Trévoux
Histoire de Trévoux
Trévoux est une commune de Ain, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 6 947 habitants. « Trévoux » est un toponyme d’origine francoprovençale, qui dérive peut être du latin trivium (trois voies), ou de trois voltes (méandres) de la Saône. Les toponymes francoprovençaux transcrits sous une forme francisée comportent un x terminal s’ils étaient accentués sur la dernière syllabe (exemple: Chamonix) et un z s’ils étaient accentués sur la syllabe précédente (exemple: La Clusaz).
En 843, le traité de Verdun partage l’empire de Charlemagne. La Saône matérialisera la frontière entre le royaume de France et l’Empire, où se situe Trévoux. C’est à cette situation frontalière que Trévoux devra son statut politique particulier. À partir du, le péage fluvial établi à Trévoux prend de l’importance, et la ville se dote d’un château fort et d’une enceinte.
Trévoux (Trevos au ) appartient du aux sires de Thoire-Villars, dont le dernier, Humbert VII, vend le fief en 1402 à Louis II de Bourbon, qui vient de recevoir les biens et titres d’Édouard II de Beaujeu. La réunion de ses terres constitue alors la souveraineté de Dombes dont Trévoux est la capitale. C’est en 1308, des environs de Trévoux, que le Dauphin de Viennois assiège pendant huit jours le château de Beauregard (Beauregard). En 1475, Pierre II de Bourbon (1438-1503) obtient en apanage de son frère Jehan le comté de Clermont, la seigneurie de Beaujolais et la principauté de la Dombes, où il met en place une puissante organisation administrative qui comprend douze châtellenies, dont Trévoux.
Un atelier monétaire fonctionna à Trévoux sous la maison de Bourbon et les princes usufruitiers. On suppose que c’est dans le périmètre de la maison des Sires de Villars que s’était installé, à partir de 1414, le premier atelier de fabrication de la monnaie. La Dombes demeure la propriété des ducs de Bourbon jusqu’en 1523, date à laquelle le roi confisque les possessions du connétable de Bourbon pour trahison. Bien que la Dombes soit fief d’Empire et donc hors du royaume, Trévoux est annexé avec le reste des terres des Bourbon.
Patrimoine religieux
Le centre-ville comporte plusieurs bâtiments (hôpital, ancien Parlement, etc.) et hôtels particuliers. L’ensemble est dominé par les ruines d’un château fort probablement du tout début. À proximité du château se trouvent les restes d’une ancienne porte des fortifications.
L’église Saint-Symphorien de style néo-roman a été construite sur le côté est de la place où se trouve le Parlement. Son édification sur l’emplacement de l’ancienne église-forteresse qui défendait la Porte de Lyon, a été réalisée entre 1899 et 1905, sur un terrain en pente. Du fait de ce terrain, elle a coûté plus cher que prévu pour pouvoir stabiliser les fondations.