Lannilis

Histoire de Lannilis

Lannilis est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 5 708 habitants. Le nom primitif de Lannilis était un hagiotoponyme caché Ploué-Diner. Diner est une abréviation du nom de saint Thénénan. Peut-être cette paroisse a-t-elle été dédiée primitivement à ce saint.

Le nom de la commune est Lanniliz en breton, il se compose de deux éléments Lannilis voudrait donc dire le « lieu consacré » ou l’« ermitage de l’église », sous-entendu près de ou lié à l’église.

Dans un tumulus fouillé près du bourg à Kéréon en 1873, on a découvert un dolmen de de longueur sur de largeur, et renfermant divers « objets antiques » dont un vase cinéraire et un couteau en bronze. 21 tumuli se trouvent près du village de Castelourac; le plus grand, de de diamètre et de hauteur, a été fouillé par Paul du Châtellier; il contenait notamment un vase à quatre anses. Une voie romaine venant de Vorganium (en Plounéventer) et se dirigeant vers Tolente (en Landéda) passait au sud de Loc-Brévalaire et au nord de Lannilis; son tracé suit la ligne de crête du plateau bombé compris entre les abers Benoît et Wrac’h. Une autre voie, reliant Ploudalmézeau à Plouguerneau franchit l’Aber-Wrach au pont Krac’h (« Pont du diable »). Une monnaie de l’empereur Gratien a été trouvée dans un marais, entre Lannilis et Plouvien. Ploudiner fut divisé en trois paroisses, Lannilis, Landéda et Brouennou lors de la réforme grégorienne. Lannilis correspondait à l’ancien chef-lieu de Ploudiner. Ce n’est qu’en 1842 que la frontière communale avec Landéda, qui a absorbé Brouennou en 1829, fut établie.

Selon l’hagiographie, en l’occurrence la Vie de saint Goueznou, écrite en 1019, la création de ce territoire remonte à saint Tudogilus. Ce personnage y est décrit comme père de plusieurs autres fondateurs, dont celui qui est l’objet de la Vita. Venant de Grande-Bretagne, il installe quant à lui son ermitage au lieu dénommé Lothonou ou Lothuznou en Ploudiner. La paroisse de Lannilis faisait partie de l’archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l’évêché de Léon et était sous les vocables de saint Pierre et de saint Paul. Le château de Kerouartz aurait été initialement construit dans la paroisse de Landéda, mais détruit à plusieurs reprises par les Anglais, il aurait été reconstruit à Lannilis, à environ de son emplacement primitif. Dominant l’Aber Wrac’h, cela permettait au seigneur de percevoir des droits de passage ainsi que des droits de pêcherie. La maison noble de Kerouartz appartenait en 1360 à Hervé de Kerouartz, chevalier et seigneur du dit lieu; Hervé de Kerouartz participa en 1377 à une expédition commande par Jean de Malestroit et Sylvestre Budes au service du pape Grégoire XI contre la ville de Florence; selon la légende le pape aurait offert à Hervé de Kerouartz des reliques de sainte Illuminate (sainte Illuminée?) qui fut vénérée dans la chapelle manoriale. La maison noble de Kercabu [Kerbabu] appartenait en 1248 à Hervé Belingam, qui participa à la croisade de Saint-Louis et en 1400 à Guyon-Bellingant, seigneur de Kercabu [Kerbabu].

Le manoir de Kerbabu remonte pour partie au Moyen Âge, mais a été modifié et agrandi à plusieurs reprises depuis, notamment à la Renaissance. Le manoir du Roual était encore habité au début du par la famille éponyme, puis à partir de 1460 par Nicolas Gourio, puis ses descendants. La famille du Mescam était seigneur du dit-lieu et de Mescaradec; celle de Keraldanet était seigneur du dit-lieu et du Rascol, paroisse de Lannilis: elles sont présentes aux montres entre 1443 et 1534. Fichier:Com, Gisant des Sr du Com.JPG| La seigneurie du Coum fut représentée à la montre de 1503 par Hervé du Coum et à celle de 1534 par Tanguy du Coum. Le tombeau de François du Coum, vivant en 1534, se trouvait originellement dans la chapelle privée du Coum, puis, lors de la démolition de cette dernière, fut transféré dans l’église paroissiale de Lannilis; il se trouve désormais dans la chapelle du château de Kerjean. La famille Audren de Kerdrel, seigneur de Kerdrel (sa présence est connue à Lannilis depuis le ), fut maintenue noble en 1669 et 1671 devant le Parlement de Bretagne, à Rennes. Lannilis dépendait de l’ancienne paroisse de Ploudiner et n’est devenue autonome qu’au.

