Montfort-sur-Meu

Histoire de Montfort-sur-Meu

Montfort-sur-Meu est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 6 742 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Monsfortis. Montfort-sur-Meu est une formation toponymique médiévale en Mont- suivie de l’adjectif fort au sens de « fortifié ». D’après un article du quotidien L’Ouest Eclair, le nom Montfort-la-Cane a été donné en 1386 à la ville à cause de la légende de la cane qui faisait alors la réputation de la ville, au point que la ville « a gardé pendant des siècles » ce nom d’après Amedée Guillotin de Corson.

Ce nom fait allusion à la proximité politique de la municipalité avec les Jacobins, dont Montagne était le synonyme. Sous le Consulat, un Arrêté portant réduction des justices de paix du département d’Ille-et-Vilaine du 27 brumaire an 10 désigne Montfort-sur-Meu comme une des communes du 5e arrondissement communal d’Ille-et-Vilaine. La ville est siège d’une justice de paix.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 11,3 % des toponymes de la commune sont bretons.

La présence humaine sur le territoire de Montfort-sur-Meu est attesté dès la fin de la Préhistoire; en témoigne son patrimoine mégalithique, dont les alignements de la Harelle, l’allée couverte de Beauregard, le menhir de la lande de Coulon et les mégalithes du Bois du Buisson. Une voie romaine reliant Rennes et Carhaix traversait le territoire qu’occupe actuellement la commune d’est en ouest, escaladant les Buttes de la Harelle pour déboucher sur le bois du Buisson, avant de redescendre sur le bassin d’Iffendic. Montfort de Bretagne fut choisi, au, en raison de ses qualités stratégiques, par, qui y fit construire son château pour des atouts défensifs, puis érigea une motte féodale sur une butte naturelle qu’il surélève de de hauteur avec les déblais provenant du creusement du fossé, dominant les rivières du Meu et du Garun. Le donjon en pierre est dressé vers 1091. La population est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur.

La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795. La fondation de la République est aussi fêtée tous les ans. Le général Vachot écrit le au Comité de salut public de Segré: « J’ai exterminé et presque entièrement détruit les Chouans qui ravageaient les districts de Broons, Saint-Méen, Montfort, Châteaubourg, Vitré, La Guerche, etc. Une bande de chouans conduite par de Boulainvilliers coupa les Arbres de la liberté dans les paroisses autour de Montfort, Josselin et Ploërmel. La ville devient au sous-préfecture d’Ille-et-Vilaine, de ce fait Montfort s’agrandit et effectue des travaux de grande ampleur, mais beaucoup d’édifices, comme la tour Saint-Nicolas, sont détruits. Le monument aux morts de Monfort-sur-Meu porte les noms de morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.

Le monument aux morts de Monfort-sur-Meu porte les noms de mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale à Monfort-sur-Meu, en liaison avec des résistants rennais, notamment Victor Janton, professeur (arrêté le ), et des étudiants; ils créèrent un journal clandestin: La Bretagne enchaînée, diffusé à exemplaires. Alain de Kergorlay est parachuté de Londres en et Pierre Moureaux (alias Pierre Cazin) en pour renforcer le groupe Maurel, disposant notamment de deux postes émetteurs. Ils participent à partir de 1942 à des groupes de combat, réceptionnant notamment le premier parachutage d’armes organisé en Ille-et-Vilaine dans la nuit du 1er. Étienne Maurel est arrêté le. Une plaque commémorative rappelle le souvenir d’Étienne Maurel, mort pour la France en déportation au camp de concentration de Natzweiler-Struthof le. D’autres membres de ce groupe de résistants sont morts en déportation ou tués par les Allemands: André Ménard, Louis et Pierre Normand et Gabriel de Cyresme.

La ville fut très touchée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, d’où des secteurs regroupant quasi exclusivement des constructions. Cette légende se transmet de génération en génération depuis le début.

Patrimoine religieux

Louis-Marie Grignion de Montfort a vécu à Montfort. Il subsiste aujourd’hui l’église Saint-Louis-Marie-Grignion, trois chapelles, et une abbaye

Informations Clés

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Population

6.742 habitants

Région

Bretagne

Département

Ille-et-Vilaine
(35)

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