Beaurepaire
Histoire de Beaurepaire
Beaurepaire est une commune de Isère, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 5 004 habitants. Beaurepaire (français), Byo Rœpeyrœ (arpetan). Selon André Planck, spécialiste en toponymie des villes du département de l’Isère, le nom de Beaurepaire dériverait du latin « Belli Riparii » signifiant belles rives qui pourrait désigner une élévation surplombant une vallée.
Il existe de nombreux Beaurepaire dans la zone de langue française, tous formés sur l’adjectif beau et le mot repaire, avec le sens en ancien français de « séjour, demeure, logis ». C’est aussi le sens de l’arpetan Byo Rœpeyrœ.
Durant le Néolithique moyen, des agriculteurs ayant migré du sud de l’actuel territoire français métropolitain actuel remontent vers le nord et colonisent la région. Des individus appartenant à la civilisation chasséenne qu’ils diffusent rapidement, de la Méditerranée jusqu’au nord de la Bourgogne. Trois sites d’habitat préhistoriques datant de cette période situés à proximité de Beaurepaire ont été révélés: sur le site la Croix Trouva à Bressieux, sur le territoire des communes voisines Lapeyrouse-Mornay et de Moras-en-Valloire.
À Primarette, soit quatre kilomètres au nord de la commune un nucléus à lamelles de silex a été découvert. Des Celtes parviennent sur le territoire de ce qui sera le bas-Dauphiné. Une de ces tribus, les Allobroges (terme signifiant: les gens venus d’ailleurs) arrivent autour du Le territoire contrôlé par cette peuplade dont la capitale sera Vienne, s’étendra de Genève au mont Pilat, en passant par Cularo (future ville de Grenoble).
Des fouilles archéologiques menées depuis 2017 dans la plaine de Champlard par l’Institut National de Recherche Archéologique d’Auvergne-Rhône-Alpes ont révélé la présence d’un habitat rural organisé autour de l’An Mil. Beaurepaire est une ville nouvelle fondée en juin 1309 par le Dauphin Jean II de Viennois, par détachement de terres de la châtellenie de Moras, à travers une charte de franchises octroyée aux habitants.
Patrimoine religieux
Imposante bâtisse, probablement la plus ancienne de Beaurepaire, construite au XIVe siècle sous le règne de Jean II le Bon, est l’un des monuments les plus emblématiques de Beaurepaire. Elle doit son nom à l’un de ses propriétaires attestés en 1595. Sa façade ouest conserve encore les vestiges d’une fenêtre géminée de style roman.
Propriété de la commune depuis plus de vingt ans, dans un état critique et menacée d’effondrement, elle est restaurée durant des travaux de consolidation entre 2020 et 2023, dans le cadre de la Mission Patrimoine. Aujourd’hui, la tour abrite un espace d’exposition dédié à son histoire et à celle de Beaurepaire, incluant la locomobile de Louis-Michel Villaz, premier générateur électrique ayant permis à la ville de devenir la première commune française éclairée publiquement à l’électricité en 1886.