L’actuel château de Kerouartz est construit entre 1580 et 1602 par François de Kerouartz dans le style Renaissance. En 1732, Sébastien de Kerouartz épouse l’héritière de Kergroadez. En 1760, leur fille se marie avec un lointain cousin d’une branche cadette, François Jacques de Kerouartz, qui fut seigneur de Penhoat, marquis de Kergroadès, comte de Lossulien, conseiller au Parlement de Bretagne. Le château appartient toujours aux descendants de cette famille. En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Lanilis [Lannilis] de fournir et de payer 295 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne ». Le comte Claude-Hubert de Bellingant de Kerbabu, capitaine des garde-côtes, décédé en 1759, fut le dernier seigneur résident à Kerbabu, mais le dernier Bellingant connu, Jean de Belingant, marquis de Crenan, décéda à Quintin le. En 1765, l’évêque dut interdire l’église de Lannilis, qui menaçait ruine, pour contraindre les paroissiens aux réparations nécessaires, la chapelle Notre-Dame de Trobérou (disparue depuis) servit alors temporairement d’église paroissiale. Cette première église connue, qui avait été consacrée le, fut remplacée par une nouvelle église, construite entre 1773 et 1775 et consacrée par Jean-François de la Marche en.

Longtemps, Lannilis et l’ensemble du Pays pagan ont eu la réputation, probablement exagérée, d’être des naufrageurs; un auteur non précisé écrit par exemple en 1901: « Pendant plusieurs siècles et jusqu’à ce que Louis XIV réprimât leurs sinistres exploits, Lannilis, Kerlouan, Guissény, Kertugal [Pontusval], Plounéour et bien d’autres lieux ne furent que des repaires de naufrageurs. Tous les hommes y étaient associés pour conspirer la perte d’autres hommes. (.) Les habitants étaient plus à craindre que les écueils parmi lesquels, le couteau au poing, ils guettaient les épaves et les naufragés ». Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Lannilis en 1778 Le des hommes venus à Lannilis de Plouguerneau, Tréménec’h, Plouvien et Bourg-Blanc, au nombre de deux ou trois mille, qui tentaient d’empêcher le tirage au sort organisé dans le cadre des opérations de recrutement liées à la levée en masse, durent être repoussés par un détachement armé et ne se retirèrent qu’après avoir obtenu l’assurance que les hommes enrôlés ne partiraient pas faire la guerre aux frontières. Prat, administrateur du district de Lesneven, écrit: « Lannilis fut le premier théâtre de la vraie guerre civile. un détachement de cent hommes envoyé de Brest pour y ramener la paix y a éprouvé les plus vives attaques (.). Nos frères d’armes à Lannilis s’adressèrent à nous, nous y portâmes toutes nos forces et cette paroisse de Lannilis est venue à résipiscence et a fourni son contingent (.) Le nombre assuré des mutins tués à Lannilis est de 18 à 20, au nombre desquels se trouvent, m’a-t-on-dit, deux prêtres.

Le nombre pourrait être plus considérable et on le présume fort en ce que ces scélérats remportaient sur-le-champ les cadavres des leurs ». Laurent-François Legendre, né le au Petit-Gorréquer en Lannilis, avocat, décédé le à Lambézellec, fut élu le député par l’assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Brest et siégea à la réunion des États généraux de 1789, puis à l’Assemblée constituante. Il a écrit un « Bulletin de la correspondance de la députation du Tiers-État de la sénéchaussée de Brest ». Le François-Marie Deniel, ancien maire de Lannilis, fut guillotiné à Brest avec vingt-six autres administrateurs du département Finistère, pour « fédéralisme ». Comme les autres propriétés nobiliaires, le manoir du Roual, qui avait été habité au milieu du par le marquis Vincent de Plœuc, décédé le au manoir du Roual, puis par son neveu le marquis de la Jaille, lequel émigra, fut vendu comme bien national et qui fut acquis le par Pierre Duret, ancien chirurgien-major de la marine au port de Brest. Lannilis est substitué à Plouguerneau comme chef-lieu du canton désormais dénommé canton de Lannilis. La lande de Lanveur est une étendue de terre argileuse à cheval sur les communes de Lannilis et Plouvien. Des potiers exerçaient leur activité à Lannilis et Plouvien au et au début du sur le site de la « Lande de Lanveur » à Kerambo.

