Acigné

Histoire d’Acigné

Acigné est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 6 888 habitants. Les formes anciennes sont: Acigniacum (1030), Aciniacum (1030), de Accigneium (1330). L’origine pourrait en être le suffixe gaulois -akos (latin -acum) précédé d’un nom de propriétaire ou d’habitant: c’est le prénom latin Accinius (dérivé dAccius) ou Assinius (dérivé dAssius). Signification: « lieu habité dAssinius ».

Le linguiste Joseph Loth, s’appuyant sur un document carolingien désignant Acigné sous le nom d’Achiniagas villas, pense pour sa part qu’il s’agit d’une déformation d’Aquiniacus, signifiant « lieu entouré d’eaux » (du latin « accingere », entourer), Acigné étant entouré par la Vilaine au sud, le Chevré à l’ouest et le ruisseau de Vernay à l’est. En gallo, langue traditionnelle des habitants d’Acigné, la commune est appelée Acignë. En breton, la commune est baptisée par l’Office public de la langue bretonne.

Celle-ci se lança à la recherche de la Muse pour lui voler cette beauté et la rendre immortelle en la changeant en statue. La Muse, avertie par un songe, dut, pour échapper à Méduse, fuir ce monde de l’Antiquité… Mais, au moment de le quitter, la Muse se retourna pour contempler ce monde qu’elle ne reverrait plus. C’est alors qu’elle croisa le regard de Méduse la poursuivant toujours. La Muse se changea aussitôt en statue et s’échoua au beau milieu d’un cours d’eau dont la crue soudaine empêcha Méduse de ramener la statue. C’est ainsi, que, d’après la légende, l’on donna le nom de Vilaine à ce cours d’eau, pour ne jamais oublier les méfaits de la méchante Méduse. Quant à la Muse, elle ne cessa jamais d’inspirer les poètes et les musiciens, qui, au fil des siècles, passèrent à Acigné et finirent par lui donner le nom de Saint-Julien. Certaines rumeurs laissent à penser que la statue de la Muse de Saint-Julien aurait été retrouvée sur les bords de la Vilaine, non loin de l’actuel Moulin Desgués. En 1956, au nord du bourg, trois haches polies, que l’on date de 3500 av.

J.C., ont été trouvées dans un champ par un agriculteur. En 1970, ce sont trois bracelets en bronze finement ciselés datant de 1000 av. qui ont été découverts au nord du village de La Motte. En 2017, un diagnostic archéologique au Botrel a mis au jour un réseau de fossés de la fin de l’âge du Bronze ou du début de l’âge du Fer. Une petite nécropole gallo-romaine a été découverte près des Onglées. En 1985, les traces d’une villa gallo-romaine ont été détectées par prospection aérienne à proximité. Il a également été reconnu dans le parcellaire d’Acigné la marque d’un arpentage gallo-romain couvrant 900 ha, de chaque côté de la voie romaine Rennes-Le Mans qui traversait le territoire. Un denier de Charlemagne et de Roland daté d’environ 770 a été trouvé le long du Chevré.

Les Francs abandonnèrent le contrôle de la région aux Bretons en 851. C’est en 1040 que le premier seigneur d’Acigné est désigné par Riwallon, un vassal du duc de Bretagne. Après s’être installés près de l’église, les seigneurs d’Acigné déplacèrent leur résidence au Fort de la Motte, dans un méandre de la Vilaine. Cette résidence entourée de douves, d’abord en bois et en terre, puis en pierres, fut abandonnée au début du XVe siècle et tomba en ruine. La famille d’Acigné, initialement vassale des barons de Vitré, bénéficia d’une ascension sociale grâce à ses succès au service du duc de Bretagne, du roi de France et également de beaux mariages, quittant alors Acigné pour d’autres résidences plus prestigieuses. La voie romaine évolua en grand chemin de Rennes au Mans via Vitré en traversant le bourg, avant d’être abandonnée au profit d’un autre tracé au sud de la Vilaine par Noyal, sous l’Ancien Régime. Après l’annexion de la Bretagne, de 1532 et 1675, la Bretagne connut une période de paix et de prospérité. De belles demeures acignolaises du bourg en sont les témoins, comme la maison dite d’Acigné, rue Saint-Louis, et la maison des Chevaliers, rue de Calais.

Une maison située au 2 rue Saint Julien, dite hôtel Saint Julien, s’élève à l’emplacement d’un ancien hôpital fondé par les seigneurs d’Acigné. Mentionné en 1655 mais disparu avant 1738, cet hôpital disposait à l’époque de deux chapelles dédiées, l’une à Saint Julien et l’autre à Saint Antoine. L’Ancien Régime nous a laissé de nombreux manoirs (Les Ecures, La Havardière, La Ville Aubrée, …) en campagne. Le château des Onglées, résidence de campagne d’un conseiller au Parlement de Bretagne, construit au, a une dimension plus majestueuse. La fin de l’Ancien Régime fut marquée par le développement des tanneries à Acigné, installées en particulier rue des Roches, en bord de Vilaine. Lors de la Révolution, Acigné manifesta de la résistance aux idées nouvelles, comme beaucoup de paroisses rurales de l’Ouest. Des gardes nationaux provenant d’une vingtaine de paroisses avoisinantes font irruption à Acigné pour piller les maisons des habitants. Les deux commissaires envoyés par le département pour calmer les esprits sont couchés en joue et doivent se retirer pour sauver leur vie.

Le centre du village est en partie détruit. À l’origine, les habitants avaient pris le parti du curé réfractaire, ce qui leur valut cet acte de répression. On remarque, à l’intérieur de l’église, la chaire dont les personnages ont été décapités par les gardes nationaux. Au, l’économie locale, toujours à dominante agricole, a été marquée par le développement de l’élevage laitier (beurre) et de la production de cidre pour le marché rennais. On trouvait une petite industrie du bois, issue de l’exploitation de la forêt de Rennes proche. Le a lieu l’inventaire des biens d’église à Acigné; le journal Ouest-Éclair écrit: et sous les ordres d’un jeune lieutenant venant d’opérer à Thorigné. Une demi-heure après, le recteur et les membres du conseil de fabrique sortent du presbytère et se rendent sur le parvis de l’église. […] L’agent du fisc expose l’objet de sa mission et demande l’ouverture de la porte, ce qui lui est refusé.

[…] Aussitôt après la foule entonne les cantiques: Nous. L’exode rural, conjugué à la perte de 74 hommes pendant la Guerre 14-18, impacta Acigné au, avant que la démographie ne se redresse à partir des années 1960, avec le développement de l’agglomération rennaise qui entraîna l’installation de nouveaux habitants y travaillant. Aujourd’hui, Acigné est une commune rurbaine, tout en préservant des éléments de son patrimoine historique et en maintenant sa vocation agricole dans une campagne verdoyante et doucement vallonnée.

Informations Clés

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Population

6.888 habitants

Région

Bretagne

Département

Ille-et-Vilaine
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