Parmain

Histoire de Parmain

Parmain est une commune de Val-d’Oise, en Île-de-France, qui compte 5 610 habitants. Le nom de Parmain est attesté sous les formes Parmeng en 1228, puis Parmin sous l’Ancien Régime avant de prendre sa forme actuelle. Albert Dauzat et Charles Rostaing ont proposé sans certitude cependant une utilisation du mot parmain, sorte de poire, utilisé de manière absolue. Cependant, ils ne citent aucune forme ancienne, montrant par là qu’ils n’en connaissaient pas.

En effet, celles-ci sont incompatibles avec cette explication. La forme ancienne Parmin est à l’origine du gentilé des habitants de la commune Parminois, Parminoise. La commune de Jouy-le-Comte change de dénomination par décret, signé de la main du président Sadi Carnot, et publié au journal officiel le 5 janvier 1893, passant de Jouy-le-Comte à Parmain.

Plus tard, on ajoute le déterminant complémentaire -le-Comte, pour distinguer la paroisse d’un autre Jouy, situé près de Bernes-sur-Oise et aujourd’hui disparu.

de 1751, on distingue face à L’Isle-Adam, à gauche, le hameau de Parmin (Parmain). Le site de la ville est occupé depuis les temps paléolithiques et néolithiques. Des outils retrouvés dans le sol de la commune et visibles au musée communal en témoignent, tout comme la sépulture néolithique située sur le territoire de la commune, dite le Trou à morts. La première mention de Parmain et de Jouy-le-Comte remonte à 1228, elle provient d’un acte, une donation, de Jehan de Parmeng, chevalier, à l’abbaye cistercienne de Notre-Dame du Val. On ignore tout de ce personnage. Le sceau appendu à cet acte conservé aux archives nationales a donné à Parmain ses armoiries. Selon Bernard Baray, un autre chevalier est cité dans un document de la même époque sous le nom d’Eudes de Jouy, attestant également de l’ancienneté de Jouy-le-Comte. Parmain, comme L’Isle-Adam, fut un temps sous la suzeraineté de l’abbaye de Saint-Denis.

L’église de Jouy-le-Comte, édifiée au, est dédiée à saint Denis et faisait partie au Moyen Âge du diocèse de Beauvais. Au lieu-dit la justice, sur le plateau qui domine Jouy-le-Comte, des scellements de pierre destinés à soutenir des bois de justice ont été retrouvés, preuve que les comtes de Beaumont rendaient la justice, et l’exécutaient, dans le village. Un moulin à eau était bâti sur le pont qui reliait Parmain à L’Isle-Adam par l’île du Prieuré dès le début. Lorsqu’en 1669 le château de L’Isle-Adam est victime d’un incendie, la princesse de Conti, Anne Marie Martinozzi, l’abandonne et s’installe dans une maison proche de l’église de Jouy. Elle fait alors construire le presbytère et restaurer l’église du village. Historiquement, alors que Parmain appartenait aux seigneurs de L’Isle-Adam successifs (les Adam, les Villiers, les Montmorency, les Condé et enfin les Conti) et servait essentiellement de potager et de lieu de cultures pour ces nobles, Jouy-le-Comte et Boulonville étaient des terres des comtes de Beaumont.
La seigneurie de Jouy-le-Comte est adjugée le par une sentence des requêtes du Palais à Anne de Montmorency, connétable de France et seigneur de L’Isle-Adam. Les autres terres du comté de Beaumont seront achetées par les Conti. Ainsi, les deux entités qui constituent la commune actuelle étaient initialement distinctes avant d’être réunies sous l’autorité des mêmes seigneurs.

À la naissance de la commune à la Révolution, elle est séparée de L’Isle-Adam, et prend le nom de Jouy-le-Comte et non de Parmain, toujours regardé comme un hameau. Le territoire de Parmain était intégré dans l’ensemble aménagé du domaine des Conti. Ainsi, un petit château, détruit en 1812 et situé en face de la gare actuelle à l’emplacement du bureau de Poste et de l’hôtel de ville, fut construit par les princes, pour loger l’intendant de leur domaine, puis leurs invités. Un pont, dit le pont Vert, qui a succédé à un pont-levis médiéval, le reliait au château principal sur l’île du prieuré. Le château de Parmain, pourtant simple annexe, était entouré d’un vaste jardin, d’un potager et d’un verger. Seules les caves demeurent aujourd’hui, sous le bâtiment de la Poste. À la Révolution française, une milice bourgeoise est constituée à Jouy-le-Comte. Elle est armée des fusils des princes de Conti trouvés dans ses écuries.

Cette milice constituera une des quatre compagnies de la Garde nationale de L’Isle-Adam et restera basée dans la commune. Jouy-le-Comte est érigée en commune du canton de l’Isle-Adam en mars 1790. En 1791, la Garde nationale subit à nouveau une refonte, le bataillon de L’Isle-Adam est créé, compétent sur les communes de Jouy-le-Comte, Villiers-Adam et Mériel. Il se compose de sept compagnies de fusiliers et une de grenadiers. Les Templiers possédaient la commanderie de Jouy-le-Comte.
Lors de la dévolution des biens de l’ordre du Temple, la commanderie est rattachée aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La commune suit un développement discret mais constant au cours du siècle. On peut citer quelques jalons, symboles de la transformation de la vie communale au cours du siècle de l’industrialisation, qui en elle-même, a, par ailleurs, peu concerné Parmain. Jusqu’au Premier Empire, la commune ne possède aucune école.
Celle-ci n’est d’ailleurs à l’époque ni gratuite, ni obligatoire, la scolarité coûte un franc par mois pour l’apprentissage de la lecture, vingt-cinq centimes pour l’écriture et la même somme pour le calcul.
L’hiver, chaque élève doit apporter sa bûche pour le chauffage de la classe.