Le Bottin du commerce de 1842 indique déjà la fabrication de poteries et de briques à Plouvien., l’industrie des potiers semble déjà très florissante à Lanveur. Sous la Révolution, Cambry, qui visita le Finistère en 1794; signale qu’il y avait alors 50 à 60 poteries en Lannilis et en Plouvien. En 1807, aux foires de Lannilis, on signale des poteries innombrables. (.) La Terre de Lanveur se vend partout dans le Léon. Mais, après cette période de prospérité, trois actes préfectoraux (1872, 1874, 1878) vinrent porter une atteinte sérieuse à cette industrie. Les poteries sont recouvertes d’une peinture à l’oxyde de plomb qui n’est pas sans danger. (.) 250 personnes [furent] réduites à la misère la plus noire.

L’industrie des potiers est alors en pleine période de prospérité. En 1811, on estime qu’elle emploie un millier d’individus environ dans la région de Lannilis-Plouvien. C’est à cette époque et jusqu’en 1874 que sont notées de nombreuses demandes d’achats de terrain, à la commune de Lannilis, sur la terre alors disputée de Lanveur. Disposés en ceinture autour d’elle, se peuplent les groupements de Prat-Torchen, Prat-Lédan, Kerizaouen, Kerien, Grollo, Bergot, Kerabo… C’est là que s’installent les familles Corre, Cléac’h, Guéguen, Aballéa, Cloarec, Jaffrès, Tréguer, Allégoet, Gouez, autant de noms familiers de nos jours. Des charrettes remplies de poteries s’en vont, par toutes les routes du Léon, écouler leur contenu sur les foires et les marchés. La terre de Lanveur se vend à Landerneau, au Faou, à Chateaulin, à Carhaix, à Saint-Pol-de-Léon.  » le 29 juillet 1874 concernant l’interdiction de la vente des poteries de Lannilis et Plouvien, vernissées à l’aide d’oxyde de cuivre et d’oxyde de plomb, à la suite de nombreux cas d’intoxication.

L’âge d’or fut les deux premiers tiers. L’interdiction d’utiliser l’oxyde de plomb, réputé toxique, accéléra un déclin provoqué aussi par l’essor de la céramique industrielle et de la ferblanterie. En 1912, le plomb était encore utilisé en dépit de l’interdiction (un mélange de plomb et de cendres étendu à la main sur la poterie crue avant son passage au four); les potiers étaient atteints de saturnisme. Franchet « les potiers de Lannilis sont, en général, tous malingres. Au point de vue intellectuel, ils sont au-dessous de la normale, mais le manque d’intelligence que l’on observe chez la plupart d’entre eux peut provenir de la consanguinité, car ils constituent une classe à part, peu estimée des paysans cultivateurs (.). Aucun animal domestique ne peut vivre dans ce milieu spécial (.). J’ai vu (.) les enfants se plonger les mains dans cette poudre et se barbouiller ensuite la figure, en jouant (.) ». La technique de fabrication utilisée restait très primitive: « [à Lannilis et Plouvien] on fabrique des poteries très grossières, celles-ci sont faites exclusivement par les femmes qui se tiennent exactement dans la même position accroupie que les potières kabyles.

La petite tournette, de de hauteur, dont elles se servent, se compose d’un plateau en bois relié par des jantes à une pièce également en bois, faisant fonction de volant et que la potière fait tourner avec l’orteil du pied droit. Un pivot en bois ou en fer, fixé sur une pièce de bois, en forme de croix, traverse le volant et vient engager sa tête arrondie dans un évidement, ménagé sous le plateau supérieur ou girelle ». La concurrence des ustensiles en fer blanc et des poteries et faïences d’autres provenances accentuèrent la crise et les derniers potiers disparurent pendant l’entre-deux-guerres. En 1935, il ne subsistait que deux potiers à Lanveur. Cette description, qui date de 1935, illustre la fin de l’activité potière Une épidémie de choléra fit 12 morts à Lannilis en. Alphonse Marteville et Pierre Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, décrivent ainsi Lannilis en 1843 Les « choux de Lannilis » étaient alors cultivés, traditionnellement entre les rangées de panais; ces choux verts étaient notamment vendus à Brest et consommés aussi par le bétail.

L’élevage des chevaux traits bretons était alors important dans le canton de Lannilis et les cantons voisins; des foires aux chevaux avaient lieu à Lannilis les deuxièmes mercredis de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre. Un dépôt d’étalons existait à Lannilis depuis 1785. La reconstruction de l’église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul par l’architecte diocésain Joseph Bigot se fit entre 1874 et 1876 avec incorporation de l’ancien clocher datant de 1774, brigadier au 5e régiment de dragons, fut fait prisonnier pendant la Guerre de 1870. Une épidémie de variole frappa Lannilis et des communes avoisinantes en 1882. En 1886, un touriste allemand, dénommé Sandier, soupçonné d’espionnage, fut arrêté à Lannilis. Benjamin Girard décrit ainsi Lannilis en 1889, jugé abusif par le gouvernement. L’abbé Gayraud fut élu député.

