Châtillon-sur-Seine

Histoire de Châtillon-sur-Seine

Châtillon-sur-Seine est une commune de Côte-d’Or, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 5 378 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes « Castellio…, basilica sanctae Dei genitricis egregiique Christi confessoris Martini » ; « In comitatu Laticense, Castellio… oppidum » (973); Castellion (1038); Castellio super Sequanam (1108); Chastellio (1197); Chastillon sus Soigne (1213); Chastellon (1227); Castellio super Secanam (1256); Chestoillon sur Sene (1258); Chastoillum sus Seigne (1267); Chestoillon sus Seigne (1273); Chastoillum (1290); Chestoillon (1294); Chastoillon sux Soigne (1299); Chastoillom (1302); Chastoillum surs Soingne (1304); Chastillon, Chastoillon (1306); Chastoillon suis Soingne (1324); Chastoillon sus Soingne (1329); Chastillon sur Seinne (1342); Chasteillon sur Seigne (1346); Chastoillon sur Saigne (1360); Chastoillon sur Seigne (1361); Chastoillon sur Seingne (1368); Chastoillon sur Seinne (1372); Chasteillon (1372-1373); Chasteillon sur Senne (1374); Chasteillon sur Saine (1384); Chasteillon sur Seine (1391); Chastillon sur Saine (1404); Chastillon sur Seine (1568); Chastiglon (1576); Chastillon sur Seyne (1587); Chatillon sur Seine (1686); Chatillon sur Seyne (1700); et Châtillon-sur-Seine en 1801. Châtillon serait un nom médiéval, un dérivé, sans doute mérovingien et carolingienne, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

La Seine est un fleuve français qui coule dans le Bassin parisien et irrigue notamment Troyes, Paris, Rouen et Le Havre.

La région compte de nombreux vestiges d’occupation aux époques préhistoriques, préceltique, celtique et gallo-romaine: grottes, pierres levées et surtout l’oppidum du Mont Lassois, un important centre d’habitat à l’âge du bronze qui est l’objet actuel de recherches et de fouilles, situé à de la ville. La peuplade gauloise qui occupe la région lors de l’invasion romaine, les Lingons, adhère rapidement à la colonisation et Châtillon, une des trois place-fortes (Castell) de leur territoire du Lassois semble alors déjà au croisement stratégique de nombreuses routes. Des photographies aériennes prises le 28 juin 1976 révèlent les traces d’un site archéologique composé de structures quadrangulaires et circulaires pouvant être d’origine funéraire d’époque gallo-romaine. L’agglomération est ravagée par les Vandales. La crypte de l’église Saint-Vorles contient encore un oratoire réputé fondé par saint Didier aux premiers siècles de notre ère et les premières « écoles » dateraient. Au les populations se déplacent sur l’actuel site de la ville et fortifient la colline du Castell qui donne son nom à Châtillon. En 886 Gilon de Tournus, évêque de Langres fait transférer de Marcenay à Châtillon les reliques de Saint Vorles afin de les mettre à l’abri des invasions normandes qui ravagent une partie du pays. Epargné, Châtillon devient alors un lieu important de pèlerinage et le centre politique, économique et religieux du Lassois.

La ville actuelle est alors composée de deux agglomérations « Chaumont », dépendant des comtes de Bourgogne, et « le Bourg », dépendant des évêques de Langres. Dès le, son développement industriel en fait une des du royaume où marchands et industriels gouvernent eux-mêmes librement leur activité: pendant, le commerce des laines et tapisseries du faubourg de Courcelles concurrence celui de Troyes. À partir de 1168, avec l’aval de l’évêque de Langres, la ville se dote de deux systèmes de fortifications: une au nord pour le quartier de Chaumont, l’autre au sud pour le quartier du Bourg. Les deux enceintes appartenant l’une aux Bourguignons (Chaumont), où le chancelier Nicolas Rolin est propriétaire d’une maison forte et l’autre (le Bourg) appartenant à l’évêque de Langres perdurent pendant tout le Moyen Âge. Châtillon est alors constituée de deux entités souvent rivales et au caractère bien marqué séparées par les méandres de la Seine: la première très active, assez fruste et volontiers guerrière, la seconde plus éminemment intellectuelle. En 1184, Châtillon est assiégée et prise par Philippe Auguste, qui fait prisonnier, le fils ainé du duc de Bourgogne. De grandes figures monastiques favorisent la prolifération d’établissements religieux avant l’extension des cisterciens de Saint Bernard: les bénédictins à Châtillon et Molesme avec saint Robert, les chartreux à Lugny avec saint Bruno, les chanoines réguliers à Châtillon et Oigny, les Templiers et Hospitaliers à Bure, Châtillon, Épailly et [http://www.christaldesaintmarc.com/le-grand-prieure-de-champagne-de-voulaines-les-templiers-c488215 Voulaines]; enfin un ordre original, chef d’ordre, au Val des Choues. L’abbaye Notre-Dame est fondée en 1136 sous l’impulsion de saint Bernard qui fit ses études à Saint-Vorles avant de rejoindre saint Robert à Molesme.

