Cambo-les-Bains

Histoire de Cambo-les-Bains

Cambo-les-Bains est une commune des Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, comptant 6669 habitants. Le toponyme Cambo est mentionné dès 1235 dans le cartulaire de Bayonne, et apparaît ensuite sous les formes Camboa en 1350 dans les titres de Came, Cambe en 1501 dans les actes du chapitre de Bayonne, Cambo en 1650 sur la carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne, Sanctus Laurentius de Cambo en 1757 dans les collations du diocèse de Bayonne, La Montagne en 1793 et Kanbo plus tardivement. Son nom basque actuel est Kanbo.

Le Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l’esprit de la Révolution: Cambo s’appela La Montagne, Ainhoa devint Mendiarte, Ustaritz Marat-sur-Nive, Itxassou Union, Saint-Étienne-de-Baïgorry Thermopyles, Saint-Jean-Pied-de-Port Nive-Franche et Saint-Jean-de-Luz Chauvin-Dragon, du nom d’un jeune soldat mort au combat. En 1790, Cambo fut le chef-lieu d’un canton qui comprenait les communes de Cambo, Halsou et Itxassou, et dépendait du district d’Ustaritz.

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante-sept jeunes gens d’Itxassou, le Comité de salut public, par arrêté du 13 ventôse an II soit le 3 mars 1794, fit arrêter et déporter une partie des habitants, hommes, femmes et enfants, d’Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, communes décrétées infâmes en raison de leur proximité avec la frontière espagnole. La mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye. Les habitants furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres, et internés dans le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées et les Hautes-Pyrénées. Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d’arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, sous l’impulsion du directoire d’Ustaritz.

Patrimoine religieux

L’église Saint-Laurent recèle du mobilier protégé au titre des monuments historiques. Le cimetière attenant présente de nombreuses tombes discoïdales inventoriées par le ministère de la Culture. La commune est située sur la voie de la Nive, une variante du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle suivie par les pèlerins qui, depuis Bayonne, cherchaient à regagner le Camino Navarrais avant sa traversée des Pyrénées, à Saint-Jean-Pied-de-Port.

Informations Clés

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Population

6.669 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Pyrénées-Atlantiques
(64)

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