Une autre réunion se tint au château du Roual, toujours à Lannilis, et décida de soutenir la nouvelle candidature de l’abbé Gayraud en vue de sa réélection, le préférant à l’abbé Stéphan, recteur de Plounéour-Trez, royaliste. Lannilis et sa région restaient toutefois à majorité royaliste comme l’illustre l’élection cantonale du 14 avril 1901: succédant à son père Paul Audren de Kerdrel, le comte Paul Audren de Kerdrel (fils) fut élu conseiller général, obtenant dans le canton de Lannilis, contre à Jacques Quentel, républicain catholique; dans la seule commune de Lannilis, de Kerdrel obtint 422 voix contre 286 pour Quentel. « Le canton de Lannilis [a] été jusqu’ici une citadelle du parti royaliste » écrit le journal L’Ouest-Éclair. En 1912 encore, pour pourvoir au remplacement de l’abbé Gayraud, décédé, « M. Ollivier, curé de Lannilis, ont insisté tour à tour sur la nécessité de désigner un candidat catholique et républicain, capable de défendre les intérêts de la circonscription »; Louis Soubigou, conseiller général de Lesneven, fut désigné; il fut élu député. En 1898, Édouard Delamare-Deboutteville, qui s’intéressait aussi au monde de la pêche, eût l’idée que les pêcheurs pouvaient améliorer leur activité en cultivant les moules et les huîtres et créa un parc d’ostréiculture dans la « prairie de Coum » (Prat ar Coum du nom de la famille Coum) en Lannilis, en bordure de l’Aber Benoît, avec le concours de Léon Malandin (lequel se fit construire une maison à cet endroit, qu’il appela Kastel ar Bik). Édouard Delamare-Deboutteville cède rapidement son exploitation ostréicole à la famille Madec; le choix du site est judicieux, car il permet l’élevage, mais aussi l’affinage, des huîtres en raison de l’alternance de l’eau douce et de l’eau salée selon les marées, ce qui offre aux huîtres le goût particulier qui fait leur réputation. Dans la deuxième moitié du les coups de froid, les virus et les marées noires ont eu raison des huîtres plates, qui ont longtemps fait la réputation de Prat-ar-Coum et qui étaient servies dans les meilleures tables de France; désormais c’est l’huître creuse qui est principalement produite dans les deux abers Benoît et Wrac’h, notamment par les ostréiculteurs des familles Hansen, Bescond, Ogor, ou encore par Emmanuel Legris au pied du phare de l’Île Wrac’h.

La ligne ferroviaire à voie métrique des Chemins de fer départementaux du Finistère reliant Plabennec à l’Aber-Wrac’h via Plouvien, Lannilis et Landéda ouvrit en deux temps (en 1894 pour le tronçon Plabennec-Lannilis, long de, et en 1900 pour le tronçon Lannilis-L’Aber-Wrac’h, long de ); elle ferma en 1932. La foire de novembre à Lannilis était alors très fréquentée. Une tradition était que les jeunes gens qui allaient partir au régiment tentaient d’y trouver une jeune fille: « le jeune homme saisit les deux mains de la jeune fille qu’il veut épouser et s’efforce de la tirer à lui. Si la jeune fille connaît son rôle, elle résiste. Enfin après force tiraillements les mains s’unissent en une étreinte commune et l’on va ensemble casser le gâteau ». L’auteur de l’article déplore que les jeunes gens préfèrent désormais chanter « les chansons qui nous viennent des cafés-concerts de Paris » plutôt que de puiser « leurs chansons dans le répertoire si riche de la poésie bretonne ». En 1904, un décret du gouvernement Combes, pris en vertu de la loi sur les congrégations, entraîne la fermeture de l’école congréganiste tenue par les Frères des écoles chrétiennes à Lannilis. Paul de Kerdrel, conseiller général et maire de Lannilis, écrivit une lettre au Préfet du Finistère protestant contre l’enlèvement des crucifix des prétoires.

