Bléré
Histoire de Bléré
Bléré est une commune de Indre-et-Loire, en Centre-Val de Loire, qui compte 5 280 habitants.
La première mention écrite de Bléré nous est connue par Grégoire de Tours, évêque de Tours à la fin du VIe siècle, sous le nom Briotreide, composé d’origine gauloise désignant le village au pied du pont. Ce nom, latinisé, évoluera et donnera finalement Blere dès le XIIIe siècle. La présence d’un pont signifie que Bléré était sur une voie de passage de première importance. Il s’agissait en fait d’une voie reliant initialement Amboise à Loches — deux des capitales gauloises des Turones — puis par la suite Poitiers à Amboise et enfin grand chemin royal de Paris vers l’Espagne.
De nombreux témoignages archéologiques ont été retrouvés, notamment en ce qui concerne le néolithique. Un atelier de taille de silex a été découvert aux lieux-dits la Folie et Fontenay (à l’ouest de Bléré, en direction de Tours). Déjà village gaulois, la petite cité s’est développée dès cette époque. D’autres hameaux importants existaient sur les plateaux au sud de Bléré, et les vestiges d’un important village de l’âge de bronze à l’époque gallo-romaine ont été retrouvés sous le bois Gaulpied.
Un aqueduc canalisant les eaux des Grandes Fontaines fut construit afin de les conduire jusqu’à la ville de Tours. En 1860, l’abbé Bourassé découvre l’existence, à Athée-sur-Cher, d’une voie romaine qui traverse le Cher à Bléré. Une première église est bâtie à Bléré par saint Brice, un disciple de saint Martin, en 474. En 838, les Normands en route vers Tours qu’ils souhaitent assiéger brûlent et pillent Bléré ainsi qu’Amboise, avant d’être écrasés sur le site actuel du village de Saint-Martin-le-Beau (« le Beau » venant ici du latin « bellum » signifiant donc: Saint Martin le guerrier).
Patrimoine religieux
Elle se trouve dans le jardin public, près du monument aux morts, qui a remplacé l’ancien cimetière de Bléré. De ce cimetière subsiste cette chapelle funéraire exceptionnelle, classé monument historique dès 1875. Elle fut édifiée en 1526 par Jehan de Seigne à la mémoire de son père, Guillaume de Seigne, trésorier général de l’artillerie du roi, seigneur de la Lande.
Il s’agit d’un manoir qui était la maison seigneuriale de Bléré et le siège de la châtellenie. C’est Pierre Bérard, chevalier, maître d’hôtel du roi, seigneur châtelain de Bléré, La Croix, Civray et Chissay, qui fit construire le « Grand Logis » vers 1446, à la suite de l’acquisition de la terre de Bléré. Autrefois dénommé château de Bléré, il était initialement plus grand, avec dépendances, colombiers, jardins et portail monumental d’entrée.