Genlis
Histoire de Genlis
Genlis est une commune de Côte-d’Or, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 5 165 habitants. En 867, Genlis s’écrit Gediacensis finis, dont l’origine vient peut-être du nom d’un Gallo-romain appelé Aegidius ou Genelius, l’ancêtre du prénom Gilles car le D d’origine grecque devient souvent L en latin. La ville de Genlis n’a pas toujours été connue sous ce nom.
Différents cartulaires, ceux des abbayes de Saint-Bénigne (future cathédrale), de Tart, de Clairvaux, de Cîteaux, différentes chroniques dont celles de Bèze et de Saint-Bénigne ainsi que les archives départementales renseignent sur l’évolution de son nom à travers les âges. À l’époque carolingienne, la localité s’appelait Getliacus, Gediacensis finis en 867, Gilniacensis finis en 868, Janlint vers 1060, Genliacensis finis au XIe siècle, Genlé, Genleium en 1132, Genleio en 1180, Janlée en 1191, Jamleium en 1234, Genlliacum en 1235, Janli en 1236, Genllé en 1238, Janleium en 1248, Genlerum en 1249, Janlé en 1260, Janleyum en 1297, Genleyum en 1285, Janley en 1290, Jenlleium en 1297, Jamley en 1360, Jamleyum au XIVe siècle, Janly en 1498, Janlis en 1637, Jenlis en 1666, Janlys en 1679, Jeanlis en 1685, Jeanly en 1728, Genlis ou Janly en 1783.
La première mention écrite de Genlis date approximativement de 866. Une mention est faite de Finis Genliacensis (finage de Genlis) dans les chroniques de Saint-Bénigne à l’occasion d’une Malle ou Placite public, tenue à Lux. Il s’agissait d’une assemblée politique composée des principaux fonctionnaires – évêques, comtes, abbés – qui assistaient le roi de leurs conseils. Ces placites se tenaient en mai ou en octobre. La deuxième plus ancienne mention de Genlis se situe aux environs de 1060. Berno, de Genlis, donne à Saint-Pierre de Bèze une propriété qu’il possède au village de Coriant (aujourd’hui disparu), s’en réservant le revenu sa vie durant. C’est un propriétaire fermier (villicus Janlint Villae) comme le souligne l’acte en latin:. L’occupation du site de Genlis date des Romains. Une présence militaire à Genlis est attestée sous la forme d’un poste retranché qui serait le point de départ d’une voie romaine, dite Chemin des Romains, ou d’une chaussée Brunehaut. En 1973, une villa gallo-romaine à Genlis est découverte par prospection aérienne:. Le Chemin des Romains reliait Genlis à Arceau. Sur ce tronçon de voie, de nombreuses découvertes archéologiques ont été faites, notamment à Izier, Cessey-sur-Tille, Bressey-sur-Tille et Arc-sur-Tille. Arc-sur-Tille se trouvait alors au point d’intersection du Chemin des Romains venant de Genlis, avec la voie romaine Besançon-Alise-Sainte-Reine, en direction d’Alise. Une statuette en bronze du haut-empire et deux statuettes de Mercure ont été retrouvées lors de fouilles. Bressey-sur-Tille se situait sur la voie se dirigeant sur Arcelot au nord et Genlis au sud. Le « Chemin des Romains » rejoignait le village d’Arceau, à proximité duquel passait la voie romaine de Dijon à Mirebeau. Les fouilles archéologiques des lieux-dits « le Johannot » et « la Voie romaine » entre Genlis et Izier ont révélé des vestiges datant de la Tène Finale.
Patrimoine religieux
Il ne reste que très peu de documents sur cette première église de Genlis. Fils de la Révolution française, le conseil municipal de Genlis décida par décret du 25 août 1792 de brûler les archives féodales au pied de l’arbre de la liberté. C’est donc grâce à des factures et des devis qu’Yves Pirat a reconstitué minutieusement la genèse de cette église.
Nous savons qu’elle était, comme la présente église, du vocable de Saint-Martin. Sans connaître les mesures précises de l’église, nous savons que la largeur de la voûte de la nef correspondait à la largeur de l’église. Il n’existait donc pas de collatéraux, où ils étaient symboliquement marqués par les bancs et les chaises.
Le style de l’église n’est même pas connu. Des informations contradictoires ne permettent pas d’établir si elle était de style roman ou gothique. Son siècle probable de construction, probablement au, ne nous permet pas non plus de trancher.
L’église était probablement en pierres et en briques, mais rien ne nous renseigne sur l’agencement de ces deux matériaux.