Une épidémie de fièvre typhoïde frappa 44 personnes et fit 10 morts à Lannilis. L’élevage des postiers bretons était une activité importante: « C’est dans le Finistère nord-ouest, depuis Lesneven jusqu’à la pointe Saint-Mathieu, en passant par les cantons de Lannilis, Ploudalmézeau et Saint-Renan, que naissent les chevaux les plus lourds de la race ». Un projet d’usine marémotrice sur l’Aber-Wrac’h fut approuvé par la Chambre des députés le et déclaré d’utilité publique en 1924, mais finalement ce projet n’aboutit pas. Un club de football, le « Sporting-Club de Lannilis », existait déjà pendant l’entre-deux-guerres. Un raid hippique était organisé tous les ans à Lannilis entre 1934 et 1939: le programme de celui organisé le indique que ce raid en trois étapes (de Lannilis à Lesneven, retour et boucle via Landéda et l’Aber-Wrac’h pour la étape) ayant lieu en une seule journée, ouvert aux chevaux de toutes provenances, a un succès grandissant. L’hippodrome de La Motte fut inauguré le. Joseph Quentel, ancien maire de Lannilis et notaire, fut arrêté le, accusé d’avoir détourné plus d’un million de francs. Un groupe de résistants donna l’assaut aux soldats allemands cantonnés au manoir de Kerbabu et subit de lourdes pertes.

Dix résistants (Jean Caraes, François Coum, François Falhun, Prosper Guiziou, Jean Landuré, Jean Laot, Olivier Le Bris, François Rolland, Roger Stéphan et Théophile Troadec) moururent directement au cours de l’attaque, auxquels l’on doit ajouter l’exécution de deux hommes le (Paul Appéré et Joseph Corre). Une stèle commémorative a été inaugurée en 1950. Le carré militaire du cimetière de Lannilis contient les tombes de 7 soldats britanniques morts pendant la Seconde Guerre mondiale: 4 aviateurs du Bristol Beaufort n°W6493 abattu par un chasseur allemand Messerschmitt Bf 109 lors de l’attaque du croiseur Admiral Hipper le; trois aviateurs du Hampden n°X3129 abattu lors d’une attaque des Croiseurs Scharnhorst et Gneisenau sur Brest le. Huit soldats originaires de Lannilis (Yves Bodénès, François Cadour, Émile Croguennec, Jean Lamour, Désiré Landuré, Yves Lazennec, Yves Léon, Raymond Thuayre) sont morts pour la France pendant la guerre d’Indochine et un (Auguste Omnès) pendant la guerre d’Algérie.

Patrimoine religieux

Elle est placée sous le double vocable de saint Pierre et saint Paul (1774-1876). Elle a été précédée d’au moins deux autres édifices au même endroit: l’un est mentionné pour la première fois le 25 mars 1516. En 1730, son état de délabrement nécessite une restauration. Les réparations sont insuffisantes et l’édifice est interdit aux paroissiens en 1767. C’est la chapelle de Trobérou qui sert alors aux offices paroissiaux, le temps d’élever une autre église paroissiale.

L’église actuelle est bénite le 15 octobre 1775. L’édifice comprend un clocher semi-encastré, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept avec deux absidioles et un chœur avec déambulatoire sur lequel s’ouvrent trois chapelles rayonnantes. À l’exception du clocher à deux galeries provenant de l’ancien édifice et daté de 1774, l’église a été reconstruite vers 1869 et agrandie de 1874 à 1876. Le clocher est d’une hauteur de et renferme 4 cloches. La chaire à prêche Paul de Tarser, qui date du, se trouve au Musée départemental breton à Quimper.

On dénombre plusieurs statues dont celles des saints patrons, saint Pierre et saint Paul, ainsi que deux Vierges à l’Enfant. Un orgue, datant de 1851, est adossé au mur du clocher, sur une tribune. Il comprend 19 jeux et tuyaux et est l’œuvre du Silésien Carl, Awald, Julius Heyer. Il a fait l’objet de plusieurs restaurations, dont la dernière en 1999 par l’atelier Menoret de Nantes. La chapelle Saint-Sébastien: plusieurs vagues d’épidémie de peste très dévastatrices touchent la Basse-Bretagne à la fin du et dans la première moitié.

Le seigneur de Kerbabu, Ollivier de Bellingant, offre à la paroisse un terrain isolé pour enterrer les cadavres. Les inhumations à l’intérieur de l’église paroissiale engendraient des risques sanitaires. La chapelle est construite sur ce terrain légué et dédié à saint Sébastien, particulièrement invoqué contre la peste. Beaucoup d’habitants participent gracieusement à l’édification de la chapelle. Les travaux qui débutent en 1641 sont achevés au début de l’année 1644.

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Population

5.708 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
(29)

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