évêché. Au, le temps est passé des grandes créations de monastères: les dons sont davantage dirigés vers les ordres mendiants et vers les pèlerinages et les croisades. En tant que seigneur ecclésiastique, le chapitre percevait le cens, et en tant qu’église, il percevait les dîmes. Bien souvent, les seigneurs laïcs avaient fait main basse sur les dîmes, et il était interdit d’en faire commerce.
, signalée déjà en 1161 dans une ordonnance de Renaud, évêque de Meaux, et qui apparaît encore dans une carte de l’archevêché de Paris de 1706. Cette carte montre que la léproserie se tenait le long de la voie romaine, au sud de Linas. Elle était une seigneurie ecclésiastique, répondant à l’évêque par l’intermédiaire d’un vicaire qui l’inspectait régulièrement. Les procès-verbaux de ces visites indiquent que la maladrerie de Linas, bien pourvue en propriétés de toutes sortes, était parmi les plus riches maisons. Il existait autrefois à Guillerville une chapelle de Sainte-Catherine, dont les fondations ont été transférées à l’église Saint-Merry de Linas. Elle est possiblement passée au aux Hospitaliers et partiellement reconstruite.La commanderie du Déluge possédait des propriétés à Beaudreville, à Marivaux, le Bison et le moulin de Francherel. À Linas, il y avait aussi le membre de Linas qui faisait partie de la commanderie du Déluge. Le membre de Linas était la propriété de Jehan de Choisy, chevalier de Brunoy, qui vendit le tiers en aux Hospitaliers. La commune a formé un district, aujourd’hui dissout, avec la commune de Montlhéry, chef-lieu de canton. L’importance du trafic sur la route de Paris à Orléans (RN 20) a centré l’activité locale sur l’hébergement de voyageurs ou de transporteurs autour du relais de poste de Linas. Une activité de maraîchage, autorisée par la qualité des sols, stimulée par les besoins de la région parisienne proche, profitait largement du fumier laissé par les chevaux.
La construction du chemin de fer entre Paris et Orléans en 1840 amène la ruine des relais de poste de la RN 20 et la disparition des métiers artisanaux (tels que les maréchaux-ferrants). En 1894 est mise en service la section de Montlhéry à Arpajon du chemin de fer Paris – Arpajon, un chemin de fer secondaire à voie métrique réalisé sous l’autorité du département de la Seine-et-Oise pour transporter les personnes, mais surtout, les productions agricoles du secteur vers les Halles de Paris. L’exploitation cesse en 1936 et est remplacée par un service d’autocars assuré par les Transports Daniel Meyer, avec abandon de la desserte marchandises. Une rue de la commune rappelle ce volet de l’histoire locale. En 1924 est construit un anneau de vitesse de (1924) sur le territoire de la commune, complété ensuite d’un circuit routier de. Appelé « autodrome de Linas-Montlhéry », c’est alors un haut-lieu de la compétition automobile, motocycliste et cycliste, en France comme dans le monde.
La course des 1 000 kilomètres de Paris est emblématique de ses activités. Entre 1925 et 1939, 86 % des records mondiaux y sont battus. Dans les années 1930 et après-guerre, l’anneau de vitesse et le circuit routier sont utilisés pour des essais de prototypes, parfois dans le plus grand secret, notamment par Citroën, qui y a installé une station d’essai. Sous le régime de Vichy, de à, l’autodrome fait fonction de camp d’internement pour des tziganes et des nomades, sous la direction notamment d’Edmond Bertaux; les hébergements militaires servent aux prisonniers. Ce camp était « dans l’enceinte de l’autodrome », vraisemblablement situé à l’endroit qui accueille aujourd’hui le du train. Raymond Gurême fait partie des internés, il s’échappe, est repris et rejoint de nouveau un camp, dont il revient.
Grâce à une journaliste qui ouvre les archives, il écrit un livre témoignage citant ceux qui ne sont pas revenus, dont des enfants et des bébés Au cours des années 1950, la route nationale 20 qui passait dans le centre du village est déviée à l’ouest de l’agglomération. Une petite partie des terrains de sport du Centre national du rugby de Marcoussis est sur la commune de Linas.