Saint-Vorles devient alors église paroissiale. La guerre de Cent Ans ravage ensuite la région et, le 15 juillet 1475, Châtillon est quasi détruite par les troupes françaises. Dès les premières années du Châtillon prend le parti des ligueurs de la Sainte Union. Pour appuyer la Contre-Réforme l’église Saint-Jean est construite et inaugurée en 1551. En 1576, la ville est pillée par les troupes huguenotes du duc d’Alençon et la peste sévit en 1583, 1595. Entre les deux bras de la Seine un nouveau quartier reliant Bourg à Chaumont, dit de la rue des Ponts, élève ses propres remparts à partir de 1586 et trois ans plus tard la population décide le démantèlement du château. Les trois remparts sont alors unifiés avec la construction de bastions dont il demeure encore quelques vestiges malgré les démantèlements qui ont suivi la Révolution et de femmes prolifèrent mais certaines perdent leur âme avec les abbés commendataires. En 1638, la réunion des deux bourgs est confirmée par un traité de, roi de France.

visite Châtillon le 26 avril 1650 mais la centralisation du pouvoir au cours de ce entraîne la perte progressive des particularités administratives qui faisaient le dynamisme de la cité. Le premier collège communal qui ouvre en 1664 pérennise une tradition intellectuelle et caritative particulièrement riche et active mais dans bien des domaines Chatillon s’est renfermée sur une survie autarcique quand la Révolution éclate. Le 5 novembre 1704, l’ordre des Hospitalières est installé à Châtillon-sur-seine par, descendante des seigneurs de Cormaillon. Les Hospitalières de Châtillon sont une colonie de l’hôpital Notre-Dame de la Charité de Dijon. Marie Donguy en est la première supérieure. La Révolution française n’est pas très virulente; beaucoup de nobles conservent leurs biens et la vente des domaines monastiques profite aux familles déjà bien nanties. En 1822 le maréchal Marmont, châtelain de Châtillon, entreprend de moderniser la fonderie de Sainte-Colombe ouvrant la voie au développement sidérurgique de la région via la compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons à partir de 1862 mais l’utilisation du coke et l’importation des marchandises étrangères pénalisent cette économie qui vaut au Châtillonnais un patrimoine industriel de premier ordre et un bâti de grande qualité en matière d’églises, de mairies, d’écoles et de résidences bourgeoises. Parallèlement, la quête d’eau pure au xıxe siècle s’amplifie à cause de l’agglutinement de population dans la ville et autour et de la pollution industrielle.

Après 1880, seuls les sites de Sainte-Colombe et les forges de Chenecières survivent en dépit de la construction du chemin de fer qui ne suffit pas à enrayer la crise. La reconnaissance de Châtillon-sur-Seine vis-à-vis de sa marraine est marquée par la « Place de la Ville du Puy ». Trois jours plus tard, le 1er régiment de fusiliers marins débarqué en Provence et le 1er régiment de spahis débarqué en Normandie sont les premières unités des deux armées à faire leur jonction à quelques kilomètres de la commune. La gare de Châtillon-sur-Seine est fermée au trafic voyageurs en 1994. Seuls des trains de marchandises pour les coopératives agricoles circulent sur les voies de la gare. La baisse progressive de l’activité des carrières de pierre et, depuis 1979, la réduction drastique des effectifs de l’usine sidérurgique de Sainte-Colombe-sur-Seine ont considérablement affecté l’emploi régional et réorienté le développement avec la reconnaissance du Châtillonnais en appellation Crémant de Bourgogne au début des années 1980 et le développement de la filière bois.

Patrimoine religieux

Les églises Saint-Vorles, Saint-Nicolas et Saint-Pierre sont classées monuments historiques ainsi que l’ancien auditoire royal, la maison Philandrier et les ruines du château des ducs de Bourgogne , dans lesquelles se trouve un cimetière. Seize autres monuments sont inscrits à l’inventaire. Parmi les lieux les plus emblématiques citons Des vestiges des remparts unifiés et renforcés au subsistent en certains points, vestige d’une commanderie templière du passée aux Hospitaliers après 1312

Informations Clés

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Population

5.378 habitants

Région

Bourgogne-Franche-Comté

Département

Côte-d'Or
(21)

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