Nouzonville

Histoire de Nouzonville

Nouzonville est une commune de Ardennes, en Grand Est, qui compte 5 592 habitants. Initialement, de 1234 à 1400, selon Théophile Malicet, la localité porte le nom de Nozon-de-les-Braux, faisant référence à une abbaye, l’abbaye de Braux, qui imposait sa loi à une trentaine de villages. Puis le nom devient Nouzon et enfin Nouzonville le, à la demande de la direction des PTT qui veut en finir avec les confusions entre Nouzon et Mouzon. D’après Ernest Nègre, Nouzon a pour origine un nom germanique.

En 1468, les Liégeois arrivent, chassés par les exactions de Charles le Téméraire (les Thomé, Roynette, Barbette, Dehan, Malicet. ) et s’installent aux portes de Nouzon, le long d’un petit ruisseau nommé la Goutelle. Alors que jusqu’au, ce n’était qu’un petit village vivant de pêche, des bois et d’un peu de culture, Nouzon devient, à la suite des nouveaux arrivants, un centre d’activité métallurgique, ce qui va transformer la cité. En raison des confusions fréquentes entre Mouzon et Nouzon, à la lecture d’une adresse manuscrite, la commune de Nouzon, sollicitée par l’administration postale, change de nom en Nouzonville le par décision du conseil municipal (écartant ainsi d’autres propositions: Nouzon-la-Forge, Nouzon-les-Forges, Nouzon-sur-Meuse, et enfin Nouzon-la-Cachette… ). La crise des années 1930 fragilise la métallurgie ardennaise, avec des mesures de chômage partiel. En 1936, un mouvement de grève générale touche les établissements industriels de Nouzonville à partir.

La reprise s’effectue les 29 et, après des négociations au niveau national et départemental ( DBMIC). Les Français ayant fait sauter le pont le au soir, les Allemands doivent franchir la Meuse en canots; ils précèdent leur attaque par un intense bombardements aérien qui touche la ville. Néanmoins en fin de matinée, ce feu diminue, la d’infanterie de forteresse dont dépend la DBMIC se replie vers l’arrière à cause de la menace que fait peser la percée de la 6e Panzerdivision à Monthermé depuis quelques heures. Le pont est finalement reconstruit après la guerre. En 1974, la commune fusionne avec celle de Meillier-Fontaine, et, aux heures de changement d’équipes, les rues et la place Gambetta sont parcourues par les hommes en bleu de travail:, note Guy Istace, maire de Nouzonville à l’époque, dans un article du Figaro de 2007. Mais dès les années 1960 et années 1970 avec par exemple la fermeture de l’entreprise Usinage Mécanique Générale Ardennaise, l’activité industrielle décroît et des établissements industriels commencent à fermer.

La concurrence internationale, la guerre des prix et le manque de soutien des banques et de l’État se traduisent par la disparition progressive d’une grande partie des entreprises métallurgiques, à Nouzonville comme dans l’ensemble du territoire français. Une des fermetures les plus emblématiques, qui s’accompagne d’un mouvement social désespéré, est la fermetures des Ateliers Thomé-Génot en 2007, accélérée par des repreneurs qui s’avèrent être des voyous.

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Population

5.592 habitants

Région

Grand Est

Département

Ardennes
(08)

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