Acigné
Ille-et-Vilaine · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Acigné
Acigné, commune d'Ille-et-Vilaine en Bretagne, compte 6 888 habitants. Son territoire conserve les traces d'une occupation ancienne : trois haches polies datées de 3500 av. J.-C. ont été trouvées au nord du bourg en 1956, et trois bracelets en bronze ciselés de 1000 av. J.-C. ont été découverts en 1970 au village de La Motte. Une petite nécropole gallo-romaine a été mise au jour près des Onglées au XIXe siècle, et la voie romaine Rennes-Le Mans traversait le territoire, structurant un arpentage gallo-romain couvrant 900 hectares.
En 1040, Riwallon, vassal du duc de Bretagne, désigna le premier seigneur d'Acigné. Les seigneurs s'installèrent d'abord près de l'église, avant de déplacer leur résidence au Fort de la Motte, dans un méandre de la Vilaine. Cette résidence entourée de douves, d'abord en bois et en terre, puis en pierres, fut abandonnée au début du XVe siècle. La famille d'Acigné, vassale des barons de Vitré, connut une ascension sociale grâce à ses services rendus au duc de Bretagne et au roi de France.
Lors de la Révolution, Acigné manifesta de la résistance aux idées nouvelles. Le 6 avril 1792, des gardes nationaux d'une vingtaine de paroisses avoisinantes firent irruption dans la commune pour piller les maisons : les habitants avaient pris le parti du curé réfractaire. Le 8 mars 1906, l'inventaire des biens d'église eut lieu à Acigné, opération relatée par le journal Ouest-Éclair.
Toponymie d'Acigné
Les formes anciennes attestées sont Acigniacum (1030), Aciniacum (1030) et de Accigneium (1330). L'origine pourrait provenir du suffixe gaulois -akos (latin -acum) précédé d'un nom de propriétaire, le prénom latin Accinius ou Assinius, avec la signification « lieu habité d'Assinius ». Le linguiste Joseph Loth, s'appuyant sur un document carolingien désignant Acigné sous le nom d'Achiniagas villas, propose pour sa part une déformation d'Aquiniacus, signifiant « lieu entouré d'eaux », la commune étant cernée par la Vilaine au sud, le Chevré à l'ouest et le ruisseau de Vernay à l'est. En gallo, langue traditionnelle des habitants, la commune est appelée Acignë.
Patrimoine religieux à Acigné
L'église Saint-Martin-de-Tours a été édifiée en 1904 par l'architecte Arthur Regnault, dans un style flamboyant breton. Son clocher contient quatre cloches dénommées Adolphine-Marie, Geneviève-Yvonne, Édith-Louise et Olive-Constance, cette dernière arrivée le 7 octobre 2018. À l'intérieur de l'édifice, la chaire porte la marque des troubles révolutionnaires : ses personnages ont été décapités par les gardes nationaux lors de l'irruption du 6 avril 1792.
Une maison située au 2 rue Saint-Julien, dite hôtel Saint-Julien, s'élève à l'emplacement d'un ancien hôpital fondé par les seigneurs d'Acigné. Mentionné en 1655 mais disparu avant 1738, cet hôpital disposait de chapelles dédiées à saint Julien et à saint Antoine. La tradition locale rattache par ailleurs le nom de Saint-Julien à une légende médiévale autour de la Muse de Saint-Julien, dont la statue aurait été retrouvée, selon certaines rumeurs, sur les bords de la Vilaine non loin du Moulin Desgués.
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