Laillé

Histoire de Laillé

Laillé est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 5 131 habitants. Au cours des siècles, Lalliacum est devenue Laliacensis en 850, L’Alleium au et Lalleyum en 1516. Laillé vient de Lallius, d’un nom de famille (datant de l’époque gallo-romaine) plus le suffixe -acum prononcé [lɑjə]. La forme bretonne proposée par l’Office public de la langue bretonne est.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 4,1 % des toponymes de la commune sont bretons.

Les traces les plus anciennes de la présence humaine sur le territoire de Laillé remontent à 4000 avant Jésus-Christ. Le menhir de la Roche-qui-Chôme a été érigé par les premiers agriculteurs, cultivant le blé, élevant le bœuf et le mouton et fabriquant des poteries en argile. La voie romaine de Condate (Rennes) à Condivincum (Nantes) est un cardo (axe nord-sud) le long duquel se trouvaient des fundi gallo-romains (ancêtres de nos villages), dont quelques-uns composent aujourd’hui la commune de Laillé. Une reconstitution des domaines à l’époque gallo-romaine, effectuée grâce aux premières photos aériennes de Laillé prises par l’IGN le, donne une esquisse de cadastre avec le domaine de Martigné en partie nord de la commune qui offrait un quadrillage et le tracé nord-sud de deux voies antiques. Nombre de ces parcelles possèdent des dimensions sous-multiples d’une centurie romaine (surface d’environ de côté).

De nos jours ce quadrillage disparaît progressivement au fur et à mesure de la construction des lotissements. Au, les textes ne parlent pas encore d’une paroisse de Laillé mais d’une viguerie ou centaine, subdivision du pagus de Rennes dans laquelle le comte convoque au cours de ses tournées les hommes libres pour rendre la justice et où il est représenté par un vicaire. Au Laillé fait partie du Désert, soit tout le territoire de l’évêché au sud de Rennes, la ville épiscopale et les premiers défrichements importants sont l’œuvre des moines et l’essor agricole est matérialisé par les noms de lieux en -ière (douze noms sur la commune) et en -ais (quatorze noms). Au, au cours de la guerre de Cent Ans, Laillé, trop exposée sur la voie, se vide et disparaît (la dernière mention d’une église est de 1330 et à l’emplacement du bourg s’étend un pâtis. La population s’est repliée dans la vallée du ruisseau du Désert avec un édifice religieux au champ du Haut-Morin. Les écrits de l’historien Amédée Guillotin de Corson, concernant une querelle entre la ville Thébaud et le seigneur de Laillé, Jacques Busnel, témoignent de l’existence d’un hôtel dans le bourg de Laillé en 1580.

Laillé aurait donc été démoli puis reconstruit, puisque la plus ancienne maison du bourg date de 1830. La plupart des maisons du bourg ont été construites avec des pierres provenant des carrières de Laillé, de schiste bleu et rouge. En 1635 la petite chapelle du Pâtis prend rang d’église paroissiale. En 1636, le seigneur de Laillé, Jacques Busnel, se voit accorder par Louis XIII le droit de tenir deux foires: « l’une le premier lundi après les fériés de Pâques, l’autre le jour de la feste saint Michel »: la foire de la Saint-Jean et la foire Saint-Michel. Un éboulement dans la carrière du Boël, qui appartenait à M. de la Bourdonnaye, maire de Laillé, fit 8 morts en.

Jusqu’en 1930, le champ de foire de Laillé accueille des courses de cyclisme au cours de la foire. Les quatre angles du champ de foire étaient remontés en buttes pour construire des parcours de vélos, notamment des courses en circuit fermé. En 1942, un film montrant notamment le pont de Laillé sur la Vilaine servit de photo de propagande pour les nazis; il fut présenté comme étant une preuve de la prise de Moscou par l’armée allemande. En 1943 une centaine de bombes est larguée sur Laillé, environ un mois avant les bombardements de Bruz. Un camp militaire allemand, construit en bois, ainsi qu’une mitrailleuse sont installés près de la ferme du Bout du Chemin. Une DCA est postée en face, en hauteur de manière à surveiller Rennes.

Andrée Récipon, qui avait été infirmière pendant la Première Guerre mondiale, puis avait hérité d’un château à Laillé, organisa un service d’aide aux réfugiés, et fit de sa propriété un îlot de Résistance, y cachant des prisonniers de guerre évadés, des réfractaires du STO et des personnes traquées par la Gestapo. Dans les années 1950 la foire Saint-Michel, prend de l’importance et accueille de nombreuses personnes. On peut y retrouver des expositions de bestiaux, de matériels agricoles, des marchands de vin, etc., mais aussi des divertissements, notamment un bal. La foire de la Saint-Jean disparaît dans les années 1960.

Patrimoine religieux

Il n’y a pas de monument historique à Laillé. On trouve cependant plusieurs édifices présentant un intérêt patrimonial.

Informations Clés

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Population

5.131 habitants

Région

Bretagne

Département

Ille-et-Vilaine
(35)

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