Jacou
Histoire de Jacou
Jacou est une commune de Hérault, en Occitanie, qui compte 6 823 habitants. La première occurrence de Jacou remonte à 1144 sous la forme S. Petri de Jocone (Sancti Petri de Jocone) à la page 141 du cartulaire de Maguelone. À la suite d’un accident phonétique, le nom de Jacou est écrit Jacono en 1529, puis Jacon en 1626 pour arriver à Jacou en 1740.
Les microtoponymes de la commune, attestés dans le compoix de 1774 et le cadastre napoléonien de 1808, ont été étudiés par Christine Marichy, Docteure ès Sciences du Langage: les toponymes (noms de tènements) présentés ci-dessous sont attestés dans les cadastres. L’orientation et la localisation de Jacou par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant (distance à vol d’oiseau)
Le village de Jacou reste jusqu’au un petit village de moins de cent âmes. La proximité de Montpellier permet à la famille Bocaud d’édifier le château éponyme et de créer un domaine agricole.
Patrimoine religieux
Fichier:Ecole mixte mairie Jacou – Archives départementales de l’Hérault – FRAD034 2O 120 5 3 00001.jpg| École mixte et mairie: [plan] dressé par le géomètre soussigné [signature illisible], 1900.|234x234px La ville de Jacou dispose d’un grand parc , le parc public de Bocaud, avec une partie boisée, des terrains de sport, une salle de spectacles « La Passerelle » (depuis 2011; salle de spectacles et cinéma depuis 2017), et divers locaux à l’usage des associations. Ce parc public est une partie de l’ancien parc du château et comprend deux éléments historiques: en premier lieu le « lac romantique » (serpentin, à l’anglaise) creusé sans doute dans les années 1820 par l’avant-dernier descendant des Bocaud, Thomas-Marie-Catherine de Masclary.
Ce lac est figuré en 1936 dans la « carte de reconnaissance militaire du nord de Montpellier » de Jean-Marie Amelin. En second lieu, près du lac se trouve l’exceptionnel ensemble hydraulique de la Coquille, avec son nymphée et sa tour du puits à roue, sans équivalent dans les folies montpelliéraines et en Languedoc le nymphée de « la coquille » (fausse grotte ornée du au-dessus d’une source, avec sa « salle de fraîcheur »), exemplaire unique en Languedoc, classé Monument Historique. Cette source alimentait aussi un puits à roue (« pousarenque ») dans une tour d’une douzaine de mètres de haut élevant l’eau dans une canalette et des « bourneaux » (tuyaux en terre cuite) vers le miroir d’eau, les buffets d’eau et bassins du jardin (voir ci-dessous). Dans la partie du Parc de Bocaud accessible par la place Frédéric Mistral, se trouve le Château de Bocaud, « folie montpelliéraine » inscrit sur la liste des Monuments Historiques (voir des éléments de sa description dans le paragraphe Historique).
Les jardins du château, datant des, sont classés Monuments Historiques pour la qualité de leur statuaire et de leur architectonique (voir l’article Histoire, section Temps modernes). Les jardins de type sont en cours de restauration, mais sont ouverts au public pendant l’hiver, tous les mercredis. Des visites de groupes sont organisées par l’Office de Tourisme de Montpellier. D’autres visites sont organisées par l’association « Jacou, Histoire et Patrimoine », lors du « Temps des Jardins » (début juin) et des « Journées Européennes du Patrimoine » (fin septembre) ou sur demande.
Du fait de la faible fréquentation de ces jardins, un intéressant patrimoine végétal y a trouvé refuge, avec plusieurs espèces protégées. On y trouve, entre autres, la rare et belle « tulipe de l’Écluse », aux pétales pointus (avant la mode des pétales arrondis), la tulipe méridionale jaune des garrigues, la tulipe rouge des champs, l’anémone des prairies, et quantité d’espèces « sauvages ». Des visites de groupe sont organisées par l’association « Jacou, Histoire et Patrimoine »en mars ou avril, selon la floraison ou la meteo.