Rives
Histoire de Rives
Rives est une commune de Isère, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 6 622 habitants. Le site de la commune de Rives évoque un manque de données mais cite tout de même les différents noms de la cité durant l’époque médiévale, tels que « Rivis » au, « Riparium » au et « Ripoe ». Dénommé « Castrum Rivis » au soit le château sur la rive, il existe 279 noms de lieux recensés sur la commune. Ses habitants sont appelés les Rivois.
Ces objets ont été trouvés dans le sol, à de profondeur, dans une sépulture de guerriers Gaulois incinérés en cet endroit avec leurs armes. Durant l’Antiquité, la région de Rives est peuplée par les Allobroges, un peuple gaulois dont le territoire était situé entre l’Isère, le Rhône et les Alpes du Nord. À partir de -121, ce territoire, nommé Allobrogie, est intégré dans la province romaine du Viennois avec pour capitale la cité de Vienne qui était aussi le siège de l’ancien diocèse romain de Vienne. Ainsi, et jusqu’au Haut Moyen Âge, le territoire communal fait partie du Viennois. La découverte d’objets romains, tels qu’une médaille d’argent d’Antonin le Pieux, une clé romaine et des amas de tuiles romaines, trouvés dans un jardin près d’un vallon de la Fure, témoigne d’un habitat gallo-romain sur le territoire de la commune. Viennensis », Rives se situe à la limite est du Viennois et nord-ouest du Grésivaudan.
En 1030, l’archevêque de Vienne, inféode le comté de Vienne, issu de l’ancien pagus carolingien Viennensis, à Guigues le Vieux, comte d’Albon et qui est considéré comme le premier dauphin, pour la partie sud; et à Humbert aux Blanches Mains, comte de Savoie et fondateur de la maison de Savoie, pour la partie nord et est. Le territoire de Rives se situe alors à la limite des deux comtés, à la frontière des régions du Viennois et du Grésivaudan. Au, le fief de Rives relève des seigneurs de Tullins qui dépendent de la maison d’Hauterives. Les seigneurs d’Hauterives se fondent par la suite dans la maison de Clermont. En 1284, les terres de Rives appartiennent à Eynard de Chateauneuf, seigneur de Tullins. Elles le demeurent jusqu’en 1340, année du rattachement de la seigneurie à celles d’Humbert II, dernier dauphin de Viennois.
Par les ordonnances de 1339 et 1349, Humbert prononce la démolition des forges de fer de la vallée du Grésivaudan, de Bellecombe jusqu’à Voreppe. Cette décision est prise afin de permettre aux étudiants de la nouvelle université de Grenoble de pouvoir acheter du bois de chauffage qui était jusqu’à lors principalement utilisé dans les fourneaux ce qui rendait son prix élevé. Les forgerons, ainsi chassés du Grésivaudan, s’établissent alors dans le « Seuil de Rives », qui se situe à la limite occidentale de la vallée; ce qui contribue à l’établissement de nombreuses forges et aciéries à Rives au cours du Bas Moyen Âge. Par le traité de Romans de 1349 (traité connu sous le nom de « transport » du Dauphiné), Humbert , endetté, vend le Dauphiné au roi de France Philippe VI moyennant la somme de. En 1573, les premières papeteries produisant des papiers filigranés s’établissent à Rives. Pendant quatre siècles, les épées fabriquées à Rives, appelées, font la réputation de la ville dans toute la France.
C’est aussi durant toute cette période que de nombreuses taillanderies s’installent à Rives, le long de la Fure. Les forges Charvet, initialement installées à Renage (au lieu-dit Alivet) et fondées par des Tyroliens, s’étendent progressivement à Rives jusqu’à la Poype qui fut le premier groupe papetier de France. Arjomari devient par la suite ArjoWiggins. le site la papeterie ArjoWiggins de Rives est fermé en 2013, le site de Charavines (à quelques kilomètres au nord) subira le même sort quelques mois plus tard. L’industrie papetière reste présente sur le territoire de la commune puisque l’entreprise Allimand, fondée par deux frères originaires de Vienne, descendants de Johannes Alleman / Jean Alliman (vers 1709-1765 Givors), maître verrier germanophone arrivé à Givors en provenance de Miellin en Franche-Comté lors de la création de la verrerie royale en 1749, Antoine dit « Étienne » Allimand (1819 Vienne – 1861 Rives) et Benoît dit « Antoine » Allimand (1832 Vienne – 1902 Rives), qui fabrique des machines à papier subsiste depuis 1850 et emploie encore 170 salariés. L’industrie métallurgique a également été présente dans l’histoire de la ville, notamment l’aciérie Experton dans le quartier de la gare de Rives (une usine est toujours en service), ainsi que l’aciérie Gourju dans le quartier Pastieres, avec comme origine Bonpertuis près de Paladru dépendant aussi de Gourju.