Nègrepelisse

Histoire de Nègrepelisse

Nègrepelisse est une commune de Tarn-et-Garonne, en Occitanie, qui compte 5 743 habitants. Nègrepelisse, en latin Nigra Pelliciacum(nigra = « noire » + pelliciacum, de pellis = « peau »), et Negrapelissa en occitan, littéralement « Noire fourrure ». Son nom provient du fait que le village avait pour principale industrie le travail du bois, cette activité étant favorisée par l’usage des vastes forêts qui entouraient la bastide. Les bûcherons fabriquaient du charbon de bois qu’ils vendaient aux abords de Montauban et des villes voisines.

Vêtus d’une pelisse noire et recouverts de la couleur noire du charbon de bois, la nouvelle désignation de la bastide se rapporte aux travaux des habitants et à sa proximité avec les bois du Tulmonenc.

Pour les vestiges de la présence romaine sur la commune, cf. Carte Archéologique de la Gaule, département du Tarn-et-Garonne À l’instigation des rois de France, de nombreuses bastides furent créées. Nègrepelisse fait partie des 35 bastides du Tarn-et-Garonne. Elle a été fondée en 1273 par les rois sous la famille seigneuriale de Bruniquel. Il s’agit d’une bastide royale conçue durant la deuxième phase de création des bastides situées entre 1271 et 1370 pour asseoir l’emprise du pouvoir royal.

Un paréage a réuni les deux autorités. Cette ville, jadis l’une des places fortes des calvinistes, fut prise, mise en pièces et brûlée par Louis XIII en 1622, en représailles contre le massacre général de la garnison royale établie dans la ville. Établie sur une butte, Nègrepelisse n’est pas le nom d’origine de la ville. Sieurac, puis La Mothe-Saint-Pierre dit Nègrepelisse, elle doit son appellation, dit-on, à la forêt tulmonenque et plus précisément aux bûcherons qui fabriquaient du charbon de bois et qui étaient vêtus d’une pelisse noircie par la poussière. L’ancienne domination seigneuriale a investi la cité d’une longue histoire tumultueuse. C’est un ancien pays de bois, dont les habitants vivaient de la complémentarité des ressources naturelles entre espace forestier et agricole.

Sieurac faisait partie du Tulmonenc et appartenait aux vicomtes de Bruniquel. Le Tulmonenc, qui fut nommé aussi la forêt de Tulmont à la fin du, englobait la plaine bordant l’Aveyron depuis Montricoux jusqu’à Ardus. La bastide était donc ceinturée par de nombreux bois dont aujourd’hui il ne reste que des lambeaux. Les vicomtes de Bruniquel édifièrent une église dédiée à saint Saturnin où se trouvait à proximité, un baptistère et un cimetière. Par un acte de 1074, les vicomtes Adhémar et Armand de Bruniquel cédèrent le territoire à l’abbaye de Moissac afin d’en « faire une ville large et longue bordée par l’Aveyron » (charte communale sous Philippe IV, Le Bel). Ce détail est significatif quant aux suspicions de l’origine du nom de Sieurac car certains laisseraient à penser qu’en fait le nom premier serait Saint-Maffre.

Saint-Maffre est une localité qui se trouve à une dizaine de kilomètres de la rivière et donc il improbable qu’une confusion se fasse avec tant de preuves à l’appui. Les moines se mirent à l’œuvre pour réaliser cette ville ainsi que pour la peupler et augmenter leurs revenus. Le développement du village attira la convoitise du vicomte Adhémar de Bruniquel qui voulut s’en saisir. Sous les ordres du pontife Géraud III, il fut rendu à l’abbaye de Moissac. Anquetil, moine de Moissac, repris donc la ville et fit construire une nouvelle église dédiée à saint Pierre les Liens qu’il unit à la précédente. À cette occasion, Sieurac changea de dénomination et fut rebaptisée « La Mothe Saint Pierre dit Nègrepelisse » en 1097 puis, Nègrepelisse uniquement.

Sa possession fut donc très disputée. Par la suite, le, elle fut cédée à Philippe III, roi de France, qui instaura une charte communale de 78 articles qui est sans doute la charte la plus complète du département. Le nombre d’habitants au recensement de 2011 étant compris entre et au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf. La commune fait partie de l’arrondissement de Montauban de la communauté de communes Quercy Vert-Aveyron et du canton d’Aveyron-Lère (avant le redécoupage départemental de 2014, Nègrepelisse était le chef-lieu de l’ex-canton de Nègrepelisse). La commune de Nègrepelisse fait partie de la communauté de communes Quercy Vert-Aveyron depuis le. Avant cette date, elle était membre de la communauté de communes Terrasses et Vallée de l’Aveyron.

Informations Clés

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Population

5.743 habitants

Région

Occitanie

Département

Tarn-et-Garonne
(82)

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