Decize
Histoire de Decize
Decize est une commune de Nièvre, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 5 152 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Decetia dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César; Degena, Deccidœ; Disesia (1130); Disisia (1145); Monasterium Sancti Petri de Disesia (1151); Burgum Sancti Petri de Disisia (1188); Dysesia (1231); Archipresbyteratus de Dissesia (1285); Dysise (1364); Disise (1407); Disese (1461); Desize (1539); Decize le-Rocher (1793); Rocher-la-Montagne serait un autre nom révolutionnaire.
Peut-être du gaulois derco- « œil » qui procède lui-même d’une racine indo-européenne *derk- « regarder ».
Ce mot celtique se perpétue dans le vieil irlandais derc « oeil » et le vieux breton derch « regard, aspect, apparence ». Cependant, il n’y a aucune trace d’un -r- dans les formes anciennes pour justifier de cette étymologie, c’est pourquoi Albert Dauzat préfère suggérer le nom de personne gaulois *Decetos, latinisé en *Decetius au féminin, d’après la forme antique et qui correspond au nom de personne breton attesté Decceda.
Placé au carrefour de voies fluviales et terrestres, le site de Decize favorise l’implantation humaine. Les premières traces d’activité remontent au Néolithique, comme en témoignent les silex retrouvés. À l’époque celtique, Decize est un oppidum des Éduens, connu sous le nom de Decetia.
La première mention de Decetia nous est donnée par Jules César, dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Selon ses commentaires (Livre VII, chapitre XXXIII), César y aurait réuni le sénat de la cité pour résoudre le conflit opposant Convictolitavis et Cotos, deux chefs éduens, pour la magistrature suprême (vergobret). César choisit Convictovitalis comme magistrat suprême des Éduens, pensant ainsi en faire des alliés.
La ville est une des stations de la table de Peutinger. Le Moyen Âge est l’époque qui a laissé le plus de traces de Decize.
Patrimoine religieux
Selon la légende, le corps de saint Aré aurait été déposé au dans un oratoire au bord du fleuve. L’église aurait ensuite été érigée à cet endroit. L’église paroissiale dotée d’une crypte a été érigée par la suite sur celui-ci.
Saint Aré était évêque de Nevers au, on sait qu’il participa aux conciles d’Orléans (549) et de Paris (552).
À sa mort son corps fut déposé selon ses souhaits dans une barque sur Loire. La barque aurait miraculeusement remonté le courant au lieu de le descendre et se serait arrêtée à Decize, où l’évêque devenu saint fut inhumé.