Fleury-sur-Orne

Histoire de Fleury-sur-Orne

Fleury-sur-Orne est une commune de Calvados, en Normandie, qui compte 5 303 habitants. Fleury-sur-Orne est mentionnée sous la forme latinisée en 1077, en français Allemagnes puis Allemagne jusqu’en 1916. La proximité dans l’espace ( à vol d’oiseau) et le temps de deux toponymes se référant aux Alamans laisse penser qu’il existe une relation entre les deux communautés, mais on ignore selon quelles modalités. En pleine guerre entre l’Allemagne et la France, le conseil municipal décide un remplacement du nom pour celui de Fleury, en commémoration de Fleury-devant-Douaumont, commune martyre de la Meuse intégralement détruite cette même année lors de la bataille de Verdun.

Par décret du, le nom de Fleury-sur-Orne devient officiel. C’est le deuxième plus important des cours d’eau normands, après la Seine, par sa longueur et son débit.

Le site de Fleury-sur-Orne est célèbre pour ses monuments d’une longueur impressionnante: un ensemble de tombes néolithiques a été découvert, composé d’une série de tombes monumentales de 4500 av. construites avec les plaques de gazon et allant de 12 à de long sur de large, entourées de fossés allant de à, et qui recelaient des hommes armés d’arc ainsi que leurs femmes. Le site comprend 32 monuments de tailles variables, contenant les sépultures de 19 individus de la période néolithique. En 1047, le jeune Guillaume, duc de Normandie (qui n’est pas encore Guillaume le Conquérant), aidé par Henri I roi de France, et grâce à la soumission in extremis de l’un des insurgés, Raoul Tesson fondateur de l’abbaye Saint-Étienne de Fontenay (Saint-André-sur-Orne), mit fin à la révolte des barons normands à la bataille du Val-ès-Dunes, près des villages de Chicheboville, Secqueville et Bourguébus. Peu d’informations nous sont parvenues sur cette bataille, mais il semblerait qu’il n’y ait eu ni infanterie ni archers, seuls des groupes de cavaliers se seraient affrontés de manière désordonnée. À l’issue de ces échauffourées, les barons rebelles s’enfuirent.

Ils tentèrent de franchir l’Orne au gué d’Athis entre Saint-André-sur-Orne et Fleury-sur-Orne (« entre Fontenay et Allemagnes », comme il est raconté dans le Roman de Rou en 1160) et y furent décimés. Emportés en grand nombre par le courant, les corps des chevaliers massacrés bloquèrent le moulin de Bourbillon au niveau de l’actuelle « Île enchantée ». Guillaume devint alors le maître incontesté du duché de Normandie. Au, le « carreau d’Allemagnes » était l’un des principaux lieux d’extraction de la pierre de Caen. L’exploitation se faisait alors à ciel ouvert. Elle servit à la construction de nombreux édifices en Normandie (par exemple les abbayes de Caen) ou en Angleterre (tour de Londres).

Dans un premier temps, l’exploitation s’est faite à partir de boyaux à flanc de coteaux. Puis à partir du, on exploita les carrières souterraines; on creusa plus profondément grâce à des puits creusés à l’est de la route d’Harcourt vers la Grâce de Dieu. En 1817, on découvre des fossiles de teleosaurus, à l’origine de la controverse entre Georges Cuvier et Étienne Geoffroy Saint-Hilaire sur les « crocodiles de Caen ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de l’agglomération caennaise trouvèrent refuge dans ces carrières souterraines pendant les bombardements. L’activité des carrières exploitant la pierre de Caen cessa à la fin des années 1950, après la reconstruction de Caen, le béton étant alors le matériau le plus utilisé dans la construction. Aujourd’hui, ces carrières sont fermées au public sauf pour les journées du patrimoine.

Certaines sont utilisées pour la culture du champignon de Paris. Durant la nuit du 18 au 19 juillet, les neuf régiments des trois brigades de la d’infanterie canadienne se préparent à libérer le Sud de Caen avec pour objectif la. Les régiments Royal Black Watch (régiment créé à Montréal en 1862) et Calgary Highlanders (originaire de la province canadienne d’Alberta) traversent l’Orne puis escaladent les hauteurs de Vaucelles sous le feu des obus et des balles allemandes. Pendant ce temps, les troupes de la opèrent plus à l’est. Le 19 juillet, au lever du jour, alors que les combats font rage sur les hauteurs de Vaucelles, le régiment de Maisonneuve principalement composé de Québécois, se prépare à son baptême du feu. Quittant leur retranchement près de la prison vers 10 heures, les hommes du régiment de Maisonneuve traversent le pont Bailey mis en place quelques heures auparavant par le génie canadien.

Le docteur Robert installe son poste de soins à la croisée des routes 158 et 162 (actuel carrefour rue de Falaise-Boulevard Lyautey). À 13 heures, sous la supervision du commandant Bisaillon, les compagnies A (major Dugas) et C (major Ostiguy) prennent la route de Thury-Harcourt alors que les compagnies D (major Léon Brosseau) et B (major Massue) utilisent une petite route secondaire sur la droite (l’actuel chemin des Coteaux?) avec pour objectif la partie basse de Fleury-sur-Orne. Sous une pluie d’obus et de mortiers, les troupes canadiennes disputent aux Allemands l’occupation des maisons bordant la route. Les rafales des mitrailleuses déchirent l’air, les blessés attendent les premiers soins, près d’eux gisent leurs camarades morts. Sur la gauche, le village d’Ifs est en feu, alors que le Royal Back Watch arrive à Saint-André-sur-Orne qu’il réussira finalement à libérer après des combats acharnés et héroïques qui feront de nombreux morts parmi les jeunes soldats canadiens. À 16 heures, la compagnie C du major Ostiguy, aidée des lieutenants Mathieu et Robert, atteint l’objectif, chaque maison de Fleury est inspectée.

Le curé Saussaye et les habitants de Fleury, réfugiés depuis début juin dans les carrières, apprennent avec soulagement la fin de leur exil souterrain tandis que les Allemands se replient sur Étavaux. Gérard Marchand, aumônier du régiment de Maisonneuve, dit une prière avant l’ensevelissement des soldats canadiens tués au combat. Le 24 juillet, le régiment québécois participe avec les autres régiments canadiens à l’opération Spring. Le vendredi 29 juillet, vers, une attaque surprise, dirigée par le major Vallières suivie d’une autre attaque dans la nuit de vendredi à samedi entraîne la capitulation des troupes allemandes stationnées à Étavaux. Le 9 août, la canadienne s’empare de la crête de Verrières. Un secteur de la commune de Fleury-sur-Orne a été rattaché à la commune de Caen par arrêté du 20 juillet 1962.

Cette partie non urbanisée connue sous le nom de la Grâce de Dieu est devenue un quartier de Caen.

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Population

5.303 habitants

Région

Normandie

Département

Calvados
(14)

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