Cancale
Histoire de Cancale
Cancale est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 5 435 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Cancavena en 1030, Cancauna en 1182, Cancanna en 1183. Le premier élément Canc- représente sans doute le breton ‘ « port, abri, havre, conque », comme dans les noms de communes Le Conquet et Concarneau.
Le second élément est le breton ‘ « rivière ». La forme Konkaven est attestée par écrit depuis 1936 et la forme Kankaven depuis 1987.
Une présence humaine est attestée sur la côte cancalaise dès le Paléolithique moyen. Il subsiste également des traces de présence gauloise (ferme de la Ville es Péniaux) et gallo-romaine (villas gallo-romaines, pesons de pêche). Selon Ogée, les Vikings auraient ravagé Cancale et le pays de Dol en 996: l’église cancalaise de Port-Pican ayant été pillée, débute la construction de l’église Saint-Méen-de-Judicaël à l’emplacement de l’église paroissiale actuelle. Le nom *Konkaven évolue en Cancaven que l’on retrouve pour la première fois dans une charte du duc Alain III de Bretagne en 1032, puis en Cauncall en gallo.
Cancale est réputé dès le pour ses marins engagés dans la « grande » pêche à Terre-Neuve sur les morutiers de Saint-Malo mais aussi de Cancale, puisque existaient des chantiers de construction de navires sur le port de la Houle (les derniers terre-neuviers construits dans ces chantiers quitteront le port après la grande grève des marins de 1911). De retour de leur campagne de pêche, les terre-neuvas pratiquent alors d’octobre à mars la pêche côtière, le maraîchage ou le ramassage des huîtres. François accorde en 1545 au bourg de Cancale (jusque-là, il s’agissait d’une simple paroisse ressortissant du siège royal de Dinan) par lettres patentes le titre de « ville » à part entière pour sa qualité de fournisseur d’huîtres plates de la table royale, les échevins de Paris ayant passé un contrat pour être livrés deux fois par semaine. Le roi Henri II accorde à la ville le privilège de tirer le papegai.
Cancale est le port d’où partent en 1612 les navires de Daniel de La Touche, seigneur de la Ravardière, pour le Brésil: la Régente, la Charlotte et la Sainte Anne. Daniel de La Touche fut le fondateur de la ville de São Luis dans le Maranhão au Brésil. C’est aussi le port d’où est parti le 30 août 1714, le premier Français à avoir fait le tour du monde, Guy Le Gentil de La Barbinais. Un tour du monde de plus de 3 ans à bord du Vainqueur, qui l’emmènera vers l’Amérique du Sud, la Chine, La Réunion et le Brésil.
Patrimoine religieux
La commune compte trois lieux et monuments classés ou inscrits au titre des monuments historiques et recensés à l’inventaire général du patrimoine culturel.