Parmain
Val-d'Oise · Île-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Parmain
Le site de Parmain est occupé depuis les époques paléolithique et néolithique, comme en témoigne la sépulture dite le Trou à morts. La première mention de Parmain et de Jouy-le-Comte remonte à 1228, dans un acte de donation de Jehan de Parmeng, chevalier, à l'abbaye cistercienne de Notre-Dame du Val. Parmain, comme L'Isle-Adam, fut un temps sous la suzeraineté de l'abbaye de Saint-Denis.
Au Moyen Âge, la paroisse de Jouy-le-Comte relevait du diocèse de Beauvais. Les Templiers possédaient la commanderie de Jouy-le-Comte ; lors de la dévolution des biens de l'ordre du Temple, elle fut rattachée aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Au XVIIe siècle, après l'incendie du château de L'Isle-Adam en 1669, la princesse de Conti Anne Marie Martinozzi, nièce du cardinal Mazarin, s'installe dans une maison proche de l'église de Jouy, fait construire le presbytère et restaurer l'église du village.
La commune, érigée à la Révolution sous le nom de Jouy-le-Comte, prend le nom de Parmain par décret du président Sadi Carnot publié au Journal officiel le 5 janvier 1893.
Toponymie de Parmain
Le nom de Parmain est attesté sous les formes Parmeng en 1228, puis Parmin sous l'Ancien Régime. La forme ancienne Parmin est à l'origine du gentilé Parminois, Parminoise. Jouy-le-Comte est issu de l'anthroponyme bas latin Gaudius, « le Bienheureux », surnom chrétien formé sur gaudia qui a donné joie en français, auquel est associé le suffixe d'origine gauloise -acum.
Patrimoine religieux à Parmain
L'église Saint-Denis de Jouy-le-Comte, rue du Maréchal-Joffre, est un édifice composite de plan cruciforme à l'origine. La croisée du transept, le croisillon nord et le chœur roman remontent au XIIe siècle ; l'abside voûtée prend la forme d'un hémicycle percé de quatre fenêtres en plein cintre. Le clocher central, élevé au-dessus de la croisée du transept, date du tout début du XIVe siècle et est coiffé en bâtière. Le collatéral droit et le portail latéral, datés de 1561, sont attribués à l'architecte pontoisien Nicolas Le Mercier. La nef a été reconstruite et recouverte d'une voûte en berceau de bois en 1651. Le chœur et le clocher sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 3 septembre 1912, le reste inscrit par arrêté du 20 février 1945. Selon la tradition, Jeanne d'Arc y aurait laissé deux petites croix sur une dalle du chœur en 1429 ou 1430.
L'église du Sacré-Cœur, rue du maréchal Foch, fut construite en 1889 par l'abbé Gaillard dans le quartier de la gare pour faire face à l'accroissement du nombre de paroissiens. Devenue trop exiguë, elle fut intégrée comme sacristie à un nouvel édifice, béni par Alexandre Renard, évêque de Versailles, le 7 septembre 1958. Un campanile séparé du corps du bâtiment lui fut adjoint en 1960.
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