Le premier instituteur de Parmain, nommé Fauchon, prend ses fonctions en 1804. Les instituteurs, tout comme les prêtres, restent alors très longtemps en place: seulement trois maîtres se succèdent jusqu’en 1900. De 1815 au début des années 1840, une manufacture de céramique, fondée notamment par le père du peintre adamois Jules Dupré, donne une certaine prospérité à la commune. C’est la seule industrie d’envergure qui s’y est implantée, et ce pendant à peine vingt-cinq ans.
En 1828, madame Ducamp fait édifier une belle propriété en bordure de l’Oise qui devient plus tard la mairie.
De 1829 à 1832, un barrage et une écluse sont érigés sur l’Oise en aval de l’île du Prieuré.
En 1832, la France est frappée par une grande épidémie de choléra; celle-ci touche très modérément L’Isle-Adam tandis qu’elle tue vingt-trois habitants d’Auvers-sur-Oise durant le seul mois de mai… et fait dix-huit mille victimes à Paris.
Curieusement, Parmain semble totalement épargnée, aucun cas n’étant signalé ni aucune augmentation notable des inhumations n’étant enregistrée. En 1831, les études pour la construction d’une liaison ferrée de Paris à la frontière belge sont lancées. On voit dès lors régulièrement des ingénieurs le long de l’Oise puis, en 1842, des ouvriers venir poser des jalons.
Lors de la séance du conseil municipal du 20 mai 1843, la création d’un passage à niveau au bas de la rue Guichard inquiète et le maire, monsieur Dambry, demande que la plate-forme soit abaissée dans le sol, mais sans succès.
La direction de la Compagnie des chemins de fer du Nord baptisent la nouvelle gare « L’Isle-Adam »; et ce n’est qu’en 1877 que le nom de Parmain lui est ajouté. Le nom n’est pourtant ajouté sur les indicateurs ferroviaires… qu’après la Seconde Guerre mondiale. Le 14 juin 1846, les habitants de Parmain voient passer à toute vitesse en la toute nouvelle gare le premier train à vapeur inaugural de la ligne Paris – Lille.

Celle-ci passe en effet alors par la vallée de Montmorency puis la vallée de l’Oise en faisant un important détour vers l’ouest avant la construction de la ligne plus directe Paris – Creil par Chantilly en 1859. Le 20 juin, la nouvelle ligne est ouverte aux voyageurs, cinq trains quotidiens desservent la gare depuis Paris e Les bateliers de l’Oise considèrent pourtant le chemin de fer comme une concurrence déloyale: le 26 février 1848, certains d’entre eux aidés de révolutionnaires venus de Paris sabotent les voies entre Auvers et Persan et détruisent des installations de signalisation et du télégraphe. La gare est alors incendiée comme d’autres de la ligne.

À la suite de ce sabotage, les circulations se font sur voie unique: le 27 février, le convoi en provenance de Pontoise entre en collision avec un train en direction du nord, faisant un mort et quarante blessés près de Butry. La ligne de chemin de fer contribue grandement au développement, notamment immobilier, de la commune. Dans les années 1880, des réverbères à gaz éclairent les rues de la commune pour la première fois; en 1881, le projet de création d’une école de filles est lancé par la municipalité. Le 29 janvier 1896, le maire signe, avec l’autorisation du préfet, l’acte d’acquisition de la belle propriété édifiée par madame Ducamp en 1828, et appartenant alors à monsieur Dordron: la mairie y est alors transférée. En 1899, l’installation d’un bureau télégraphique et téléphonique est prévu par le conseil municipal, qui s’inquiète de nouveau de la situation posée par la présence du passage à niveau au centre même de l’agglomération: le trafic en augmentation constante pose en effet des problèmes croissants. En 1900, afin d’accompagner la croissance constante du trafic, deux ailes sont ajoutées au pavillon central de la gare. En février 1935, la mort de l’arbre de la liberté est annoncée à la municipalité; elle décide de le remplacer par un tilleul, dont il ne reste aucune trace. Le 28 février 1937, décision est prise de créer un nouveau cimetière, situé au lieu-dit « le bois Gammertin ».

En 1977, la démolition du bâtiment de la gare est décidée puis mise en œuvre en 1982; en 1983, la nouvelle gare édifiée en bois rappelant la forêt proche est mise en service. Le génie militaire français a dû détruire les vieux ponts reliant Parmain à L’Isle-Adam lors de la Guerre franco-allemande de 1870. Des constructions modernes les ont remplacés, qui ont dû également être détruites au début de la Première Guerre mondiale, en 1914, puis lors de la Bataille de France au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1940. La Première Guerre mondiale prend soixante-treize habitants à Parmain et Jouy-le-Comte. Les Allemands sont à Parmain. S’ensuit une courte bataille qui fait six victimes civiles. Le 13, les troupes françaises se replient, et abandonnent la commune à l’occupant.

Patrimoine religieux

Parmain compte deux monuments historiques classés et un inscrit sur son territoire; la totalité du territoire de la commune constitue un site inscrit.

Informations Clés

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Population

5.610 habitants

Région

Île-de-France

Département

Val-d'Oise
(95)

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